Les jours se suivent et se ressemblent sur certains points. Levers difficiles, les repas nocturnes de mon garçon à minuit, 3 et 5 heures du matin me laissent sur le carreau au bout de 15 jours. Je ne fais pas assez de siestes dans la journée, résultat j'ai constamment l'impression d'être ivre : des vertiges, des fourmis dans la langue et un vocabulaire aléatoire "mange ta serviette/salade", "Mets ta fourchette/serviette".
Autant vous dire que dans ces conditions, j'aimerais écrire mais je choisis de m'abstenir. Je n'ai pas envie de me relire dans quelque temps et de constater, navrée, que je commets une répétition par phrase.
Non, je n'ai pas les yeux en face des trous.
J'ai commencé "Je, François Villon" hier. Jean Teulé écrit très bien, mais je relis une quantité incroyable de phrases, me faisant parfois des noeuds au cerveau pour remettre les mots dans l'ordre et en comprendre le sens.
Enfin bon, il fait beau, j'ai enfin réussi à liquider une des deux piles de papiers qui se sont constituée sur notre bar, ça dégage un peu les idées. Je ferai sûrement la seconde demain. Avec un peu de courage.
J'ai des envies de cure de sommeil.
Ce qui me fait le plus bizarre, c'est que j'en arrive à ne plus avoir envie de voir mes amis tellement je préfèrerais dormir.
ça m'effraie.
août 01, 2007
juillet 30, 2007
un bon lundi matin
est par exemple ensoleillé, et vous vous retrouvez par hasard sur youtube à regarder un clip de Bowie qui donne des ailes, la pèche et envie de déplacer des montagnes.
Sans parler du charme fou de cet homme...
ça le fait. comme je disais quand j'étais jeuuuune.
Bon d'accord, ça m'échappe encore de temps en temps. Je dois donc être encore un peu jeune ;o)
HEROES - David Bowie
Sans parler du charme fou de cet homme...
ça le fait. comme je disais quand j'étais jeuuuune.
Bon d'accord, ça m'échappe encore de temps en temps. Je dois donc être encore un peu jeune ;o)
HEROES - David Bowie
juillet 24, 2007
Peau d'âne
Film de Jacques Demy - 1970
Un monument de kitshitude, j'adore !
Ne manquez surtout pas le moment des galipettes.
mais les princesses séduisent toujours autant, en tous cas ma fille...
"C'est trop classe", "elle est trop belle" etc.
Un monument de kitshitude, j'adore !
Ne manquez surtout pas le moment des galipettes.
mais les princesses séduisent toujours autant, en tous cas ma fille...
"C'est trop classe", "elle est trop belle" etc.
juillet 22, 2007
Des nouvelles et des livres !
Oui oui oui, nous voici tous de retour à la maison, nous retrouvons un certain équilibre. Les vacances ensemble, enfin !
Petit d'homme pionce, dort, ronque, se repose, reprend des forces, et sinon, il mange, boit, se sustante, se repait, se goinfre comme un ogre.
Et entre ces deux activités majeures, une autre primordiale : les câlins !
La famille, les amis, se réunissent tous autour de nous pour faire sa connaissance, et le trouvent bien mignon.
Demain j'irai le peser, il y a une semaine il faisait 2,100 kg, donc il faut rester vigilent. Un peu.
Mais je suis heureuse d'avoir entendu que nous étions des parents cool. Je trouve ça important.
Demain c'est le premier vrai jour de vacances, nous n'avons pas vraiment établis de planning pour nos 15 jours en régions parisienne, les idées commencent à affleurer, comme le jardin du château de Versailles ou certains endroits de Paris que nous aimons.
Si vous avez des idées, on prend !
Et vous ? Vous allez où cet été ?
sinon en vrac, dans les derniers livres que j'ai lu :
> Juste avant de partir en catastrophe à l'hopital, un livre génial, j'ai adoré :
. L'appel de la forêt - Jack London
Mon premier London. Dieu qu'il écrit bien ! j'imagine que la plupart d'entre vous connaît ce classique, sinon, foncez pour lire cette histoire d'un chien de bourgeois enlevé pour être vendu comme chien de traineau, qui découvre le coeur de ses instincts. Une plume d'une richesse et d'une élégance à tomber, un récit plein d'aventure, ça se dévore.
> Ensuite à l'hopital, mon entourage m'a prêté des livres. Désolée de les "descendre", je me dis parfois que je suis trop exigente, mais bon, soyons honnète, c'est divertissant, surtout quand on vient d'accoucher, mais point trop n'en faut :
. La femme du Ve - Douglas Kennedy
Comment ? Ah... j'avais dit que je ne lirais plus de D. Kennedy ? C'était pas idiot comme idée. Je suis très déçue par l'histoire. La fameuse femme apparaît tard, l'intrigue tarde à se mettre en place. On dirait qu'il a eu plusieurs idées et les a réunies tant bien que mal dans un roman.
Que dire du dénouement... décevant, moyen, faible.
Bref, je n'ai pas aimé.
Si encore c'était bien écrit...
. 7 jours pour une éternité - Marc Levy
Comment ? Ah... j'avais dit que je ne lirais plus de M. Levy ? Ce n'était pas idiot comme idée.
Bon, le diable et dieu envoient chacun leur meilleur agent pour faire régner le mal ou le bien au cours d'un affrontement. Les deux se rencontrent.
C'est divertissant, un peu.
. la tante julia et le scribouillard - Mario Vargas llosa
Et ça c'est l'exception ! L'histoire d'amour de la tante Julia et du scribouillard , qui travaille dans une radio où son diffusés des romans feuilletons très appréciés au Pérou. C'est drôle, original, et superbement bien écrit.
Là je viens de commencer "Doggy bag" de Djian, auquel je reviens après n'avoir rien lu de lui depuis 15 ans. On verra, je vous tiens au courant.
Petit d'homme pionce, dort, ronque, se repose, reprend des forces, et sinon, il mange, boit, se sustante, se repait, se goinfre comme un ogre.
Et entre ces deux activités majeures, une autre primordiale : les câlins !
La famille, les amis, se réunissent tous autour de nous pour faire sa connaissance, et le trouvent bien mignon.
Demain j'irai le peser, il y a une semaine il faisait 2,100 kg, donc il faut rester vigilent. Un peu.
