janvier 28, 2008

J'aurais pu lire autrechose. Mais.*




L’histoire de l’amour est un joli second livre d’une jeune auteure new-yorkaise dont l’écriture est touchante car pleine de poésie et que par elle les personnages s’expriment chacun avec une voix propre, ce qui n’est pas si facile, mais ici complètement naturel.
Trois personnages sont liés par un livre, Le livre de l’amour, et chacun porte le deuil d’au moins une personne. L’ombre de la guerre, des victimes de la Shoah et des victimes des aléas de la vie peuplent leurs univers. Le livre en lui-même n’a pas de rôle prédominant, si ce n’est celui de réunir les âmes qui gravitent dans son sillage.
J’ai beaucoup aimé la façon dont chaque personnage parle avec sa propre voix, chacun son chapitre, chacun son univers propre, chacun ses lubies et ses expériences.
Je ne peux que vous encourager à découvrir ce joli livre et avec lui l’écriture touchante de Nicole Krauss.

*Voici une façon d'utiliser le "mais" qui m'a conquise

free music

janvier 23, 2008

Boire le ciel, manger les étoiles


Dans la région des Pouilles, du côté du talon de la botte italienne, une famille porte de génération en génération, le fardeau que leur a laissé leur ancêtre.
Comme dans « La mort du roi Tsongor », Laurent Gaudé nous invite à suivre une lignée, qui portera également des années durant, de père en fille, d’oncle en neveu, le poids de son crime.
Si la trame des deux romans est identique, l’ambiance est tellement différente que cela importe peu. Dans un style d’une simplicité désarmante, et l’air de ne pas y toucher, l’auteur nous fait voyager sous le soleil et jusqu’au cœur des Scorta. Il est tout à fait clair qu’il pour cette région et son peuple un attachement filial, et on finirait également par se sentir de la famille, ce qui est je trouve, une belle preuve d'amour de la part d'un auteur.
Je vous invite très chaleureusement à découvrir ce livre, qui fut prix Goncourt en 2004, si toutefois vous ne l’avez pas déjà lu.

Une fois n’est pas coutume, je vous invite à mettre un instant votre nez dans ces quelques lignes, tant je les trouve touchantes et évocatrices :

"La chaleur du soleil semblait fendre la terre. Pas un souffle de vent ne faisait frémir les oliviers. Tout était immobile. Le parfum des collines s’était évanoui. La pierre gémissait de chaleur. Le mois d’août pesait sur le massif du Gargano avec l’assurance d’un seigneur. Il était impossible de croire qu’en ces terres, un jour, il avait pu pleuvoir. Que de l’eau ait irrigué les champs et abreuvé les oliviers. Impossible de croire qu’une vie animale ou végétale ait pu trouver – sous ce ciel sec – de quoi se nourrir. Il était deux heures de l’après-midi, et la terre était condamnée à brûler."

janvier 19, 2008

Ombres

Jeudi soir j'ai croisé une ancienne amie sur le quai du métro.
Pendant plusieurs années, nous avons travaillé dans la même agence, passant des jours de l'an à l'étranger ensemble, faisant souvent la fête. Puis j'ai rencontré un homme, qui est devenu mon mari. Et mon amie n'était plus mon amie. Je n'ai pas vraiment compris, et pas vraiment cherché à comprendre. Je crois qu'il y avait des chemins qui évoluaient différement, et que cela, mâtiné d'un petit fond de jalousie, a achevé de consumer notre amitié.
Aujourd'hui elle travaille toujours dans cette agence. Qui est dans le même paté de maisons que mon agence. Et on se croise, ainsi que d'autres, auxquels je parle encore. Ou pas.
Je me suis demandé pourquoi je n'allais pas la voir, lui demander des nouvelles. Juste comme ça.
Je crois que ça serait trop fictif, pourtant j'aimerais bien avoir de ses nouvelles.

Tout cela va finir. Je vais quitter ce quartier, dans lequel j'ai vécu et travaillé pendant six ans. Je ne croiserai plus des ombres de ces années-là dans la rue, dans les bars, dans le métro.
Je suis contente. Parce que ce quartier du 18e où nous avons été heureux, je ne peux plus y mettre les pieds sans être terriblement nostalgique. Je suis une fille excessivement nostalgique.

Paris me manque terriblement depuis que nous l'avons quittée il y a un an.
Dans un mois je n'y travaillerai plus, et ça j'avoue que j'appréhende.
Mais je suis contente de tourner la page sur ces années de boulot et de repartir vers d'autres hroizons !!!

janvier 15, 2008

Détention

16e jour de détention.
16e jour sans mission. Ou presque. Ce qui revient au
même.
16e jour à consulter vos blogs chéris en catimini
rapport au fait que dix personnes sur ce plateau sont
susceptibles de se réjouir avec moi de vos dessins,
critiques littéraires et autres textes divertissants
sur mon écran 21 pouces.
16e jour à essayer d’écrire sans toutefois réussir
vraiment à m’évader suffisamment pour faire
abstraction des coups de téléphone des clients, des
blaguettes des chefs de projets et autres visites à ma
boss qui est juste en face de moi.
16e jour à suivre les tribulations de ce président qui
décidément m’agace tant il est omniprésent. Je crains
même de le rencontrer à la sortie de l’école. J’ai
donc décidé de m’intéresser plutôt aux candidats
américains, histoire de changer.
16e jour à m’extirper de mon lit le matin avec
douleur. C’est chaque jour plus difficile que la
veille, ce qui m’amène légitimement à me poser les
questions suivantes : comment faisais-je avant ? et
Comment vais-je faire jusqu’à 65 ans ?
16e jour à éteindre mon ordinateur et mettre mon
téléphone sur messagerie en me disant « Encore une
journée en l’air ». Et pas parce que j’ai voyagé.
Heureusement, le soir je retrouve mon bouquin dans le
RER, et ça, c’est pas dommage puisque c’est le premier
bouquin qui me tient depuis plusieurs semaines. Je
désespérais de retrouver le plaisir de lire.
Heureusement, le soir, je retrouve ensuite ses grosses
joues et cette odeur qui n’est qu’à lui. Ses sourires
et ses grands yeux avides.
Heureusement, le soir, je retrouve son impertinence,
sa fraîcheur et ses lubies.
Heureusement, le soir, je retrouve ses bras et le
réconfort de ses encouragements.

Bref, j’ai beaucoup de chances. Et si je m’ennuie la
journée, c’est tant pis. Ça ne va pas durer.

janvier 14, 2008

Au revoir, au revoir, Président...

Que se passe-t-il ? Je n'ai plus le temps d'écrire, de lire, de venir ici - c'est déjà plein de poussière, de vieux mégots de 2007 traînent encore sous les meubles, et il plane une odeur de renfermé. Je survole à peine vos blogs, vole une minute ou deux pour y mettre un vague commentaire, bref, je n'ai plus le temps de me balader au gré des liens pour me changer les idées. Il faut dire que mon esprit en ce moment est très occupé. Depuis que j'ai repris le boulot lundi 17 décembre, j'ai démissionné vendredi 21, puis je suis partie en congés pour les fêtes, et revenue quand même. Je me suis alors mise à travailler... puisqu'on a bien voulu me confier un dossier ! Légitime, me direz-vous, quand on pense que j'ai passé un an en vacances à couver mon lardon comme on l'entend par ici... Sisisi, même coincée sur mon canapé sans pouvoir sortir de chez moi et perclue de contractions, ce sont des vacances !!!
Quant à ma démission, ma foi, j'étais bien obligée de chercher un travail ailleurs. Ce n'est pas que je n'aime pas le mien, ni même que je n'y suis pas bien, on rigole, on blague, mais qu'est-ce qu'on bosse ! Six mois de l'année, c'est nuit et jour, ou au mieux tous les soirs tard.
Alors avec mes deux enfants, et même pourvue d'un mari conciliant, je fais comment moi ? Surtout que je suis un peu sentimentale, j'ai besoin de les voir mes enfants (maintenant que je les ai faits !) Bref, j'ai trouvé ailleurs, en CDD, de toutes façons, par les temps qui courent, le CDI est une notion en sursis ;o)
Ces jours-ci mon départ a été officialisé, je rentre donc en phase transitoire, celle où je n'ai plus trop de travail, où tout le monde me regarde en disant "ça va miss ?" en penchant la tête d'un air contrit, celle où on me dit "ça va me manquer ça" quand j'éternue ou que je ris. ça fait plaisir, mais j'avoue que je ne raffole pas de cet état pré-nostalgique perpétuel...
Et alors ma démission. Loin des "au revoir Président", je dois avouer que j'étais émue d'aller annoncer mon départ. Émue et puis un peu brin gênée, après un an d'absence et à la veille de dix jours de vacances. Mais que voulez-vous, les choses sont ainsi et je ne peux pas faire contre les aléas du calendrier, il fallait que je pose ma dém ce jour-là. Mon président m'a bien un peu dit que je l'emmerdais. Et qu'il aurait aimé que je l'informe du fait que je cherchais à partir, qu'il aurait ainsi pu m'aider. Il vit dans une autre dimension que la mienne, semble-t-il. Mais a conclu qu'il était content pour moi, puisque je vais faire un travail qui m'intéresse plus (coup de bol !)
Moi je pensais ressortir de là complètement légère, les pieds ne touchant plus terre, des ailes dans le dos et une mélodie sifflotante aux lèvres. Pas du tout. Aujourd'hui encore, je ne réalise pas que je vais bientôt partir. Le mois de février me semble loin, très loin. C'est un peu comme avant d'être enceinte, on a l'impression que la grossesse est un moment à part, idéalement paisible et dénué d'états d'âme, c'est une erreur. Ben la démission, c'est pareil !




janvier 02, 2008

Tous mes voeux !