Mais je suis heureuse d'avoir entendu que nous étions des parents cool. Je trouve ça important.
Demain c'est le premier vrai jour de vacances, nous n'avons pas vraiment établis de planning pour nos 15 jours en régions parisienne, les idées commencent à affleurer, comme le jardin du château de Versailles ou certains endroits de Paris que nous aimons.
Si vous avez des idées, on prend !
Et vous ? Vous allez où cet été ?
sinon en vrac, dans les derniers livres que j'ai lu :
> Juste avant de partir en catastrophe à l'hopital, un livre génial, j'ai adoré :
. L'appel de la forêt - Jack London
Mon premier London. Dieu qu'il écrit bien ! j'imagine que la plupart d'entre vous connaît ce classique, sinon, foncez pour lire cette histoire d'un chien de bourgeois enlevé pour être vendu comme chien de traineau, qui découvre le coeur de ses instincts. Une plume d'une richesse et d'une élégance à tomber, un récit plein d'aventure, ça se dévore.
> Ensuite à l'hopital, mon entourage m'a prêté des livres. Désolée de les "descendre", je me dis parfois que je suis trop exigente, mais bon, soyons honnète, c'est divertissant, surtout quand on vient d'accoucher, mais point trop n'en faut :
. La femme du Ve - Douglas Kennedy
Comment ? Ah... j'avais dit que je ne lirais plus de D. Kennedy ? C'était pas idiot comme idée. Je suis très déçue par l'histoire. La fameuse femme apparaît tard, l'intrigue tarde à se mettre en place. On dirait qu'il a eu plusieurs idées et les a réunies tant bien que mal dans un roman.
Que dire du dénouement... décevant, moyen, faible.
Bref, je n'ai pas aimé.
Si encore c'était bien écrit...
. 7 jours pour une éternité - Marc Levy
Comment ? Ah... j'avais dit que je ne lirais plus de M. Levy ? Ce n'était pas idiot comme idée.
Bon, le diable et dieu envoient chacun leur meilleur agent pour faire régner le mal ou le bien au cours d'un affrontement. Les deux se rencontrent.
C'est divertissant, un peu.
. la tante julia et le scribouillard - Mario Vargas llosa
Et ça c'est l'exception ! L'histoire d'amour de la tante Julia et du scribouillard , qui travaille dans une radio où son diffusés des romans feuilletons très appréciés au Pérou. C'est drôle, original, et superbement bien écrit.
Là je viens de commencer "Doggy bag" de Djian, auquel je reviens après n'avoir rien lu de lui depuis 15 ans. On verra, je vous tiens au courant.
juillet 19, 2007
Enfin dehors
Notre fils est exceptionnel. En toute objectivité.
Il est donc sorti de néonat mardi, nous sommes enfin réunis tous les quatre à la maison, et nous faisons portes ouvertes pour accueillir tous nos proches qui n'ont pas pu faire sa connaissance plus tôt.
Mille mercis pour vos messages de soutien. Nous avons découvert le monde des parents de préma, et j'ai juste l'impression que la moitié des bébés sont passés par la néonat !
Un monde à part, la néonat, où l'on relativise un grand coup quand on apprend que d'autres enfants du service sont là pour maladie.
J'envoie un grand message de soutien à tous les parents qui traversent ce genre d'épreuve, je suis de tout coeur avec vous.
Il est donc sorti de néonat mardi, nous sommes enfin réunis tous les quatre à la maison, et nous faisons portes ouvertes pour accueillir tous nos proches qui n'ont pas pu faire sa connaissance plus tôt.
Mille mercis pour vos messages de soutien. Nous avons découvert le monde des parents de préma, et j'ai juste l'impression que la moitié des bébés sont passés par la néonat !
Un monde à part, la néonat, où l'on relativise un grand coup quand on apprend que d'autres enfants du service sont là pour maladie.
J'envoie un grand message de soutien à tous les parents qui traversent ce genre d'épreuve, je suis de tout coeur avec vous.
juillet 09, 2007
Naissance
Notre garçon est né fin juin, soit un peu plus d'un mois et demi avant le terme.
Il est en pleine forme, et nous attendons qu'il soit suffisamment autonome pour pouvoir rentrer à la maison.
Cela devrait prendre deux à trois semaines.
Dix jours de turbulences, de grands bonheurs mais aussi d'angoisse.
Malgré le risque, je ne m'attendais tout de même pas à ce que ce soit si tôt.
J'ai tout fait pour le garder le plus longtemps possible au chaud, mais la nature et le corps font bien ce qu'ils veulent.
Nous devons continuer à être patients.
Je vois les points positifs ; je vais pouvoir peindre sa chambre, aller au ciné avec D'artagnan et me reposer.
C'est un peu dur côté moral, mais le repos devrait y faire, n'est-ce pas ?
Il est en pleine forme, et nous attendons qu'il soit suffisamment autonome pour pouvoir rentrer à la maison.
Cela devrait prendre deux à trois semaines.
Dix jours de turbulences, de grands bonheurs mais aussi d'angoisse.
Malgré le risque, je ne m'attendais tout de même pas à ce que ce soit si tôt.
J'ai tout fait pour le garder le plus longtemps possible au chaud, mais la nature et le corps font bien ce qu'ils veulent.
Nous devons continuer à être patients.
Je vois les points positifs ; je vais pouvoir peindre sa chambre, aller au ciné avec D'artagnan et me reposer.
C'est un peu dur côté moral, mais le repos devrait y faire, n'est-ce pas ?
juin 27, 2007
Entre les murs
Entre les murs - François Begaudeau (2007)
Une petite incursion dans un collège du 19e arrondissement, par le biais d'un professeur de français, prof principal d'une classe de troisième.
Le livre couvre l'année scolaire, mais sans autres repères chronologiques que les descriptions météo des jours de rentrée.
Quelques échanges en salle des profs, quelques échanges en classe avec les élèves. On passe d'un cours à l'autre, d'un élève à l'autre de morceaux choisis en épisodes quotidiens.
L'écriture souvent imagée rend parfaitement le ton et l'atmosphère des classes.
Et un auteur ironique à souhait, le tout sur un rythme léger. ça se lit tout seul, ça rappelle le collège (en tout cas, ça m'a rappelé le mien ;o)
A lire en cette veille de vacances pour se rappeler que certains d'entre nous ne les ont pas quittés, ces murs.
Une petite incursion dans un collège du 19e arrondissement, par le biais d'un professeur de français, prof principal d'une classe de troisième.
Le livre couvre l'année scolaire, mais sans autres repères chronologiques que les descriptions météo des jours de rentrée.
Quelques échanges en salle des profs, quelques échanges en classe avec les élèves. On passe d'un cours à l'autre, d'un élève à l'autre de morceaux choisis en épisodes quotidiens.
L'écriture souvent imagée rend parfaitement le ton et l'atmosphère des classes.
Et un auteur ironique à souhait, le tout sur un rythme léger. ça se lit tout seul, ça rappelle le collège (en tout cas, ça m'a rappelé le mien ;o)
A lire en cette veille de vacances pour se rappeler que certains d'entre nous ne les ont pas quittés, ces murs.
juin 21, 2007
Extrait : La fin de Satan
Le soleil était là qui mourait dans l'abîme
(Et nox facta est, VIII)
Le soleil était là qui mourait dans l'abîme.
L'astre, au fond du brouillard, sans air qui le ranime,
Se refroidissait, morne et lentement détruit.
On voyait sa rondeur sinistre dans la nuit ;
Et l'on voyait décroître, en ce silence sombre,
Ses ulcères de feu sous une lèpre d'ombre.
Charbon d'un monde éteint ! flambeau soufflé par Dieu !
Ses crevasses montraient encore un peu de feu.
Comme si par les trous du crâne on eût vu l'âme.
Au centre palpitait et rampait une flamme
Qui par instants léchait les bords extérieurs,
Et de chaque cratère il sortait des lueurs
Qui frissonnaient ainsi que de flamboyants glaives,
Et s'évanouissaient sans bruit comme des rêves.
L'astre était presque noir. L'archange était si las
Qu'il n'avait plus de voix et plus de souffle, hélas !
Et l'astre agonisait sous ses regards farouches.
Il mourait, il luttait. Avec ses sombres bouches
Dans l'obscurité froide il lançait par moments
Des flots ardents, des blocs rougis, des monts fumants,
Des rocs tout écumants de sa clarté première ;
Comme si ce géant de vie et de lumière,
Englouti par la brume où tout s'évanouit,
N'eût pas voulu mourir sans insulter la nuit
Et sans cracher sa lave à la face de l'ombre.
Autour de lui le temps et l'espace et le nombre
Et la forme et le bruit expiraient, en créant
L'unité formidable et noire du néant.
Le spectre Rien levait sa tête hors du gouffre.
Soudain, du coeur de l'astre, un âpre jet de soufre,
Pareil à la clameur du mourant éperdu,
Sortit, brusque, éclatant, splendide, inattendu,
Et, découpant au loin mille formes funèbres,
Énorme, illumina, jusqu'au fond des ténèbres,
Les porches monstrueux de l'infini profond.
Les angles que la nuit et l'immensité font
Apparurent. Satan, égaré, sans haleine,
La prunelle éblouie et de cet éclat pleine,
Battit de l'aile, ouvrit les mains, puis tressaillit
Et cria : - Désespoir ! le voilà qui pâlit ! -
Et l'archange comprit, pareil au mât qui sombre,
Qu'il était le noyé du déluge de l'ombre ;
Il reploya son aile aux ongles de granit
Et se tordit les bras. - Et l'astre s'éteignit.
Victor HUGO (1802-1885)
(Et nox facta est, VIII)
Le soleil était là qui mourait dans l'abîme.
L'astre, au fond du brouillard, sans air qui le ranime,
Se refroidissait, morne et lentement détruit.
On voyait sa rondeur sinistre dans la nuit ;
Et l'on voyait décroître, en ce silence sombre,
Ses ulcères de feu sous une lèpre d'ombre.
Charbon d'un monde éteint ! flambeau soufflé par Dieu !
Ses crevasses montraient encore un peu de feu.
Comme si par les trous du crâne on eût vu l'âme.
Au centre palpitait et rampait une flamme
Qui par instants léchait les bords extérieurs,
Et de chaque cratère il sortait des lueurs
Qui frissonnaient ainsi que de flamboyants glaives,
Et s'évanouissaient sans bruit comme des rêves.
L'astre était presque noir. L'archange était si las
Qu'il n'avait plus de voix et plus de souffle, hélas !
Et l'astre agonisait sous ses regards farouches.
Il mourait, il luttait. Avec ses sombres bouches
Dans l'obscurité froide il lançait par moments
Des flots ardents, des blocs rougis, des monts fumants,
Des rocs tout écumants de sa clarté première ;
Comme si ce géant de vie et de lumière,
Englouti par la brume où tout s'évanouit,
N'eût pas voulu mourir sans insulter la nuit
Et sans cracher sa lave à la face de l'ombre.
Autour de lui le temps et l'espace et le nombre
Et la forme et le bruit expiraient, en créant
L'unité formidable et noire du néant.
Le spectre Rien levait sa tête hors du gouffre.
Soudain, du coeur de l'astre, un âpre jet de soufre,
Pareil à la clameur du mourant éperdu,
Sortit, brusque, éclatant, splendide, inattendu,
Et, découpant au loin mille formes funèbres,
Énorme, illumina, jusqu'au fond des ténèbres,
Les porches monstrueux de l'infini profond.
Les angles que la nuit et l'immensité font
Apparurent. Satan, égaré, sans haleine,
La prunelle éblouie et de cet éclat pleine,
Battit de l'aile, ouvrit les mains, puis tressaillit
Et cria : - Désespoir ! le voilà qui pâlit ! -
Et l'archange comprit, pareil au mât qui sombre,
Qu'il était le noyé du déluge de l'ombre ;
Il reploya son aile aux ongles de granit
Et se tordit les bras. - Et l'astre s'éteignit.
Victor HUGO (1802-1885)
juin 19, 2007
Couchée !
Que le titre ne vous trompe pas, ceci n'a rien à voir avec mon message précédant.
Quoique.
J-60, hier, visite du 7e mois. La gentille docteure aux lunettes rouges me dit dans un sourire "Je crois que vous n'allez plus trop pouvoir sortir..."