Je vous souhaite une année pleine de

AmourBonheurJoieÉpanouissementSantéPaix
DésirGaitéQuiétudePlaisir
ConnaissanceCaprices
FolieChaleurSuccèsRencontresRigoladesCâlinsRichesse
ChanceTranquilitéDynamismeAmitiéFantaisiePassionVolupté
EuphorieAbondanceTendresseÉmotionsSagesseBéatitude
JubilationBlogsRéussiteLiesseSérénitéGourmandise
EnthousiasmeDélicesFéconditéAisanceJouissance
OpulenceProspérité*


et que sais-je encore !

BONNEANNÉE !!!!!!!!

*Ceci est une liste non exhaustive et vouée à s'allonger indéfiniment de vos propositions et souhaits

Edit du 3/01/08 :
ajoutons à cette liste Chocolat (même si j'essaie d'arrêter... à coups de macarons ! ;o)
Découvertes et Coups de coeur ! 

décembre 31, 2007

Birmane

Birmane
Christophe Ono-dit-Biot
Plon - août 2007

César est secrétaire de rédaction dans un magazine féminin et crève de jalousie devant Blanchart, le "grand-reporter" spécialiste de la Birmanie devant lequel se pâme toute la rédaction.
A l'issue d'une rupture sentimentale rapide, César se jette dans les bras de ce pays, décidé à en rapporter une interview exclusive du plus grand trafiquant d'opium. Inconscient du danger et bardé de son incompétence, César rencontre Julie, médecin humanitaire, et un certain nombre de personnages plus ou moins troubles, qui le conduiront au coeur de la Birmanie actuelle.

J'avais entendu l'auteur parler de ce livre cet été à la radio, et depuis j'avais très envie de me laisser emporter par cette histoire. Finalement il aurait peut-être mieux valu qu'il lise l'intégralité de son livre, car je n'ai pas été emballée par son style que j'ai trouvé haché et fourni d'images un peu grossières. L'histoire quant à elle était cousue de fil blanc et je reste un peu sur ma faim quant à ce que je m'attendais à découvrir de la Birmanie.

Bien. Sans plus.

décembre 30, 2007

Ce ne sont que quelques poils...

La moustache
Emmanuel Carrère
Poche, 2005

Un beau soir, Marc décide de se raser la moustache, et attend avec impatience de connaître la réaction d'Agnès, sa compagne, qui n'en aura aucune. Persuadé qu'elle se moque de lui, n'a-t-elle pas un goût déplacé pour les plaisanteries douteuses ?, Marc s'interroge sur ce qui motive Agnès pour faire durer cette mauvaise blague et se met en quête d'indices pour lui prouver qu'il arborait bien auparavant une moustache. La plaisanterie s'étend au reste de son entourage, et Marc bascule. Qui, de lui ou d'elle devient fou ?

J'ai beaucoup aimé la clarté avec laquelle Emmanuel Carrère écrit la folie. Suivant avec minutie les cheminements tortueux de la pensée, il nous bouscule sans ménagement par l'intermédiaire de Marc, personnage perdu, victime, qui jusqu'à la fin ne parviendra pas à y voir clair. Pour une fois je trouve que la fin est à la mesure du livre, même si l'échappée du personnage m'a laissée perplexe un moment.

décembre 19, 2007

Et vous Noël, ça vous dit quoi ?

À l’approche des fêtes, finalement, outre le froid glacial et le givre du matin, les magasins pleins à craquer et surchauffés, le chocolat, les bulles et le foie gras omniprésents, la chasse aux cadeaux insensée et l’énergie que chacun déploie pour « faire ce qu’il faut » en oubliant en route ce que signifie « faire un cadeau », finalement, que reste-t-il ?
Des montagnes de paquets cadeaux à faire, des centaines de kilomètres pour voir tout le monde alors qu’objectivement chacun sait qu’il ne verra véritablement personne, entre la fatigue du road show de Noël et l’accumulation des coupes de champagne, rares sont les moments privilégiés où nous nous retrouvons en petit comité autour d’un feu, délivrés des corvées de cadeaux et de bouffes.
Dit comme ça on pourrait croire que je n’aime pas Noël. Ce n’est pas vrai, au contraire, j’adore Noël. Même si on ne m’a pas laissé croire à l’existence du père Noël, manifestement ce n’est pas indispensable ! Malgré ce moment assez magique, et passé le réveillon, j’ai régulièrement la gueule de bois, une nouvelle année commence, et pour moi qui suis née un 2 janvier, elle commence avec un an de plus, mais depuis quelques années ce n’est pas bien grave.
Alors j’essaie de me motiver, de voir le côté agréable et réjouissant de la fin décembre, le mieux je crois, c’est que les jours vont commencer à rallonger, c’est terriblement important pour quelqu’un comme moi dont l’énergie et le moral diminuent avec la tombée du jour. Et puis tout cela nous emmène vers le printemps, ma saison préférée. En bref, vivement 2008 !
Au fait, vous prenez de bonnes résolutions, vous ?

décembre 11, 2007

Un mariage, des milliers d'enterrements


Le roi Tsongor va mourir. C'est le titre qui nous le dit. Et en effet, le livre s'ouvre cette promesse de mort, un serment fait des années auparavant par un serviteur fidèle. Le roi Tsongor, lui, va marier sa fille, c'est à la fête qu'il se prépare. Mais un événement va contrecarrer le bon déroulement des festivités, et faire basculer le destin de chaque membre du clan Tsongor dans une destiné écrite à la suite du roi.

Je ne vous en dit pas plus. Pour une fois je n'avais pas lu la quatrième de couverture et tout m'a surprise, c'est très bien comme ça, je crois que désormais je m'efforcerais de ne pas lire le résumé, ce qui va me demander un effort certain, compte tenu de ma curiosité.

Je pense que pour la plupart d'entre vous, ce livre n'est plus une découverte, mais pour ceux qui ne connaissent pas encore l'écriture de Laurent Gaudé, vous pouvez y aller les yeux fermés, si j'ose dire. La langue est réjouissante, les images très évocatrices, tout est dit en quelques mots. Ici, point d'effet de manches ou de champs lexical débridé, chaque phrase, mot, description est juste, il n'y en a ni trop ni trop peu, c'est bien. le livre lui-même est exactement de la bonne longueur, en un mot comme en cent, il est parfait.

décembre 03, 2007

Le 100e message

Mes amis, puisqu'il m'est aujourd'hui donné d'écrire mon 100e message, je me suis dit que vous méritiez d'en savoir un peu plus sur moi.


Physiquement, prenez un peu de Romy et/ou de Jacqueline.
Ce n'est pas moi qui le dit, ouhlà ! je vous vois venir avec votre septicisme narquois. Vous croyez franchement que j'oserais simplement penser ce genre de comparaisons ? Ce serait bien mal me connaître...




"Vils flatteurs", pensez-vous... Je suis complètement d'accord !


Pour les cheveux c'est plutôt Jean S.



et pour la taille, Kylie M. !



Vous me suivez ?
Bon, oui, je n'ai pas pris les filles les plus moches pour illustrer ma coupe et ma taille, et puis quoi encore ?

Pour le prénom, je porte ce qu'il est commun d'appeler "LE" prénom féminin.
À tout prendre j'aurais préféré plus original, je me suis rattrapée sur mes enfants, qui eux n'ont rien demandé, c'est comme ça la vie, une profonde injustice qui se répercute de générations en générations.


Côté caractère, je suis un doux mélange. Certains amis de fac m'avaient surnommée "Godzilla" et "Twister". C'étaient des années fastes, j'étais très en forme.

L'âge venant je me fais plutôt penser à...


en moins roux, peut-être...


Sachez que dans un mois moins un jour exactement je prendrai une année de plus.

Que côté projets, mon rêve est d'écrire un livre. Comme le livre que j'aurais aimé écrire s'intitule Le grand Meaulnes, et comme ce qui est fait n'est plus à faire, je suis partie sur une histoire toute autre, avec une fille pour héroïne.
Et ça ne parle pas d'amour. Pas encore du moins, on ne sait jamais...

Que ma fée inspiratrice-cocheuse n'est pas encore ré-entrée en fonction, que je rame comme une dingue pour aligner trois mois en ce moment... depuis quelques mois... Ceci n'est pas un appel aux dons d'idées, mais un constat. ça va sûrement se tasser. Depuis que je suis devenue une Multipare (avec les ovipares et les vivipares ce terme me ramène à l'essence de ce que nous sommes, nous, les Hommes, si j'ose dire...), je ne sais plus où donner de la tête, mais je constate que pour le moment, l'endroit le plus efficace est : dans mon oreiller.

Que j'adore aller voir vos blogs, qu'ils parlent des hommes que j'aime ou des livres que je lirai, plus tard, qu'ils illustrent vos vies ou chroniquent le quotidien, qu'ils billètent en beauté autour d'une tasse de café ou parlent mode, je suis toujours contente de faire un tour par chez vous, et toujours ravie de vous lire quand vous passez la tête par ici.
Merci à vous











novembre 28, 2007

Il n'y a qu'un pas d'Alain à Mel

Ceci est le 99e message de ce blog... Je me mets la pression pour le numéro 100, c'est peut-être aussi pour ça que je n'écris plus ;o)
J'avoue que j'alimente le blog pour que vous ne pensiez pas qu'il est en mort cérébrale.
En revanche, je vous autorise à penser qu'il est en mort créative, j'en suis moi-même malade...
Ceci dit, je ne lis plus non plus, je rame sur La mort du roi Tsongor, de Laurent Gaudé, qui est pourtant facile à lire, bien écrit et plutôt plaisant. Je vois peu de films d'ailleurs.
Mais j'ai quand même vu "Papa", de Maurice Barthélémy, avec Alain Chabat.
1 heure 20 dans une voiture avec un père et son fils. Il s'est passé quelquechose, mais on ignore quoi pendant la quasi-totalité du film. On sait en revanche que c'est tragique. Et l'absence de la mère pèse.
D'hôtel en paysages, de station service en bords d'autoroute, finalement un film d'1 heure 20 ça peut être très long...
J'avoue avoir quand même assez ri, c'est une "comédie dramatique", Chabat y est très bien. J'ai beaucoup de sympathie pour Chabat, ainsi que pour Martin Combes, qui joue son fils. Leur duo fonctionne assez bien, mais il y a trop de rupture de rythme, des longueurs... trop longues, des scènes dont on ne comprend pas le sens, à vrai dire c'est un film terminé mais carrément inachevé, comme jamais je n'avais vu de film inachevé auparavant.
En conclusion de la soirée nous avions le moral complètement plombé - ("dramatique", la comédie, j'ai dit), du coup on a enchaîné sur "Braveheart", que je n'avais jamais vu, résistant à la tentation de passer pour une midinette de bas étages devant Mel Gibson en kilt. Pour le peu que j'en ai vu (je me suis endormie au bout de 5 minutes), j'ai l'impression que c'est "Me, myself and I" by Mel HIMSELF. J'adore. Moi, les gens qui ont le culte de la personnalité comme ça, ça me fascine.
Je le verrai en entier et on en reparlera.