Et la patiente lonesome neurone que je suis, après un petit temps :
"Vous voulez dire... sortir ? Dehors ?"
"Oui, sortir et prendre la voiture etc." poursuit le sourire.
Dire que je ne m'y attendais pas serait mentir. 35 contractions samedi, dont cinq au réveil sans même avoir eu le temps de poser un pied par terre, il aurait fallu que je sois un peu naïve de croire qu'elle allait me laisser continuer à courir les champs telle un garenne...
Donc bref, après un petit trou d'air, une décompression en quelque sorte, pendant laquelle j'embrasse d'un seul coup tout ce que je ne pourrai probablement pas faire avant l'arrivée du bébé, j'envisage tout ce que cette situation signifie de repos, de débranchage et d'irresponsabilité dont il faut parfois savoir profiter.
La seule chose c'est que je ne peux pas débrancher ma fille de 4 ans, qui elle a une forme d'enfer et commence à trouver le temps de "Maman a mal au ventre, elle ne peut pas faire grand chose" beaucoup trop long.
Je souhaite continuer à aller la chercher à l'école. Il reste deux semaines.
Bonne-Maman arrive la semaine prochaine. C'est bien. Elle va me permettre de souffler, à mon homme aussi. J'appréhende un peu quand même. Je n'imagine pas comment vont se passer les journées, moi allongée. On verra bien.
En revanche, j'ai une petite faveur à lui demander... Si elle ne nous demandait pas à chaque conversation téléphonique quel est le sexe du bébé, ce serait idéal.
On a probablement été trop honnètes en disant que nous le connaissions, et beaucoup de gens ne comprennent pas que nous ne souhaitons pas le dire. Ce n'est pas que nous jouons aux cachotiers, mais pour le moment nous ne sommes tout simplement pas prêts à le dire. Je suis peut-être une angoissée de la vie, mais je n'arrive pas à en parler comme si tout allait bien, presque comme s'il était déjà là.
Et puis souvent, une fois que vous avez donné le sexe, les gens poursuivent sur la lancée en demandant le prénom.
J'ai des amis qui ont ainsi changé leur fusil d'épaule, en réactions aux commentaires des uns et des autres sur le prénom envisagé pour l'enfant.
A mon sens, s'ils l'ont fait c'est qu'ils n'étaient peut-être pas si sûrs de ce prénom. Mais quoiqu'il en soit, et vu les réflexions que se permettent les gens (de la famille ou autre) quand l'enfant est né, je n'ose même pas imaginer ce qu'ils se seraient permis de dire avant la naissance !
Bref, me voici donc consignée dans mon lit.
Concrètement, je dois tenir jusqu'à la mi-juillet. Et il commence à faire quand même chaud, je crains que mon ordi fasse une combustion spontané. Ce serait moyen.
Mais, dans mon isolement, j'ai de la chance, figurez-vous ! France 3 rediffuse des épisodes de Magnum ! N'est-ce pas un signe ?
Extrait :
Higgins : "Magnum, qu'est-ce que vous avez fait ? Il y a un avion dans la piscine d'eau de mer de Monsieur Robin Masters."
Ah... le voir courir en short court sur la plage de Robin Masters... Cela ne m'aurait pas été donné si je n'avais pas été arrêtée. Ben oui, puisque mon congé pathologique ne commence que samedi. Moi qui souhaitait pas plus tard que la semaine dernière revoir des épisodes... Quel bol quand même !
Quoique.
J-60, hier, visite du 7e mois. La gentille docteure aux lunettes rouges me dit dans un sourire "Je crois que vous n'allez plus trop pouvoir sortir..."
Et la patiente lonesome neurone que je suis, après un petit temps :
"Vous voulez dire... sortir ? Dehors ?"
"Oui, sortir et prendre la voiture etc." poursuit le sourire.
Dire que je ne m'y attendais pas serait mentir. 35 contractions samedi, dont cinq au réveil sans même avoir eu le temps de poser un pied par terre, il aurait fallu que je sois un peu naïve de croire qu'elle allait me laisser continuer à courir les champs telle un garenne...
Donc bref, après un petit trou d'air, une décompression en quelque sorte, pendant laquelle j'embrasse d'un seul coup tout ce que je ne pourrai probablement pas faire avant l'arrivée du bébé, j'envisage tout ce que cette situation signifie de repos, de débranchage et d'irresponsabilité dont il faut parfois savoir profiter.
La seule chose c'est que je ne peux pas débrancher ma fille de 4 ans, qui elle a une forme d'enfer et commence à trouver le temps de "Maman a mal au ventre, elle ne peut pas faire grand chose" beaucoup trop long.
Je souhaite continuer à aller la chercher à l'école. Il reste deux semaines.
Bonne-Maman arrive la semaine prochaine. C'est bien. Elle va me permettre de souffler, à mon homme aussi. J'appréhende un peu quand même. Je n'imagine pas comment vont se passer les journées, moi allongée. On verra bien.
En revanche, j'ai une petite faveur à lui demander... Si elle ne nous demandait pas à chaque conversation téléphonique quel est le sexe du bébé, ce serait idéal.
On a probablement été trop honnètes en disant que nous le connaissions, et beaucoup de gens ne comprennent pas que nous ne souhaitons pas le dire. Ce n'est pas que nous jouons aux cachotiers, mais pour le moment nous ne sommes tout simplement pas prêts à le dire. Je suis peut-être une angoissée de la vie, mais je n'arrive pas à en parler comme si tout allait bien, presque comme s'il était déjà là.
Et puis souvent, une fois que vous avez donné le sexe, les gens poursuivent sur la lancée en demandant le prénom.
J'ai des amis qui ont ainsi changé leur fusil d'épaule, en réactions aux commentaires des uns et des autres sur le prénom envisagé pour l'enfant.
A mon sens, s'ils l'ont fait c'est qu'ils n'étaient peut-être pas si sûrs de ce prénom. Mais quoiqu'il en soit, et vu les réflexions que se permettent les gens (de la famille ou autre) quand l'enfant est né, je n'ose même pas imaginer ce qu'ils se seraient permis de dire avant la naissance !
Bref, me voici donc consignée dans mon lit.
Concrètement, je dois tenir jusqu'à la mi-juillet. Et il commence à faire quand même chaud, je crains que mon ordi fasse une combustion spontané. Ce serait moyen.
Mais, dans mon isolement, j'ai de la chance, figurez-vous ! France 3 rediffuse des épisodes de Magnum ! N'est-ce pas un signe ?
Extrait :
Higgins : "Magnum, qu'est-ce que vous avez fait ? Il y a un avion dans la piscine d'eau de mer de Monsieur Robin Masters."
Ah... le voir courir en short court sur la plage de Robin Masters... Cela ne m'aurait pas été donné si je n'avais pas été arrêtée. Ben oui, puisque mon congé pathologique ne commence que samedi. Moi qui souhaitait pas plus tard que la semaine dernière revoir des épisodes... Quel bol quand même !
juin 18, 2007
Les mots que j'aime - 2 sur... : MOUFTER
moufter ou moufeter
(verbe intransitif)
[familier] Protester.
Un bien joli petit mot qui sonne tout doux. Des assonances avec les mots "mouflet" et "mouflon" qui peuvent expliquer le côté un peu enfantin que je met derrière. On imagine un chien à grosses bajoues, couché la tête posée entre les pattes et qui lâche un "mouf" discret et désabusé. Moufter pour moi, c'est ça.
(verbe intransitif)
[familier] Protester.
Un bien joli petit mot qui sonne tout doux. Des assonances avec les mots "mouflet" et "mouflon" qui peuvent expliquer le côté un peu enfantin que je met derrière. On imagine un chien à grosses bajoues, couché la tête posée entre les pattes et qui lâche un "mouf" discret et désabusé. Moufter pour moi, c'est ça.
juin 15, 2007
Les mots que j'aime - 1 sur... : SOTTISE
SOTTISE
déf. : Défaut de bon sens, de jugement, d'esprit.• Action, parole sotte.• Injure.
Un mot qui résonne chez moi dans la bouche de ma grand-mère. Dont je trouve la désuétude charmante. La sottise me semble moins péjorative que la bétise. Ces deux mots ont pourtant des définitions très proches, mais il me semble qu'aujourdh'ui la bétise représente plus facilement l'acte de faire une bétise que la bétise humaine. Quoique. Ce n'est pas si simple, qu'en pensez-vous ?
On parle de la bétise d'un enfant pour un acte, mais de la bétise d'un adulte comme d'un état de bétise intellectuelle, non ?
D'après moi encore une fois, dire de quelqu'un qu'il est sot est moins négatif que de dire qu'il est bète.
Un sot c'est mignon. C'est l'idiot du village, le ravi de la crèche, le simplet.
D'ailleurs ça me fait penser à ce mot "sot-l'y-laisse". Vous connaissez, j'en suis sûre, cette petite partie charnue du poulet, délicieuse, que certains découpeurs du dimanche n'hésitent pas à manger en douce dans la cuisine, comme en récompense de leur effort... Un article trouvé dans Wikipédia soulève une confusion sur l'emplacement exact de ces morceaux : ici
Ce qu'on trouve sur wikipédia...
déf. : Défaut de bon sens, de jugement, d'esprit.• Action, parole sotte.• Injure.
Un mot qui résonne chez moi dans la bouche de ma grand-mère. Dont je trouve la désuétude charmante. La sottise me semble moins péjorative que la bétise. Ces deux mots ont pourtant des définitions très proches, mais il me semble qu'aujourdh'ui la bétise représente plus facilement l'acte de faire une bétise que la bétise humaine. Quoique. Ce n'est pas si simple, qu'en pensez-vous ?
On parle de la bétise d'un enfant pour un acte, mais de la bétise d'un adulte comme d'un état de bétise intellectuelle, non ?
D'après moi encore une fois, dire de quelqu'un qu'il est sot est moins négatif que de dire qu'il est bète.
Un sot c'est mignon. C'est l'idiot du village, le ravi de la crèche, le simplet.
D'ailleurs ça me fait penser à ce mot "sot-l'y-laisse". Vous connaissez, j'en suis sûre, cette petite partie charnue du poulet, délicieuse, que certains découpeurs du dimanche n'hésitent pas à manger en douce dans la cuisine, comme en récompense de leur effort... Un article trouvé dans Wikipédia soulève une confusion sur l'emplacement exact de ces morceaux : ici
Ce qu'on trouve sur wikipédia...
juin 06, 2007
Ce dont je reve...
Je rêve de
voyager :
découvrir l'Islande, l'Irlande, l'Ecosse, la Suède et le Danemark, l'Île de Pâques, les chutes d'iguazu, Ushuaïa, l'Australie, les États-Unis...





Je rêve de
terminer le livre que j'ai commencé
Je rêve de
trouver un job qui me corresponde mieux que le mien actuellement
Je rêve de
me libérer de ce besoin de reconnaissance qui pourrit tout
Je rêve de
me coucher le soir en étant fière de ce que j'ai accompli dans la journée
Je rêve de
concrétiser tout cela... ;-)
Et maintenant que j'ai fait une jolie liste, je n'ai plus qu'à...
voyager :
découvrir l'Islande, l'Irlande, l'Ecosse, la Suède et le Danemark, l'Île de Pâques, les chutes d'iguazu, Ushuaïa, l'Australie, les États-Unis...





Je rêve de
terminer le livre que j'ai commencé
Je rêve de
trouver un job qui me corresponde mieux que le mien actuellement
Je rêve de
me libérer de ce besoin de reconnaissance qui pourrit tout
Je rêve de
me coucher le soir en étant fière de ce que j'ai accompli dans la journée
Je rêve de
concrétiser tout cela... ;-)
Et maintenant que j'ai fait une jolie liste, je n'ai plus qu'à...
mai 29, 2007
La semaine dernière, Libération publiait l'article suivant, intitulé "Un petit vélo dans le ventre":
http://www.liberation.fr/vous/255273.FR.php
Je trouve que c'est un bon exposé du maelström de sentiments dans lequel on est prise pendant 9 mois.
Alors non, la grossesse n'est pas une maladie.
Mais moi j'ai mal a ventre depuis le quatrième mois. Et des contractions. Et pas vraiment le droit de bouger. Je ne suis pas malade, mais je ne suis pas non plus au top.