Voilà, toujours aussi fatiguée, toujours aussi peu culturellement productive, mon neurone s'est mué en un outil purement pratique, il m'aide à penser à appeler untel, à régler le contrat à temps, à prendre rendez-vous chez le médecin ou à faire vérifier la chaudière, mais point à écrire. Ok, j'avoue, je l'exploite aussi pour ranimer mon réseau pro et réinventer la Lettre De Motivation Magique, qui fera de moi le profil rêvé de mon prochain employeur de dans pas longtemps.
Que du rêve, c'est moi qui vous le dit !

Hier je suis tombé dans une faille spacio-temporelle chez Carrouf, deux heures, pour 80 euros de courses, record à battre. Je le sais, pourtant, que c'est un sacrifice de se rendre dans ces 45000 mètres carrés dédiés au dieu consommateur alors qu'on a très mal dormi, et que le neurone au sens pratique affiche "off", mais que voulez-vous, il me fallait des couches. Enfin, à lui.
En reposant mon caddie, j'ai pensé à Zag. Ben oui. J'ai poussé le caddie dans la file de caddie, pour finalement finir par m'apercevoir que mon fils, cet être si doux et souriant, était sagement endormi dans son cosy, posé dans ledit caddie, encastré dans la file de caddies ! Et je me suis dit, "mince, si je savais dessiner comme Zag, je l'aurais bloguée, celle-là, tellement elle est énorme!"

Depuis je songe très sérieusement à fonder le club MIA, Mères Indignes Anonymes... ;o)




edit du 30 novembre : oui, une mère indigne pas réveillée (ou en colère), ça peut ressembler à ça ! ;o))

novembre 21, 2007

Le jour où j'ai su...

Ou comment Johnny m'aide à lutter contre la dépression hivernale...

Je n'aime pas la tombée de la nuit en hiver, ça me plombe tout : le moral, les bottes, j'ai froid, envie de dormir, de manger et de ne plus penser à rien.
Alors parfois, je me mets devant la télé, sous pretexte de faire des choses de mamie avec mes mains... ou de donner à boire à mon garçon. J'en ressors déprimée de la nullité des émissions, des gens qu'elles donnent à voir, de voir qu'il y a tant de personnes pour dire autant de choses aussi stupides et inintéressantes. Bon, dans la série "May découvre la télé".
D'autres fois je cuisine. Rarissime.
D'autres fois, comme il y a deux jours, je mets de la musique que j'aime à fond, et là on rebondit sur les murs avec my girl, on braille, on fait les folles, on se défoule comme il se doit. Et donc lundi, ma musique d'élection, c'était... Johnny.
Johnny, j'assume, j'adore. J'ai vu le film "Jean-Philippe", et rien que de le voir là sur l'écran, ça m'a fait un truc... je me suis demandé en sortant si c'était parce que cet homme a un charisme démentiel, ou bien si c'était parce que c'était lui (parce que c'était moi, aussi, forcément ;o)) Et alors le moment où il prend sa guitare pour entonner "Tennessee" unplugged, c'était... comment dire ?
Je n'adore pas tout, depuis le temps qu'il chante il a fait suffismment de choses différentes pour que certaines de ses chansons m'ennuient ou me collent des boutons. Et puis il y a celles qui me donnent la patate, énorme. Au hasard... L'envie... "On m'a trop donné, bien avant l'envie...", j'adore quand la guitare s'emballe. Ou des frissons "Marie" ou "Sang pour sang". C'est cul-cul non ?
C'est comme ça, au demeurant, et je vous l'ai dit, je l'assume parfaitement.
Et donc remontée à bloc par une bonne dose de Johnny, je vais donner le bain à mon fils. Là, je continue mon show, et ce fut l'éblouissement... Lorsque je me suis mise à lui chanter "Gabrielle" les yeux dans les yeux, et qu'il s'est mis à me répondre, à se dandiner dans l'eau, complètement emballé, là, je me suis dit "Maintenant, j'en suis sûre : c'est mon fils !"

ce message n'a aucun intérêt hein ? ;o))

novembre 16, 2007

Respirez...

Certains chantaient "je chante, je chante soir et matin... " et moi je dirais plutôt "Je cours, je cours soir et matin...", mais loin de m'en plaindre j'avoue que ce rythme me convient très bien. J'ai particulièrement besoin de bouger en ce moment, et le fait de sortir, rentrer, sortir, marcher, m'évite de penser, ce sur quoi je me rattrape parfaitement bien la nuit lors de mes insomnies. La reprise du travail approche à grands pas, dans un mois je chausserai de nouveau une paire de chaussures à talons, ce qui ne m'était plus arrivé depuis des mois, je reprendrai contact avec une vie sociale plus riche, plus stressante. Avec moins de câlins, mais plus de coudes à coudes (les gens dans le métro le matin, certains aimeraient bien en découdre, vous avez remarqué ?).
Je dois me préparer à troquer le calme de mon appartement pour un open space de 20 personnes, mal chauffé et mal éclairé. Et dire que quand je suis arrivée dans cette agence je l'ai trouvée jolie et cosy...
Je songe à partir. Mais après un an d'arrêt, je crois que j'ai besoin de me remettre en selle avant de changer de monture...

D'où le grand bien que m'a fait cette très courte pause sur mon île, arrêt des machines, tout le monde descend, on inspire, on souffle...

novembre 05, 2007

Sur mon ile

on y mange des crèpes et des pousse-pieds, on suit le chemin des douaniers, on redécouvre l'histoire du grand dérangement et les vrais de vrais qui vivent là-bas à l'année.
On reste parfois "coincés" pour notre plus grand bonheur par une grosse tempète, on guette les deux petites soeurs, au large, quand l'horizon est dégagé, et on a toujours un coup d'oeil pour le continent et ses lumières agressives, parce que quand on est sur notre île, le temps s'arrète, la réalité change, et c'est bien.
Les pointes et les 56 plages sont toujours là, les aiguilles et les poulains aussi, je l'aime mon petit bout de monde au milieu de l'eau.
Je serai contente de tous vous retrouver en rentrant (très vite !), mais pour l'heure, à moi les embruns et l'air marin !

je vous embrasse !!!

May

octobre 24, 2007

Pourquoi j'aimerais etre la mère des Barbapapas

J'imagine que vous connaissez tous les Barbapapas, c'est déjà une bonne raison pour souhaiter les avoir inventés.
Depuis quelques temps déjà, j'essaie d'écrire. Nous sommes nombreux dans cet état, me semble-t-il, et je bataille terrible avec moi-même pour ne pas dévaloriser ce que je fais. D'abord c'est trop facile de ne rien faire en se disant qu'on ne fera jamais aussi bien écrit QUE, ni aussi original QUE, ni encore aussi génial QUE. Ensuite parce que je me vois mal vivre avec ce désir inachevé. Donc je me débats, je vous l'avoue, avec moi-moi (je voulais écrire "avec moi-même", mais ce lapsus me fait sourire, alors je partage).
En ce moment, je suis un peu coincée sur mes personnages. Et donc je réfléchis, quelquefois (pas tout le temps en ce moment, mais plus que pendant ma grossesse, semble-t-il, puisque j'ai appris récemment que j'ai passé sept mois dans un état mono-neuronal poussif, ce dont je ne me suis même pas vraiment rendu compte, mais que mon homme, doux et tendre - et prudent - a bien pris soin de me cacher). je réfléchis donc à ce qui fait que l'on retient tel ou tel personnage, tel ou tel auteur, et ce matin, je me suis arrêtée sur les Barbapapas, qui m'ont laissé une forte impression, depuis que j'ai quitté le monde de l'enfance. D'ailleurs ce sont des personnages que j'ai vraiment voulu faire découvrir à ma fille dès que possible.
Le fantasme est génial : pouvoir prendre la forme qu'on veut : objet ou animal, végétal, le tout en une fraction de seconde, sans perdre son identité tout-à-fait puisqu'ils conservent leur couleur originale.
En plus, ils se servent de cette capacité pour faire le bien : Barbapapa sauve des gens d'un incendie dans le tout premier volume, en se transformant en escalier.
Le message est également écologique, humaniste, et franchement sympatique. Un peu grosses, les ficelles ? on a plus cinq ans, ceci explique peut-être cela. Un peu daté années soixante-dix ? Ouai, moi aussi je me sens un peu datée.
Les dessins ne sont pas aussi chiadés que certains albums illustrés d'aujourd'hui, mais ce n'est pas l'idée, au contraire, le tout est simple, et fonctionne bel et bien si on en juge leur succès depuis 1970.
Vous aurez sûrement remarqué que Barbapapa est rose et Barbamama noire, et que leurs enfants sont de toutes les couleurs. Un joli clin d'oeil au métissage, je trouve.
Et puis les enfants ont tous leur domaine de compétences, il y a le peintre (le seul à avoir de poils, on se demande un peu ce qu'il a fait pour mériter ça...) le costaud, le copain des animaux et de la nature, la chanteuse, le savant, l'intello, et même la belle (bon, le costaud et la belle, c'est pour compenser, on ne peut pas avoir que des enfants brillants et intellectuels ;o))
Bref, de tout pour se faire un monde et s'identifier, une jolie tribue qui se fabrique des maisons à volonté, et un univers bien personnel.
Tout cela tout en simplicité et sans prétention, ça a de quoi plaire, non ?
Bon, ça ne m'avance guère pour mon texte, mais je voulais rendre un petit hommage à mes Barbapapa chéris, tous plus mignons les uns que les autres, et à leurs auteurs, Annette Tison et Talus Taylor.
Et quand ma fille m'a demandé ce matin "Et toi, tu voudrais être laquelle ?" "Ben, la noire tiens !"
Franchement, ils n'ont pas l'air heureux ?


octobre 16, 2007

L'élégance d'une écriture

L'élégance du hérisson - Muriel Barbery
Éditions Gallimard - 2006

Ce livre est très bien écrit. Les phrases sont cousues avec soin, bien que certaines d'entre elles soient trop longues à mon goût (une demi-page ne me semble pas une longueur raisonnable pour une phrase, mais où irions-nous si tout le monde écrivait de façon raisonnable, n'est-ce pas ?).
Le personnage principal est une concierge. Soit. Qui s'appelle Madame Michel, soit. Et a un chat. Forcément. En revanche celui-ci s'appelle Léon "parce que Tolstoï".
Vous l'aurez compris, en lecteurs avisés que vous êtes, cette concierge a priori un peu caricaturale cache bien son jeu.
Autre personage du livre, la jeune Paloma, 12 ans, est très intelligente.
Ces deux héroïnes ont pour point commun de consacrer toute leur énergie à la dissimulation d'une intelligence et d'une cultures embarrassantes. Pourquoi embarrassantes ? Vous le découvriez si vous décidez de lire ce livre.
Elles vivent toutes deux dans le même immeuble, et, si elles se connaissent déjà, elles vont se découvrir l'une l'autre.
Je m'arrète là pour l'histoire, voici maintenant ce que j'en ai pensé : les personnages sont trop caricaturaux, je n'ai pas cru à la concierge hyper érudite qui de sucroît nous fait des sorties philosophiques à tout bout de champ. Quant à la petite fille de 12 ans, idem. Elles se ressemblent beaucoup, c'est certainement un parti-pris, que je trouve ça dommage. Oui elles se ressemblent, et elles vont donc se reconnaître, mais c'est trop gros.
Ensuite l'action est longue à se mettre en place. J'ai toujours un peu de mal à entrer dans un livre quand il faut passer un tunnel de 140 pages avant de rencontrer un ressort de l'histoire.
Quant à la fin, elle est un peu abrupte, mais elle s'inscrit plutôt bien dans l'idée que j'ai retenue de toute cette histoire qui schématiquement (très schématiquement même) pourrait tenir en quelques mots : méfiez-vous de vous si vous croyez connaître les gens, combattez sans relâche les préjugés que vous avez sur eux.
Suite à la lecture du livre, j'ai lu l'article du Monde des livres, et ai découvert que l'auteure est philosophe. Tout s'éclaire. J'ai également découvert que beaucoup de lecteurs ont retrouvé dans L'élégance du hérisson, l'ambiance de Ensemble c'est tout, d'Anna gavalda, ou encore de la famille Malaussène de Pennac. Je ne partage pas du tout ces avis car les relations entre les personnages n'ont rien à voir avec ces autres livres où ils fonctionnent un peu comme des tribus.
Aurais-je eu la même opinion de ce livre si je n'en avais pas entendu autant de bien avant de l'ouvrir ? Certainement pas, et je comprends qu'il fut une agréable lecture pour ceux qui l'ont découvert dans les premiers. J'avoue que j'étais tellement curieuse de le lire à mon tour que j'ai été un peu déçue. La fatigue aidant, j'ai eu du mal à accrocher. Mais je reviens sur mon entrée en matière, et je la confirme, ce livre est très bien écrit.










octobre 13, 2007

Que les choses soient claires

Non, je ne manque pas de temps. Enfin si. Un peu.
Mais c'est surtout ma connexion Internet qui laisse franchement à désirer.
Déposer un commentaire sur vos blogs peut me prendre un temps infini.
J'aime vos blogs, je vais visiter vos blogs. Et je dirais bien des choses plus ou moins pertinantes, mais mes pauvres nerfs ne résistent pas à la déconnexion intempestive. Et la grossierté l'emporte plus qu'à son tour (la pudeur m'empêche de vous écrire ici les injures que subit mon entourage à cause de ces coupures...)
La liaison est tellement mauvaise que j'ai parfois l'impression d'être revenue aux balbutiements du téléphone.
Alors pardonnez ma présence (encore) moins fréquente, en fait, je vous lis, mais je ne peux pas vraiment participer.


Allez, ce soir, c'est match, j'espère que la dynamo tiendra le coup ! ;o))

Alllezzzzzzz !!!

octobre 11, 2007

Mères, grands-mères, femmes et plus si affinités...

Les grands-mères - Doris Lessing, 2003

Au moment où je chronique un de ses livres, j'apprends que l'auteure a reçu le prix nobel de littérature. Hasard, pas vraiment, dans la mesure où je l'ai lu à la suite d'un article de Libération.
Bref, le livre dont je parle n'a pas grand chose à voir avec les raisons de son élection.
Les grands-mères ne parle pas de mamies gâteaux, ni même gâteuses, il parle d'amour et de famille, de filiation et d'amitié.
Je ne vous en révèlerai pas le sujet, et je vous conseille vivement de ne rien lire de plus explicite sur ce livre, pas même la quatrième de couverture, afin de conserver intacte la curiosité qui guidera votre lecture.
96 pages d'une histoire rondement menée, de personnages attachants et aux personnalités affirmées, je suis maintenant curieuse de découvrir plus en détails cette femme et son oeuvre.

octobre 05, 2007

Étrange affaire, Docteur Jekyll...

L'étrange affaire du Dr Jekyll et de Mr Hyde - 1886
Robert Louis Stevenson
Nouvelle traduction de Guillaume Pigeard de Gurbert et Richard Scholar
Babel

Quelle langue, mes amis, quelle langue ! Rien qu'à la lecture de la préface, j'avais déjà envie de balancer mon bouquin pour aller l'acheter en VO et m'en régaler. Je n'en fis cependant rien car la traduction (nouvelle), est de très bonne qualité.
L'histoire, nous la connaissons tous, quant à vous dire ce qui me poussa à acheter le livre, je l'ignore. Peut-être le fait que je n'avais jamais rien lu de Stevenson, associé au fait que j'aime bien me faire peur avec des vieux classiques.
Ainsi ai-je lu il y a quelques années le Frankenstein de Mary Shelley. Je n'ai pas été déçue du voyage, la description des incursions nocturnes du docteur dans les fosses communes pour récupérer des restes humains est glaçante, et je fus plusieurs nuits sans pouvoir me défaire de ce que mon imagination avait bâti autour du récit. C'est aujourd'hui encore une de mes plus grandes frayeurs littéraires, avec La ligne noire de Jean-Christophe Grangé, qui n'est certes pas un vieux classique mais qui m'a foutu une trouille de tous les diables.
Évidemment, le suspens est un peu émoussé de cette histoire que Stevenson a tirée d'un de ses cauchemars (je cultive depuis l'espoir qu'en me couchant en pensant à mon texte, je rêverai d'une scène que je n'aurai plus ensuite qu'à mettre en mots, mais ça n'a pas encore marché...). Je pense donc pouvoir vous parler librement de ce brave Docteur Jekyll qui mit au point une potion capable de révéler la nature sombre de son être et qui se fait bientôt envahir par la puissance de ce "lui" longtemps maintenu prisonnier dans les tréfonds de son âme.
" Pour ma part, étant donné la nature de mon existence, j'avançai infailliblement dans une seule et unique direction. Ce fut par le côté moral, et dans ma propre personne, que j'appris à reconnaître la profonde et primitive dualité de l'homme; je vis que, des deux natures qui combattaient dans le champs de ma conscience, même si je pouvais à bon droit être identifié à l'une ou à l'autre, c'était seulement parce que j'étais radicalement les deux."
Dès la découverte de la formidable puissance que possède cette part noire de son être, le Dr Jekyll n'aura de cesse de choisir l'une puis l'autre de ses personnalités, sans toutefois parvenir finalement à contenir la bête qu'il a déchaînée.
"Entre ces deux-là, je sentis en ce moment que je devais faire un choix. Mes deux natures avaient en commun la mémoire, mais toutes les autres facultés étaient très inégalement réparties entre elles. (...) Mon démon avait été longtemps en cage ; il sortit rugissant. J'eus conscience, au moment même où je pris le breuvage, d'une propension au mal plus débridée, plus déchaînée."

Si vous êtes tentés de redécouvrir cette histoire fantastique, et de savourer le style séduisant de Stevenson, n'hésitez plus, foncez, vous passerez un agréable moment, d'autant que le livre a juste la bonne longueur.

octobre 04, 2007

Soutien


Free Burma!




About "Free Burma!"
International bloggers are preparing an action to support the peaceful revolution in Burma. We want to set a sign for freedom and show our sympathy for these people who are fighting their cruel regime without weapons. These Bloggers are planning to refrain from posting to their blogs on October 4 and just put up one Banner then, underlined with the words „Free Burma!“.

octobre 03, 2007

Vous avez demandé la police ? Ne quittez pas...