Oui il faut que les femmes arrêtent de dire que leur mari les "aide" bien. Surtout quand elles aussi elles bossent.
On a sûrement pas les mêmes critères d'exigence qu'eux, mais on vit une époque formidable où les hommes connaissent l'existence de l'éponge, voir des lingettes, et des divers produits de nettoyage. Profitons-en. Et quoiqu'on en dise, je suis persuadée que les femmes au foyer qui ont des orgasmes en lavant leur vaisselle se comptent sur les doigts (des mains, des pieds, éventuellement, mais pas plus ;-)
Depuis six mois, mon horizon c'est plutôt ça :

A la fois un bonheur immense, mais terriblement étouffant. Qui me comble, mais qui me vide de façon égale.
Qui me met en marge de ma vie sociale depuis six mois.
Oui je suis heureuse.
Mais je ne connais pas de situation moins manichéenne que la grossesse.
Voilà, c'est dit.
http://www.liberation.fr/vous/255273.FR.php
Je trouve que c'est un bon exposé du maelström de sentiments dans lequel on est prise pendant 9 mois.
Alors non, la grossesse n'est pas une maladie.
Mais moi j'ai mal a ventre depuis le quatrième mois. Et des contractions. Et pas vraiment le droit de bouger. Je ne suis pas malade, mais je ne suis pas non plus au top.
Oui il faut que les femmes arrêtent de dire que leur mari les "aide" bien. Surtout quand elles aussi elles bossent.
On a sûrement pas les mêmes critères d'exigence qu'eux, mais on vit une époque formidable où les hommes connaissent l'existence de l'éponge, voir des lingettes, et des divers produits de nettoyage. Profitons-en. Et quoiqu'on en dise, je suis persuadée que les femmes au foyer qui ont des orgasmes en lavant leur vaisselle se comptent sur les doigts (des mains, des pieds, éventuellement, mais pas plus ;-)
Depuis six mois, mon horizon c'est plutôt ça :

A la fois un bonheur immense, mais terriblement étouffant. Qui me comble, mais qui me vide de façon égale.
Qui me met en marge de ma vie sociale depuis six mois.
Oui je suis heureuse.
Mais je ne connais pas de situation moins manichéenne que la grossesse.
Voilà, c'est dit.
mai 27, 2007
Encore un 4 par 4 !
4 emplois que j'ai fait dans ma vie :
. baby sitter de trois garçons à prénoms composés (soit six prénoms à lancer sur la plage pour rabattre les troupes ;-)
. secrétaire d'UFR dans une université
. sondeuse
. chargée d'édition
4 films que je regarderais encore et encore :
. Quand Harry rencontre Sally
. Tout sur ma mère
. Out of Africa
. Rabbi Jacob
4 endroits ou j'ai vécu :
. Les Yvelines
. Paris 18e (Barbès)
. Paris 18e (Guy Moquet)
. Le Val d'Oise
4 émissions/séries télé que je regarde :
. La nouvelle star
. En aparté
. Envoyé spécial
. Desperate housewives
4 lieux où je suis déjà allée en vacances :
. Burkina faso
. Yougoslavie
. Maroc
. Hongrie
A chaque fois que je vais sur le net :
. Je consulte ma messagerie perso
. Je consulte ma messagerie pro
. Je vais sur mes blogs préférés
. Je vais faire un tour sur le site du Monde
4 mets que je ne mangerais pour rien au monde :
. de la cervelle (et encore, ça se monnaie, je suis cupide !)
. des rognons (là moins déjà)
. des pousse pieds (vous avez déjà goûté ? ça ressemble à ça, et oui, ça se mange. C'est une des grandes expériences culinaires de ces dernières années, et ça m'a demandé de prendre sur moi de façon incroyable pour y goûter)

. du chien ?
4 plats favoris :
. les pieds de porc
. les lasagnes
. la tourte brocolis munster cumin
. la charcuterie
4 endroits ou j'aimerais être en ce moment :
. sur le voilier de 12 m sur lequel navigue mon homme ce we... (là c'est dur !)
. en haut d'une montagne très haute
. sur une plage en Bretagne
. dans mon lit (yapluka !)
4 personnes qui me feraient une agréable surprise en me répondant :
Non là, je crois que chacun fait comme il veut, non ?...
. baby sitter de trois garçons à prénoms composés (soit six prénoms à lancer sur la plage pour rabattre les troupes ;-)
. secrétaire d'UFR dans une université
. sondeuse
. chargée d'édition
4 films que je regarderais encore et encore :
. Quand Harry rencontre Sally
. Tout sur ma mère
. Out of Africa
. Rabbi Jacob
4 endroits ou j'ai vécu :
. Les Yvelines
. Paris 18e (Barbès)
. Paris 18e (Guy Moquet)
. Le Val d'Oise
4 émissions/séries télé que je regarde :
. La nouvelle star
. En aparté
. Envoyé spécial
. Desperate housewives
4 lieux où je suis déjà allée en vacances :
. Burkina faso
. Yougoslavie
. Maroc
. Hongrie
A chaque fois que je vais sur le net :
. Je consulte ma messagerie perso
. Je consulte ma messagerie pro
. Je vais sur mes blogs préférés
. Je vais faire un tour sur le site du Monde
4 mets que je ne mangerais pour rien au monde :
. de la cervelle (et encore, ça se monnaie, je suis cupide !)
. des rognons (là moins déjà)
. des pousse pieds (vous avez déjà goûté ? ça ressemble à ça, et oui, ça se mange. C'est une des grandes expériences culinaires de ces dernières années, et ça m'a demandé de prendre sur moi de façon incroyable pour y goûter)

. du chien ?
4 plats favoris :
. les pieds de porc
. les lasagnes
. la tourte brocolis munster cumin
. la charcuterie
4 endroits ou j'aimerais être en ce moment :
. sur le voilier de 12 m sur lequel navigue mon homme ce we... (là c'est dur !)
. en haut d'une montagne très haute
. sur une plage en Bretagne
. dans mon lit (yapluka !)
4 personnes qui me feraient une agréable surprise en me répondant :
Non là, je crois que chacun fait comme il veut, non ?...