20 ans qu'on les attendait ! Enfin, entre vous et moi, je ne les attendais plus vraiment depuis le temps, moi.
Mais voilà, intérêts financiers ou crise de popularité ? Trop-plein de nostalgie ou défi de quinqua ?, THE POLICE s'est reformé, le temps d'une tournée madeleine.
Qui suit ce blog depuis les origines ou presque sait que je suis une incorrigible nostalgique, alors la tournée madeleine, c'était pour moi. En tous cas, c'est ce que s'est dit mon homme, qui connaissait de surcroît mon adoration pour le groupe.
Nous voilà donc partis samedi soir, après de laborieuses recherches pour trouver la perle qui s'occupera de nos enfants bien-aimés et non moins précieux. Ma fille, passe, elle s'adapte et nous a même mis à la porte (4 ans et demi, je le rappelle) "vite, vous allez rater le concert". Mais mon fils, trois mois tout juste, je n'allais quand même pas le larguer à la première venue. Notez que j'étais plutôt détendue à l'idée de passer la soirée loin de lui, seulement je voulais que l'heureuse élue ait déjà eu des enfants. Parce que supporter les cris d'un petit troll de 19h à 22h15, faut pouvoir encaisser. Et donner le bib à un enfant qui n'y est pas habitué, il faut savoir faire. C'est tout.
Et la nounou en question a débarqué, première réaction "Oh mon dieu, qu'il est petit !!!" je me suis bien dit que c'était moyennement rassurant, mais vu mon niveau de fatigue (je sortais d'une sieste de 2h30 mais ce n’est pas encore assez…), je n'ai pas vraiment relevé. Je vais vous dire, moi, ce bébé n'est pas si petit, si on considère qu'il fait presque ses 5 kg. Mais pour trois mois, ce qui en fait un petit bébé mais plus si petit non plus, vous me suivez ?
Bref, après ça, la nounou a fait le tour de l'appart, a commencé à battre des bras dans tous les sens en disant des trucs genre "ça va aller" pour se rassurer elle toute seule, parce que nous, on savait bien que ça allait aller.
Nous l'avons bien prévenue qu'il pleurait (hurlait, d'accord) toute la soirée.
Et puis on a filé.
Parce que le Stade de France nous attendait.
Un stade de France relativement vide à 19h45, peu de gens se sont pressés pour voir le groupe du fils de Sting « Fiction Plane »
ET ILS ONT BIEN FAIT, je vous le dis tout net !
D'abord c'était trop fort, ils nous ont emporté les 2/3 de notre audition toute propre qu'on venait décrasser gentiment avec des tubes chéris. Et ça c'est pas sympa, parce qu'après 3/4 d'heures de hurlements et de mélodies sans intérêts, eh bien notre plaisir était sérieusement émoussé, et nos nerfs tendus "comme un string sur le cul d'un hippopotame" (je cite un ancien collègue, l'expression est certes un peu vulgaire mais elle a le mérite d'être parlante). Il faut vous dire que le fils de Sting lui ressemble énormément (pour ce que j'ai pu en voir sur l'écran géant), alors pour se démarquer, il a les cheveux longs. Et pour la voix, eh bien c'est Sting. Sauf que Sting sait chanter, et que lui sait surtout crier.
Bref, sans plus de fioritures, THE POLICE est arrivé, un peu de lumières, un peu de son, encore trop fort, mais là ça passe.
Et puis, on est bien d'accord, un stade, c'est pas une salle de concert. Le son était un peu mauvais. Tant pis.
Le Sting a l'âge d'être mon père, ou presque. C'est là que je vois qu'il est particulièrement bien conservé. Et puis il avait sa basse toute usée, et moi j'adore les gens fidèles à leur instrument, même si il est tout rapé par les ans. Et puis il est venu avec son charisme. Ma doué.
Le guitariste à côté faisait complètement anachronique. Pour le coup j'avais l'impression de voir mon père avec une guitare. C'est pas possible. Mais bon, il se défendait, même si je n'ai pas une passion pour sa façon de jouer, je dois reconnaître qu'il s'est bien battu.
Quant au batteur, lui, tranquille, il s'est éclaté. En tous cas c'est le sentiment qu'il donnait.
Bon, les chansons, pas mal. Certaines n'avaient pas la couleur musicale que j'attendais, mais c'était plutôt pas mal de les redécouvrir.
En conclusion, une soirée plutôt réussie.
En rentrant à la maison, j'ai compris que nous n'étions pas les seuls à avoir perdu de l'audition. La nounou m'a dit d'entrée "Vous allez avoir du mal pour l'adaptation". Elle croyait que mon fils avait pleuré de ne plus me voir. Mais non. Même quand je suis là le soir, il hurle, faut pas croire.
Mais tout s'est bien passé sinon.
J'ai donc vu THE POLICE en concert. Bon, nous étions 80000, donc je partage avec plein d'autres ce moment, mais quand même.
Si c'était à refaire ?
J'aurais été à un concert d'eux il y a 20 ans.
Pareil pour Téléphone. Certains disent qu'il ne faut pas avoir de regrets, mais moi je regretterai toujours de ne pas avoir vu Téléphone en concert à leur grande période.
C'est dit.

octobre 02, 2007

la chaîne rose

Oh ! Un e-book de cuisine, vous en aviez toujours rêvé !!
ça tombe bien, c'est ici, et c'est pour la bonne cause : panncotta et cheese cake rose... miam !

octobre 01, 2007

Joyeux blogoversaire !


Comme nombre d'entre vous je fête ce mois-ci le premier anniversaire de mon blog.
Je me rappelle de mon premier message, sur le film "Je vais bien ne t'en fais pas". Il avait fallu que je sois sérieusement conquise par ce film pour ouvrir mon blog avec lui ! Un an plus tard, je réitère tout le bien que je pensais alors.
Je n'ai certainement pas blogué autant que j'aurais pu, j'avoue que les débuts étaient de vrais tâtonnements. Je ne savais pas quoi écrire, rien n'était trop beau pour lui, je me demandais jusqu'où aller dans le récit de moments personnels. j'avoue ne pas avoir beaucoup le goût à raconter ma vie, et mon rythme de lecture et d'écriture est un peu faible pour alimenter significativement ces colonnes.
Aujourd'hui je crois que je n'ai beaucoup plus trouvé la vocation de ce blog, je vous le dis tout net !
J'admire la fréquence de publication de certain(e)s, la qualité de vos billets et la verve avec laquelle vous vous exprimez.
Cette année passée a été riche en événements et en émotions, et ce à quoi je tiens plus que tout, ce sont les personnes que j'ai eu le plaisir de découvrir, sans pour autant les rencontrer ! Sans vous mes sept mois d'immobilité dans une nouvelle ville et une nouvelle maison auraient été bien plus longs et sans aucun doute beaucoup plus froids...
Un monde de blogs, et c'est pas fini !

septembre 25, 2007

Un certain pouvoir

On trouve de tout au rayon magazines.
Au rayon enfants, ou plutôt au rayon parents, j'ai acheté, de ma propre volonté, un de ces magazine que je lis d'habitude chez des copines ou dans une salle d'attente.
Pourquoi ai-je été acheter ça ?
Pour changer de mon hebdo que j'adore et que je dévore d'habitude, et qu'en ce moment je lis vite fait, entre deux portes si vous voyez ce que je veux dire, tant j'ai peu d'intérêt pour ce qu'il raconte et montre.
Je n'ai pas été déçue de mon achat, j'y ai trouvé un article édifiant, et je fais en ce lieu la promesse - facile, certes - de ne plus jamais acheter ce canard.
Voici l'objet de ma colère, de mon indignation, et d'une incompréhension totale :

"La maison, c'est nous !
Les chiffres sont têtus : encore aujourd'hui, sur 100 minutes de tâches domestiques, les femmes en assument 63, les hommes 37. Mais si elles soignent leur intérieur et s'efforcent de créer des conditions de vie agréables, c'est avant tout pour elles-mêmes et certainement pas pour leur compagnon, avance le sociologue François de Singly dans son dernier livre*. De fait, rare sont les hommes qui choisissent les draps dans lesquels ils dorment ou qui décident de ce qu'ils vont manger. S'occuper de tout, ça donne un certain pouvoir... On ne va tout de même pas s'en priver !"
*L'injustice ménagère, Armand Colin

Alors quoi ? J'ai plusieurs questions :
- Ils nous prennent vraiment pour des connes ou bien ?
- Si je comprends bien, une femme au foyer a soif de pouvoir, mais n'est a priori capable d'exercer ce simulacre de pouvoir que sur des choses aussi valorisantes que les menus, la couleur de la taie d'oreiller ou le produit pour laver les toilettes ?
C'est épatant.
Quelquechose m'échappe, et je trouve ça carrément dégradant de lire ce genre de choses à notre époque, alors qu'on est quand même censés avoir un poil, je dis bien un poil, évolué depuis le siècle dernier où le fin du fin pour toute ménagère qui se respecte (ménagère, rien que le nom m'amuse), était de posséder la première machine à laver. Là il y avait un progrès au moins, qui allait permettre à ces femmes de faire autrechose que de laver du linge toute la sainte journée.
En plus je trouve ça vraiment bizarre, ça sous-entend aussi que les hommes se moquent éperdument des menus, et de ce qui compose leur lieu de vie aussi, je trouve ça glauque. (J'apprends aussi que j'ai un homme de la variété "rare". Peut-être même "extra-rare", puisqu'il cuisine plus que moi).
C'est une façon de dire "Vous êtes chez vous et vous vous tapez la plus grosse part des corvées ménagères ? Prenez-en votre parti, ça vous rend very powerfull - youhou !"

Si j'étais l'auteur du livre cité je serais furax car je doute que ce soit le propos, d'après le titre et le sous-titre, je cite : "Pourquoi les femmes en font-elles toujours autant ? Les raisons des inégalités de travail domestique"

Bref, tout ceci n'est rien, je vous laisse, j'ai un pouvoir à exercer.

septembre 21, 2007

"Cher Bel Ami"

Les premières pages du roman nous présentent un homme, Georges Duroy, battant le pavé parisien et préocupé tout autant de compter combien il pourra encore faire de repas avec le reste de son salaire que de rencontrer l'amour. Miné par sa pauvre condition, il rencontre un ancien ami de régiment - Forestier - qui le fait rapidement entrer dans son salon et à la rédaction du journal pour lequel il travaille.
Cet homme, Georges Duroy, découvre rapidement qu'il n'a aucun talent pour écrire, mais également que la femme de son ami Forestier, elle, possède une véritable plume qu'elle n'hésite pas à mettre à son service.
Duroy découvre également très vite qu'il plaît aux femmes et qu'elles lui tombent dans les bras presque malgré lui. Profitant de ce charme naturel, il entre dans une danse effrenée de séduction qui ne s'arrêtera pas.
Avide de reconnaissance, de prestige et d'argent, il manipule, trahit, maltraite toutes les femmes qui lui tomberont dans les bras, et cela s'avère payant puisqu'il fait une ascension sociale fulgurante.
Une seule ne sera pas dupe, la petite fille de la première amante, qui lui aura donné ce surnom de Bel ami. Un surnom plaisant derrière lequel le personnage dissimule sa vraie figure, celle d'un dandy sans scrupules.

Bel ami est le premier livre de Maupassant que je lit. (Force est de constater que malgré des études littéraires fournies, ma culture est encore grandement lacunaire !)
J'ai beaucoup aimé son écriture, particulièrement ses descriptions, alors que Dieu sait que je ne suis pas fan des descriptions, j'ai été enchantée.
Le héros sans vergogne est vraiment de la famille des salopiots, et j'ai trouvé les portraits de femmes plutôt bien vus. Figues féminines justes, assez classiques sans tomber dans la caricature.

Un roman réjouissant que vous avez peut-être déjà tous lu, mais qui vaut le détour.

PS : un roman un peu énervant à lire quand on est une fiiiille car on attend, purement en vain il faut bien le dire, qu'une de ses conquêtes lui fasse le croc-en-jambe fatal... Rien ! C'est un héros... ;o)))

Edit du 25/09
une petite citation que j'ai aimé dans ce livre :
" Et chacun donna son avis sur cette entrée en scène de la gelée à Paris ; puis elles exprimèrent leurs préférences dans les saisons, avec toutes les raisons banales qui traînent dans les esprits comme la poussière dans les appartements."

septembre 13, 2007

Intermède ludique

Vous devriez essayer ça :

devinettor

J'aimerais bien être capable d'expliquer comment ça marche, moi...

septembre 07, 2007

Les 12 must-have de mon été

A la suite de Moune, je vous présente mes 12 must have de l'été, qui sont valables pour toute l'année !

Un peu de douceur*




Un peu de piquant





Un peu de liberté




Un peu d'argent




Un peu de suspens





Un peu d'écriture




Un peu d'activités manuelles





Un peu de lectures





Un peu de nature



Un peu de glamour



Et enfin plein de câlins



*la bague est une création de Bouillotte

septembre 04, 2007

le temps, le temps...

Je ne sais pas vous, mais moi, ça fait deux jours que je me tape du rangement : placards, papiers, et je suis loin d'avoir terminé : entre le déménagement, mon arrêt (qui ne me permettait pas de ranger vraiment puisqu’il suffisait que je lève un bras pour avoir une contraction), et les vacances, c'est toute la maison qu'il faut réorganiser.
En même temps je sens bien que je suis en train de me préparer à reprendre une vie active : m'organiser au mieux pour ne pas galérer le matin avec les deux enfants, pour ne pas perdre du temps à cuisiner le soir tout en mangeant correctement etc.
Et je profite à fond de pouvoir à nouveau bouger, sortir, conduire : j'ai une envie débordante d'une vie plus pleine, de rencontres, d’épanouissement, et une soif grandissante d'indépendance.
Le fait d'avoir deux enfants n'y est pas étranger, c'est évident.
Mais c'est aussi la prise de conscience de l'approche à grands pas des 40 ans (oui, j'ai le temps, mais... ) Cet été je me suis surprise à tressaillir dans un demi-sommeil, en pensant que j'aurai 40 ans dans presque 6 ans. Et c’est toujours pareil quand on envisage les choses avec ce recul-là, on a du mal à y croire.
Et l'écriture dans tout cela ?
J'attends d'avoir le temps.
Et plus j'attends, plus je perds la foi en ce que j'écris. En la valeur de mes idées et de mon style.
Je me dissimule derrière une foule d'arguments plus spécieux les uns que les autres, car je sais que j'ai rendez-vous avec une certaines facette de moi qui m'effraie sûrement un peu.
Et puis je suis tellement exigeante et intransigeante que créer quelque chose me renvoie à une nécessité de tolérance vis-à-vis de moi-même à laquelle je suis étrangère.
Exercice : s'astreindre à écrire chaque jour 3/4 d'heure minimum sans se poser de question sur la qualité de la production.
C'est parti.

septembre 03, 2007

Survivant - Chuck Palahniuk

Survivant - Chuck Palahniuk
Traduction : Freddy Michalski
Gallimard - 2004

A bord d'un 747 délesté de ses passagers, Tender Branson, dernier survivant de la secte des Creedish, confie à la boîte noire son histoire.
Le compte à rebours débute au chapitre 47 page 365 pour s'achever page 1 par la fin que l'on imagine.
N'étant pas aîné, Tender Branson est formé pour devenir domestique dans une famille riche et extérieure à la secte. Les aînés étant destinés à rester dans la communauté pour avoir des enfants.
Dans la lignée des grandes sectes qui connurent une fin tragique, celle des Creedish n'échappe pas à un final macabre, à ceci près qu'au suicide collectif succède une exctinction lente mais efficace des membres évoluant dans le monde extérieur qui se suicident les uns après les autres en apprenant la nouvelle de "la fin", poussant le gouvernement à mettre en place un programme de "conservation des survivants" afin de limiter les dégâts.

Mon mari ayant déjà lu plusieurs des romans de Chuck Palahniuk, j'ai ouvert ce livre poussée par une curiosité déjà aiguisée par une première tentative infructueuse de lire "Berceuse" du même auteur. Il faut ajouter à cela que l'auteur ayant écrit "Fight club" dont j'avais vu le film, j'étais curieuse de faire connaissance avec son écriture.
Je n'ai pas accroché à celui-ci, dont j'ai poussé la lecture au bout avec difficultés, poussée par l'annonce d'une fin valable.
J'ai trouvé ce livre construit comme un patchwork, mélangeant des thèmes variés mais mal assemblés. Le style ne m'a pas plu, mais je dois reconnaître que Palahniuk a bien cerné le fonctionnement des sectes et livre un personnage sans aucune prise sur sa vie, conditionné jusqu'à la moëlle pour ne jamais disposer librement de son existence.

un petit extrait pour la route :

"De huit heures à dix heures, j'étais occupé à récurer les tâches dans l'allée à voitures. De dix heures jusqu'au déjeuner à quinze heures, balayages des perrons et vérandas. De quinze à dix-sept, changement de l'eau de tous les bouquets de fleurs. De dix-sept à dix-neuf, récurage des briques de la cheminée.
Toutes les dernières minutes de mon existence ont été préétablies, et j'en suis malade, ça me fatigue.
Et je me sens comme si j'étais juste une tâche à accomplir, et rien d'autre, dans le cahier-journal de Dieu : la Renaissance italienne prévue pour tout de suite après l'âge des ténèbres.
Il y a une saison pour tout."

août 23, 2007

A la radio ce soir

A tous les mordus fanas dingues d’auteurs et d’écriture, je recommande chaleureusement l’émission de France Inter « Un été d’écrivains » où chaque soir Brigitte Kernel reçoit un auteur qui parle de sa relation à l’écriture, lit des extraits de ses livres et parle de lui.
J’ai écouté l’émission de lundi, l’invité était Christophe Ono Dit Biot pour son livre « Birmane », et mercredi c’était Anna Gavalda.
Les deux fois, j’ai adoré écouter ces personnes parler de leur relation à l’écriture, à leurs personnages, et de leurs sources d’inspiration, de la place de l’écriture dans leur vie, vraiment c’est passionnant.
C’est du lundi au vendredi de 20h05 à 21h

août 18, 2007

Un été, un Follett !

L'été dernier, j'ai dévoré Les piliers de la terre. Un de ces romans fleuve que l'on ne peut pas lâcher, d'ailleurs je me demande... combien de temps on y resterait accrochés si ces livres ne finissaient jamais ?
Combien de temps nous aurait tenu Miss Rowling si elle n'avait pas dès le début posé la construction sur sept tomes.
Elle aurait pu faire durer le plaisir, mais certainement l'aurait-elle émoussé ou dilué.
Encore une fois, je suis d'accord avec la sagesse populaire qui veut que les choses les meilleures voient leur finitude !
Les piliers de la terre l'année dernière, donc, Le troisième jumeau (1998) cette année.
Je me demande parfois si je suis trop critique ?
Autant Les piliers m'avait séduite, autant pour la construction du livre et les personnages que pour l'époque et la documentation de l'auteur, autant Le troisième jumeau ne m'a pas plus convaincue que cela. Heureusement qu'il se laissait lire vite, sinon je pense que je n'aurais pas persévéré.
Le style d'abord m'a déplu. Mais c'est une traduction, donc je ne saurais critiquer le style de l'auteur. J'ai eu l'impression de lire du Douglas K.
Mais l'histoire. Dès le titre bien sûr on sait qu'il y a un troisième jumeau. fin du suspens. Et le peu de rebondissements au cours de la lecture m'on laissé sur ma faim.
C'est dommage car en revanche l'auteur était plutôt documenté, son livre est crédible, je suis un peu déçue.

précisions du 21/08/07 car j'ai donc oublié l'essentiel, c'est-à-dire les sujets des romans :
. Les piliers de la terre est une saga, récit des aventures d'une famille dont le père est bâtisseur de cathédrales au moyen-âge.
. Le troisième jumeau est plutôt un polar sur le clonage.

août 08, 2007

Je, François Villon

Je, François Villon - JeanTeulé (2006)