Les fourmis rouges
Hier je suis allée là :
les fourmis rouges, un salon de créateurs qui exposaient à prix d'usine.
grâce à Poupistar de Les poulettes sont le grenier.
hé bien c'était superbe : les bijoux de Poupistar, bien sûr, mais aussi des vêtements de bébés crées sur des modèles anciens ou à partir de tissus et dentelles anciennes, des turbulettes en batik, des jolis vêtements et objets dans tous les sens, ça continue aujourd'hui et demain, l'entrée est libre et l'ambiance est franchement accueillante.
Ma fille est ressortie de l'atelier maquillage en papillon rose, superbe, elle était ravie.
Merci Poupistar !
les fourmis rouges, un salon de créateurs qui exposaient à prix d'usine.
grâce à Poupistar de Les poulettes sont le grenier.
hé bien c'était superbe : les bijoux de Poupistar, bien sûr, mais aussi des vêtements de bébés crées sur des modèles anciens ou à partir de tissus et dentelles anciennes, des turbulettes en batik, des jolis vêtements et objets dans tous les sens, ça continue aujourd'hui et demain, l'entrée est libre et l'ambiance est franchement accueillante.
Ma fille est ressortie de l'atelier maquillage en papillon rose, superbe, elle était ravie.
Merci Poupistar !
mai 25, 2007
What a day
Hier.
Je suis sortie pas mal dans la journée, j'étais tellement fatiguée que de croiser tous ces parisiens qui me rentraient dedans comme si j'étais invisible m'a démontée. Je les comprends, ils sont pressés, ils filent faire les courses et prendre l'air pendant leur pause déjeuner, mais je suis là quand même ! Je suis là avec mon ventre de femme enceinte de six mois, je ne vais pas mettre un néon clignotant pour éviter les nanas qui te collent un coup de sac, les mecs qui te rentrent carrément dedans. Je ne suis pas super vive physiquement en ce moment je dois le reconnaître, mais quand même.
Je suis sortie pas mal dans la journée, j'étais tellement fatiguée que de croiser tous ces parisiens qui me rentraient dedans comme si j'étais invisible m'a démontée. Je les comprends, ils sont pressés, ils filent faire les courses et prendre l'air pendant leur pause déjeuner, mais je suis là quand même ! Je suis là avec mon ventre de femme enceinte de six mois, je ne vais pas mettre un néon clignotant pour éviter les nanas qui te collent un coup de sac, les mecs qui te rentrent carrément dedans. Je ne suis pas super vive physiquement en ce moment je dois le reconnaître, mais quand même.
Bref, ayant de l'avance pour mon rendez-vous chez le médecin, je décide de manger un sandwich dans le jardin privé de la résidence où se trouve le cabinet. Cette résidence est un havre de paix, avec pelouses, fleures, rhododendrons et arbres, oiseaux qui chantent, un véritable eden au milieu de Paris.
Je sais bien que les habitants protègent férocement les lieux, mais je me dis que dans ma situation, ça ne devrait pas poser de problème. Hé bien c'est à croire que finalement je connais mieux les gens que ce que je crois.
Vers la fin de mon sandwich, voilà Yolande ("Un air de famille", Yoyo, vous voyez ?), la quarantaine, le chignon blond, la robe fluide bleu marine à pois blancs, l'air avenant en moins. Elle m'aborde :
- "Vous êtes de la résidence ?"
(Mais oui bien sûr, c'est pour cela que je déjeune d'un sandwich assise sur ce confortable petit parapet en béton au lieu de profiter d'un bon steack sur ma terrasse.)
-"Non"
- "Vous savez que la résidence est strictement interdite aux étrangers"
- "Oui, j'imagine mais j'ai rendez-vous chez le médecin, j'avais un peu d'attente alors j'ai profité du beau temps"
Et pète-sec de continuer :
- "Vous êtes de la résidence ?"
(Mais oui bien sûr, c'est pour cela que je déjeune d'un sandwich assise sur ce confortable petit parapet en béton au lieu de profiter d'un bon steack sur ma terrasse.)
-"Non"
- "Vous savez que la résidence est strictement interdite aux étrangers"
- "Oui, j'imagine mais j'ai rendez-vous chez le médecin, j'avais un peu d'attente alors j'ai profité du beau temps"
Et pète-sec de continuer :
- "Il n'y a pas de salle d'attente chez votre médecin ?"
Je commence à halluciner, j'en tiens une vraie là, elle a l'air sacrément gratinée, la dame...
- "Si bien sûr, mais c'est quand même plus agréable de manger dehors, vous ne trouvez pas ?"
- "Vous imaginez si tout le monde faisait comme vous ?"
Je commence à halluciner, j'en tiens une vraie là, elle a l'air sacrément gratinée, la dame...
- "Si bien sûr, mais c'est quand même plus agréable de manger dehors, vous ne trouvez pas ?"
- "Vous imaginez si tout le monde faisait comme vous ?"
Là j'ai franchement envie de lui éclater de rire au nez, je crois que non, je n'imagine pas bien...
- "Écoutez, je ne squatte pas la pelouse, je ne laisse pas traîner mes détritus partout, je n'ai pas invité tous mes copains, ça fait des années que je viens ici, c'est la première fois que je fais ça, ça va non ?!" Et d'exhiber un peu mon ventre pour qu'elle envisage un peu le ridicule de ce qu'elle est en train de me dire.
- "Mais enfin, cette résidence est privée".- "Écoutez, je ne squatte pas la pelouse, je ne laisse pas traîner mes détritus partout, je n'ai pas invité tous mes copains, ça fait des années que je viens ici, c'est la première fois que je fais ça, ça va non ?!" Et d'exhiber un peu mon ventre pour qu'elle envisage un peu le ridicule de ce qu'elle est en train de me dire.
J'avais presque envie de me rouler sur la pelouse tel le chien en joie pour lui faire sortir les yeux des orbites, mais je me suis tenue. J'étais tellement sur le cul d'avoir cette conversation, j'avais tellement de réponses délirantes à lui faire que je suis restée bouche bée.
Elle est partie, me laissant là, complètement attérée, les fesses sur mon muret en béton, mon bidon de six mois, et ma fin de sandwich que j'ai balancé tellement j'étais écoeurée.