Jean Teulé est journaliste. je l'ai connu dans l'émission de télévision de Bernard Rapp, "L'assiette anglaise", où il chroniquait au côté d'autres que j'affectionne : B. Rapp bien sûr, mais également Philippe Aubert, deux hommes dont j'adorais la verve et dont je regrette la disparition.
Je le découvre auteur avec ce texte romancé sur François Villon, poète de grands chemins, bandit de tous les mauvais coups.
Dès les premières lignes vous saurez à quoi vous en tenir : la scène vous donne un parfait aperçu du ton du livre. Villon était un poète, mais bien dans son époque. Il ne débordait pas de tendresse, et vous trouverez du sang, de la merde, du foutre et de la violence en toute occasion. Je ne peux pas vous dire mieux.
Au-delà de ça, Jean Teulé met parfaitement en scène les textes de Villon, leur donnant corps, odeur et vie.
Moi qui suit plutôt sensible, j'ai parfois eu du mal à aller au bout de certaines scènes. Mais elles ne sont pas gratuites. Toutes permettent de découvrir et de mieux comprendre jusqu'où Villon pouvait être aussi grand poète que le pire des salopiauds.
Et il fallait au moins ça pour comprendre.
Jean Teulé écrit divinement bien, ça je l'ai déjà dit.
Son texte est magnifiquement mené : parfaitement rythmé, j'ai eu du mal à le lâcher avant de l'avoir terminé.
Les mots de l'époque sont là, le Paris aussi, étrangement familier et pourtant si sauvagement différent que celui de notre temps, mais tellement plus vivant !
J'ai découvert les moeurs de ce siècle, dont je ne suis pas familière, et je comprends qu'on puisse en être intrigué.
Lisez-le !
Même si mon texte est décousu, je ne me pardonnerai jamais d'avoir si mal vendu ce livre, mais je crains que la fatigue ne me permette de faire mieux avant un certain temps, et je vais passer à autre chose, je ne voulais pas ne pas en parler.
je vous le livre brut : oui j'en ai pris plein les dents, oui je suis une fille moult impressionnable, mais bon sang, qu'est-ce que j'ai aimé ce bouquin !
Bravo à l'auteur pour avoir su si bien écrire l'homme, le poète, le voleur, indécrottable brigand mais poète admirable.

Pour me ratrapper, je vous livre le lien de thom, redoutable chroniqueur.

août 03, 2007

les gens passionnés

En ce moment, quand j'arrive à connecter deux neurones, je prends un plaisir fou à écouter une chanson, à découvrir un livre, à discuter avec mes amis, ou à lire vos blogs.
Quand je dis un plaisir fou, je pèse mes mots.
Ce sont des petites parenthèses qui me permettent de reprendre une bouffée d'air.
Et je suis contrariée d'être si fatiguée et de ne pas accorder autant d'attention que je le souhaiterais aux gens.

Et toujours cette envie d'écrire qui me tient, et devant laquelle je m'esquive pour des raisons plus ou moins valables.
Je crois que j'ai peur d'atteindre d'hypothétiques limites.
Encore ce que j'appeller une raison "plus ou moins valable".

J'adorerais être de ces passionnés qui se lèvent aux aurores pour écrire, dans ce temps arrêté du petit matin.
Mais je ne conçois pas de me lever tôt. En ce moment, évidemment encore moins que d'ordinaire !

Les gens passionnés m'ont toujours fascinée. Moi qui papillonne d'un truc à l'autre, qui suis changeante.
Je ne vais pas au fond des choses et déjà elles me lassent, j'ai le sentiment d'en avoir fait le tour.
Je suis très intriguée par cette capacité à se concentrer sur une cause, une activité ou une personne.
Je crois que j'aurais l'impression de me perdre.
Ce qui est assez paradoxal quand on considère que certains de ces passionnés se réalisent dans leur passion.

août 01, 2007

Au bout de 15 jours

Les jours se suivent et se ressemblent sur certains points. Levers difficiles, les repas nocturnes de mon garçon à minuit, 3 et 5 heures du matin me laissent sur le carreau au bout de 15 jours. Je ne fais pas assez de siestes dans la journée, résultat j'ai constamment l'impression d'être ivre : des vertiges, des fourmis dans la langue et un vocabulaire aléatoire "mange ta serviette/salade", "Mets ta fourchette/serviette".
Autant vous dire que dans ces conditions, j'aimerais écrire mais je choisis de m'abstenir. Je n'ai pas envie de me relire dans quelque temps et de constater, navrée, que je commets une répétition par phrase.
Non, je n'ai pas les yeux en face des trous.
J'ai commencé "Je, François Villon" hier. Jean Teulé écrit très bien, mais je relis une quantité incroyable de phrases, me faisant parfois des noeuds au cerveau pour remettre les mots dans l'ordre et en comprendre le sens.
Enfin bon, il fait beau, j'ai enfin réussi à liquider une des deux piles de papiers qui se sont constituée sur notre bar, ça dégage un peu les idées. Je ferai sûrement la seconde demain. Avec un peu de courage.
J'ai des envies de cure de sommeil.
Ce qui me fait le plus bizarre, c'est que j'en arrive à ne plus avoir envie de voir mes amis tellement je préfèrerais dormir.
ça m'effraie.

juillet 30, 2007

un bon lundi matin

est par exemple ensoleillé, et vous vous retrouvez par hasard sur youtube à regarder un clip de Bowie qui donne des ailes, la pèche et envie de déplacer des montagnes.
Sans parler du charme fou de cet homme...

ça le fait. comme je disais quand j'étais jeuuuune.
Bon d'accord, ça m'échappe encore de temps en temps. Je dois donc être encore un peu jeune ;o)


HEROES - David Bowie

juillet 24, 2007

Peau d'âne

Film de Jacques Demy - 1970

Un monument de kitshitude, j'adore !
Ne manquez surtout pas le moment des galipettes.
mais les princesses séduisent toujours autant, en tous cas ma fille...
"C'est trop classe", "elle est trop belle" etc.


juillet 22, 2007

Des nouvelles et des livres !

Oui oui oui, nous voici tous de retour à la maison, nous retrouvons un certain équilibre. Les vacances ensemble, enfin !
Petit d'homme pionce, dort, ronque, se repose, reprend des forces, et sinon, il mange, boit, se sustante, se repait, se goinfre comme un ogre.
Et entre ces deux activités majeures, une autre primordiale : les câlins !
La famille, les amis, se réunissent tous autour de nous pour faire sa connaissance, et le trouvent bien mignon.
Demain j'irai le peser, il y a une semaine il faisait 2,100 kg, donc il faut rester vigilent. Un peu.
Mais je suis heureuse d'avoir entendu que nous étions des parents cool. Je trouve ça important.
Demain c'est le premier vrai jour de vacances, nous n'avons pas vraiment établis de planning pour nos 15 jours en régions parisienne, les idées commencent à affleurer, comme le jardin du château de Versailles ou certains endroits de Paris que nous aimons.
Si vous avez des idées, on prend !
Et vous ? Vous allez où cet été ?


sinon en vrac, dans les derniers livres que j'ai lu :

> Juste avant de partir en catastrophe à l'hopital, un livre génial, j'ai adoré :

. L'appel de la forêt - Jack London
Mon premier London. Dieu qu'il écrit bien ! j'imagine que la plupart d'entre vous connaît ce classique, sinon, foncez pour lire cette histoire d'un chien de bourgeois enlevé pour être vendu comme chien de traineau, qui découvre le coeur de ses instincts. Une plume d'une richesse et d'une élégance à tomber, un récit plein d'aventure, ça se dévore.

> Ensuite à l'hopital, mon entourage m'a prêté des livres. Désolée de les "descendre", je me dis parfois que je suis trop exigente, mais bon, soyons honnète, c'est divertissant, surtout quand on vient d'accoucher, mais point trop n'en faut :

. La femme du Ve - Douglas Kennedy
Comment ? Ah... j'avais dit que je ne lirais plus de D. Kennedy ? C'était pas idiot comme idée. Je suis très déçue par l'histoire. La fameuse femme apparaît tard, l'intrigue tarde à se mettre en place. On dirait qu'il a eu plusieurs idées et les a réunies tant bien que mal dans un roman.
Que dire du dénouement... décevant, moyen, faible.
Bref, je n'ai pas aimé.
Si encore c'était bien écrit...

. 7 jours pour une éternité - Marc Levy
Comment ? Ah... j'avais dit que je ne lirais plus de M. Levy ? Ce n'était pas idiot comme idée.
Bon, le diable et dieu envoient chacun leur meilleur agent pour faire régner le mal ou le bien au cours d'un affrontement. Les deux se rencontrent.
C'est divertissant, un peu.

. la tante julia et le scribouillard - Mario Vargas llosa
Et ça c'est l'exception ! L'histoire d'amour de la tante Julia et du scribouillard , qui travaille dans une radio où son diffusés des romans feuilletons très appréciés au Pérou. C'est drôle, original, et superbement bien écrit.


Là je viens de commencer "Doggy bag" de Djian, auquel je reviens après n'avoir rien lu de lui depuis 15 ans. On verra, je vous tiens au courant.

juillet 19, 2007

Enfin dehors

Notre fils est exceptionnel. En toute objectivité.
Il est donc sorti de néonat mardi, nous sommes enfin réunis tous les quatre à la maison, et nous faisons portes ouvertes pour accueillir tous nos proches qui n'ont pas pu faire sa connaissance plus tôt.

Mille mercis pour vos messages de soutien. Nous avons découvert le monde des parents de préma, et j'ai juste l'impression que la moitié des bébés sont passés par la néonat !

Un monde à part, la néonat, où l'on relativise un grand coup quand on apprend que d'autres enfants du service sont là pour maladie.

J'envoie un grand message de soutien à tous les parents qui traversent ce genre d'épreuve, je suis de tout coeur avec vous.

juillet 09, 2007

Naissance

Notre garçon est né fin juin, soit un peu plus d'un mois et demi avant le terme.
Il est en pleine forme, et nous attendons qu'il soit suffisamment autonome pour pouvoir rentrer à la maison.
Cela devrait prendre deux à trois semaines.
Dix jours de turbulences, de grands bonheurs mais aussi d'angoisse.
Malgré le risque, je ne m'attendais tout de même pas à ce que ce soit si tôt.
J'ai tout fait pour le garder le plus longtemps possible au chaud, mais la nature et le corps font bien ce qu'ils veulent.
Nous devons continuer à être patients.
Je vois les points positifs ; je vais pouvoir peindre sa chambre, aller au ciné avec D'artagnan et me reposer.
C'est un peu dur côté moral, mais le repos devrait y faire, n'est-ce pas ?

juin 27, 2007

Entre les murs

Entre les murs - François Begaudeau (2007)

Une petite incursion dans un collège du 19e arrondissement, par le biais d'un professeur de français, prof principal d'une classe de troisième.
Le livre couvre l'année scolaire, mais sans autres repères chronologiques que les descriptions météo des jours de rentrée.
Quelques échanges en salle des profs, quelques échanges en classe avec les élèves. On passe d'un cours à l'autre, d'un élève à l'autre de morceaux choisis en épisodes quotidiens.
L'écriture souvent imagée rend parfaitement le ton et l'atmosphère des classes.
Et un auteur ironique à souhait, le tout sur un rythme léger. ça se lit tout seul, ça rappelle le collège (en tout cas, ça m'a rappelé le mien ;o)
A lire en cette veille de vacances pour se rappeler que certains d'entre nous ne les ont pas quittés, ces murs.

juin 21, 2007

Extrait : La fin de Satan

Le soleil était là qui mourait dans l'abîme

(Et nox facta est, VIII)

Le soleil était là qui mourait dans l'abîme.

L'astre, au fond du brouillard, sans air qui le ranime,
Se refroidissait, morne et lentement détruit.
On voyait sa rondeur sinistre dans la nuit ;
Et l'on voyait décroître, en ce silence sombre,
Ses ulcères de feu sous une lèpre d'ombre.
Charbon d'un monde éteint ! flambeau soufflé par Dieu !
Ses crevasses montraient encore un peu de feu.
Comme si par les trous du crâne on eût vu l'âme.
Au centre palpitait et rampait une flamme
Qui par instants léchait les bords extérieurs,
Et de chaque cratère il sortait des lueurs
Qui frissonnaient ainsi que de flamboyants glaives,
Et s'évanouissaient sans bruit comme des rêves.
L'astre était presque noir. L'archange était si las
Qu'il n'avait plus de voix et plus de souffle, hélas !
Et l'astre agonisait sous ses regards farouches.
Il mourait, il luttait. Avec ses sombres bouches
Dans l'obscurité froide il lançait par moments
Des flots ardents, des blocs rougis, des monts fumants,
Des rocs tout écumants de sa clarté première ;
Comme si ce géant de vie et de lumière,
Englouti par la brume où tout s'évanouit,
N'eût pas voulu mourir sans insulter la nuit
Et sans cracher sa lave à la face de l'ombre.
Autour de lui le temps et l'espace et le nombre
Et la forme et le bruit expiraient, en créant
L'unité formidable et noire du néant.
Le spectre Rien levait sa tête hors du gouffre.

Soudain, du coeur de l'astre, un âpre jet de soufre,
Pareil à la clameur du mourant éperdu,
Sortit, brusque, éclatant, splendide, inattendu,
Et, découpant au loin mille formes funèbres,
Énorme, illumina, jusqu'au fond des ténèbres,
Les porches monstrueux de l'infini profond.
Les angles que la nuit et l'immensité font
Apparurent. Satan, égaré, sans haleine,
La prunelle éblouie et de cet éclat pleine,
Battit de l'aile, ouvrit les mains, puis tressaillit
Et cria : - Désespoir ! le voilà qui pâlit ! -

Et l'archange comprit, pareil au mât qui sombre,
Qu'il était le noyé du déluge de l'ombre ;
Il reploya son aile aux ongles de granit
Et se tordit les bras. - Et l'astre s'éteignit.


Victor HUGO (1802-1885)

juin 19, 2007

Couchée !

Que le titre ne vous trompe pas, ceci n'a rien à voir avec mon message précédant.
Quoique.
J-60, hier, visite du 7e mois. La gentille docteure aux lunettes rouges me dit dans un sourire "Je crois que vous n'allez plus trop pouvoir sortir..."
Et la patiente lonesome neurone que je suis, après un petit temps :
"Vous voulez dire... sortir ? Dehors ?"
"Oui, sortir et prendre la voiture etc." poursuit le sourire.

Dire que je ne m'y attendais pas serait mentir. 35 contractions samedi, dont cinq au réveil sans même avoir eu le temps de poser un pied par terre, il aurait fallu que je sois un peu naïve de croire qu'elle allait me laisser continuer à courir les champs telle un garenne...

Donc bref, après un petit trou d'air, une décompression en quelque sorte, pendant laquelle j'embrasse d'un seul coup tout ce que je ne pourrai probablement pas faire avant l'arrivée du bébé, j'envisage tout ce que cette situation signifie de repos, de débranchage et d'irresponsabilité dont il faut parfois savoir profiter.

La seule chose c'est que je ne peux pas débrancher ma fille de 4 ans, qui elle a une forme d'enfer et commence à trouver le temps de "Maman a mal au ventre, elle ne peut pas faire grand chose" beaucoup trop long.

Je souhaite continuer à aller la chercher à l'école. Il reste deux semaines.

Bonne-Maman arrive la semaine prochaine. C'est bien. Elle va me permettre de souffler, à mon homme aussi. J'appréhende un peu quand même. Je n'imagine pas comment vont se passer les journées, moi allongée. On verra bien.

En revanche, j'ai une petite faveur à lui demander... Si elle ne nous demandait pas à chaque conversation téléphonique quel est le sexe du bébé, ce serait idéal.
On a probablement été trop honnètes en disant que nous le connaissions, et beaucoup de gens ne comprennent pas que nous ne souhaitons pas le dire. Ce n'est pas que nous jouons aux cachotiers, mais pour le moment nous ne sommes tout simplement pas prêts à le dire. Je suis peut-être une angoissée de la vie, mais je n'arrive pas à en parler comme si tout allait bien, presque comme s'il était déjà là.
Et puis souvent, une fois que vous avez donné le sexe, les gens poursuivent sur la lancée en demandant le prénom.
J'ai des amis qui ont ainsi changé leur fusil d'épaule, en réactions aux commentaires des uns et des autres sur le prénom envisagé pour l'enfant.
A mon sens, s'ils l'ont fait c'est qu'ils n'étaient peut-être pas si sûrs de ce prénom. Mais quoiqu'il en soit, et vu les réflexions que se permettent les gens (de la famille ou autre) quand l'enfant est né, je n'ose même pas imaginer ce qu'ils se seraient permis de dire avant la naissance !

Bref, me voici donc consignée dans mon lit.
Concrètement, je dois tenir jusqu'à la mi-juillet. Et il commence à faire quand même chaud, je crains que mon ordi fasse une combustion spontané. Ce serait moyen.

Mais, dans mon isolement, j'ai de la chance, figurez-vous ! France 3 rediffuse des épisodes de Magnum ! N'est-ce pas un signe ?

Extrait :
Higgins : "Magnum, qu'est-ce que vous avez fait ? Il y a un avion dans la piscine d'eau de mer de Monsieur Robin Masters."
Ah... le voir courir en short court sur la plage de Robin Masters... Cela ne m'aurait pas été donné si je n'avais pas été arrêtée. Ben oui, puisque mon congé pathologique ne commence que samedi. Moi qui souhaitait pas plus tard que la semaine dernière revoir des épisodes... Quel bol quand même !


juin 18, 2007

Les mots que j'aime - 2 sur... : MOUFTER

moufter ou moufeter
(verbe intransitif)
[familier] Protester.

Un bien joli petit mot qui sonne tout doux. Des assonances avec les mots "mouflet" et "mouflon" qui peuvent expliquer le côté un peu enfantin que je met derrière. On imagine un chien à grosses bajoues, couché la tête posée entre les pattes et qui lâche un "mouf" discret et désabusé. Moufter pour moi, c'est ça.

juin 15, 2007

Les mots que j'aime - 1 sur... : SOTTISE

SOTTISE

déf. : Défaut de bon sens, de jugement, d'esprit.• Action, parole sotte.• Injure.

Un mot qui résonne chez moi dans la bouche de ma grand-mère. Dont je trouve la désuétude charmante. La sottise me semble moins péjorative que la bétise. Ces deux mots ont pourtant des définitions très proches, mais il me semble qu'aujourdh'ui la bétise représente plus facilement l'acte de faire une bétise que la bétise humaine. Quoique. Ce n'est pas si simple, qu'en pensez-vous ?
On parle de la bétise d'un enfant pour un acte, mais de la bétise d'un adulte comme d'un état de bétise intellectuelle, non ?

D'après moi encore une fois, dire de quelqu'un qu'il est sot est moins négatif que de dire qu'il est bète.
Un sot c'est mignon. C'est l'idiot du village, le ravi de la crèche, le simplet.

D'ailleurs ça me fait penser à ce mot "sot-l'y-laisse". Vous connaissez, j'en suis sûre, cette petite partie charnue du poulet, délicieuse, que certains découpeurs du dimanche n'hésitent pas à manger en douce dans la cuisine, comme en récompense de leur effort... Un article trouvé dans Wikipédia soulève une confusion sur l'emplacement exact de ces morceaux : ici
Ce qu'on trouve sur wikipédia...

juin 06, 2007

Ce dont je reve...

Je rêve de

voyager :
découvrir l'Islande, l'Irlande, l'Ecosse, la Suède et le Danemark, l'Île de Pâques, les chutes d'iguazu, Ushuaïa, l'Australie, les États-Unis...








Je rêve de

terminer le livre que j'ai commencé


Je rêve de

trouver un job qui me corresponde mieux que le mien actuellement


Je rêve de

me libérer de ce besoin de reconnaissance qui pourrit tout


Je rêve de

me coucher le soir en étant fière de ce que j'ai accompli dans la journée


Je rêve de

concrétiser tout cela... ;-)


Et maintenant que j'ai fait une jolie liste, je n'ai plus qu'à...