Elle est partie, me laissant là, complètement attérée, les fesses sur mon muret en béton, mon bidon de six mois, et ma fin de sandwich que j'ai balancé tellement j'étais écoeurée.
J'aime bien rencontrer des gens surréalistes comme ça, j'ai l'impression que ça m'aide à comprendre l'intolérance. ça m'a rappelé que l'année dernière, un SDF avait un soir trouvé refuge dans notre hall d'immeuble, et je m'étais dit que ça craignait pour la seconde d'après culpabiliser d'être aussi peu tolérente...
En l'occurrence, je pense qu'étant enceinte, je me crois protégée de ce genre de situations débiles et ça m'a un peu choquée de la voir si virulente, j'avais vraiment l'impression d'être un voyou. Ou une gamine. Et le plus surprenant c'est que j'étais incapable de me mettre en colère. Je le déplore presque. J'aurais pu lui péter un plomb sur sa pelouse, ceci dit, je ne voulais pas non plus mettre mon médecin en porte-à-faux.
D'ailleurs à propos de se sentir une gamine, est-ce que les gens peuvent cesser de m'appeler Mademoiselle ?
C'est tout-à-fait charmant j'en convient, mais à 33 ans et bientôt deux enfants, ça commence à me gonfler.En l'occurrence, je pense qu'étant enceinte, je me crois protégée de ce genre de situations débiles et ça m'a un peu choquée de la voir si virulente, j'avais vraiment l'impression d'être un voyou. Ou une gamine. Et le plus surprenant c'est que j'étais incapable de me mettre en colère. Je le déplore presque. J'aurais pu lui péter un plomb sur sa pelouse, ceci dit, je ne voulais pas non plus mettre mon médecin en porte-à-faux.
D'ailleurs à propos de se sentir une gamine, est-ce que les gens peuvent cesser de m'appeler Mademoiselle ?
Entre les "et voilà miss" du médecin, et les "oui mademoiselle, pardon madame" x3 de la vendeuse de cosmétiques du grand magasin stop !
On en reparlera quand je serai vieille, on est bien d'accord ! ;-)
mai 24, 2007
La teuf des mothers...
ARGH !
quand je vois des choses comme ça, mon sang ne fait qu'un tour. Je n'ai déjà pas une passion pour la fête des consommamas et une véritable aversion pour la pub dans les boîtes aux lettres, mais si en plus c'est pour voir ça : ayuda me ! ça me donne envie de faire un autodafé de prospectus dans l'hyper du coin !
La ceinture
C'est joli, je suis comme ça moi, des fois... sentimentale un peu, surtout en ce moment, comment dire...
Pourtant la première fois que j'ai entendu cette chason je me suis dit "oui alors non, les paroles, c'est un peu trop facile", et puis en fait... j'aime la mélodie.
Pourtant la première fois que j'ai entendu cette chason je me suis dit "oui alors non, les paroles, c'est un peu trop facile", et puis en fait... j'aime la mélodie.
mai 20, 2007
Pluimanche
J'aurais aimé vous faire découvrir son titre "Departure day", mais je ne l'ai pas trouvé... bon dimanche !
mai 18, 2007
A marche forcée - Slavomir Rawicz
A marche forcée : A pied du Cercle polaire à l'Himalaya (1941-1942) de Slavomir Rawicz
Traduction : Eric Chédaille
Recommandation : surtout ne faites pas comme moi ! N'assimilez pas le titre à la lecture : "A marche forcée" ne veut pas dire "A lecture forcée"...
Ce récit est l'échappée de 7 hommes prisonniers d'un camp russe situé près du cercle polaire. C'est une histoire vraie, un périple vécu, raconté par Slavomir Rawicz, initiateur de cette évasion.
Il était un soldat polonais arrêté par les russes en 1939 et condamné à être déporté dans un camp avec 4 000 autres hommes.
Il s'en échappe avec six autres hommes. Ensemble, ils rejoignent l'Inde, à pied, au terme de plus d'un an de marche, de famine et de déboires.
Est-ce que vous parvenez à vous représenter ce que cela signifie de doutes, de peur, de courage, de faim et de solitude ?
Ce livre est passionant, il n'y a pas de longueurs. Les personnages sont attachants, même si on les connait peu finalement. L'auteur reconnaît qu'il ne se souvient pas de tout, et comme tout le monde certainement, vous douterez à un moment ou à un autre de votre lecture, de la véracité de cette aventure, tant elle recèle de courage et de ténacité.
Oui, ce qu'ils ont fait est incroyable.
Personnellement, je trouve que ça remet les idées en place de lire ce genre de choses (même si ce n'est pas le but du livre). Je le vois plutôt comme un hommage à ceux qui ne sont pas arrivés au bout du voyage, et comme un témoignage d'une expérience hors du commun.
Je vous le recommande chaleureusement.
Traduction : Eric Chédaille
Recommandation : surtout ne faites pas comme moi ! N'assimilez pas le titre à la lecture : "A marche forcée" ne veut pas dire "A lecture forcée"...
Ce récit est l'échappée de 7 hommes prisonniers d'un camp russe situé près du cercle polaire. C'est une histoire vraie, un périple vécu, raconté par Slavomir Rawicz, initiateur de cette évasion.
Il était un soldat polonais arrêté par les russes en 1939 et condamné à être déporté dans un camp avec 4 000 autres hommes.
Il s'en échappe avec six autres hommes. Ensemble, ils rejoignent l'Inde, à pied, au terme de plus d'un an de marche, de famine et de déboires.
Est-ce que vous parvenez à vous représenter ce que cela signifie de doutes, de peur, de courage, de faim et de solitude ?
Ce livre est passionant, il n'y a pas de longueurs. Les personnages sont attachants, même si on les connait peu finalement. L'auteur reconnaît qu'il ne se souvient pas de tout, et comme tout le monde certainement, vous douterez à un moment ou à un autre de votre lecture, de la véracité de cette aventure, tant elle recèle de courage et de ténacité.
Oui, ce qu'ils ont fait est incroyable.
Personnellement, je trouve que ça remet les idées en place de lire ce genre de choses (même si ce n'est pas le but du livre). Je le vois plutôt comme un hommage à ceux qui ne sont pas arrivés au bout du voyage, et comme un témoignage d'une expérience hors du commun.
Je vous le recommande chaleureusement.
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