On trouve de tout au rayon magazines.
Au rayon enfants, ou plutôt au rayon parents, j'ai acheté, de ma propre volonté, un de ces magazine que je lis d'habitude chez des copines ou dans une salle d'attente.
Pourquoi ai-je été acheter ça ?
Pour changer de mon hebdo que j'adore et que je dévore d'habitude, et qu'en ce moment je lis vite fait, entre deux portes si vous voyez ce que je veux dire, tant j'ai peu d'intérêt pour ce qu'il raconte et montre.
Je n'ai pas été déçue de mon achat, j'y ai trouvé un article édifiant, et je fais en ce lieu la promesse - facile, certes - de ne plus jamais acheter ce canard.
Voici l'objet de ma colère, de mon indignation, et d'une incompréhension totale :
"La maison, c'est nous !
Les chiffres sont têtus : encore aujourd'hui, sur 100 minutes de tâches domestiques, les femmes en assument 63, les hommes 37. Mais si elles soignent leur intérieur et s'efforcent de créer des conditions de vie agréables, c'est avant tout pour elles-mêmes et certainement pas pour leur compagnon, avance le sociologue François de Singly dans son dernier livre*. De fait, rare sont les hommes qui choisissent les draps dans lesquels ils dorment ou qui décident de ce qu'ils vont manger. S'occuper de tout, ça donne un certain pouvoir... On ne va tout de même pas s'en priver !"
*L'injustice ménagère, Armand Colin
Alors quoi ? J'ai plusieurs questions :
- Ils nous prennent vraiment pour des connes ou bien ?
- Si je comprends bien, une femme au foyer a soif de pouvoir, mais n'est a priori capable d'exercer ce simulacre de pouvoir que sur des choses aussi valorisantes que les menus, la couleur de la taie d'oreiller ou le produit pour laver les toilettes ?
C'est épatant.
Quelquechose m'échappe, et je trouve ça carrément dégradant de lire ce genre de choses à notre époque, alors qu'on est quand même censés avoir un poil, je dis bien un poil, évolué depuis le siècle dernier où le fin du fin pour toute ménagère qui se respecte (ménagère, rien que le nom m'amuse), était de posséder la première machine à laver. Là il y avait un progrès au moins, qui allait permettre à ces femmes de faire autrechose que de laver du linge toute la sainte journée.
En plus je trouve ça vraiment bizarre, ça sous-entend aussi que les hommes se moquent éperdument des menus, et de ce qui compose leur lieu de vie aussi, je trouve ça glauque. (J'apprends aussi que j'ai un homme de la variété "rare". Peut-être même "extra-rare", puisqu'il cuisine plus que moi).
C'est une façon de dire "Vous êtes chez vous et vous vous tapez la plus grosse part des corvées ménagères ? Prenez-en votre parti, ça vous rend very powerfull - youhou !"
Si j'étais l'auteur du livre cité je serais furax car je doute que ce soit le propos, d'après le titre et le sous-titre, je cite : "Pourquoi les femmes en font-elles toujours autant ? Les raisons des inégalités de travail domestique"
Bref, tout ceci n'est rien, je vous laisse, j'ai un pouvoir à exercer.
septembre 25, 2007
septembre 21, 2007
"Cher Bel Ami"
Les premières pages du roman nous présentent un homme, Georges Duroy, battant le pavé parisien et préocupé tout autant de compter combien il pourra encore faire de repas avec le reste de son salaire que de rencontrer l'amour. Miné par sa pauvre condition, il rencontre un ancien ami de régiment - Forestier - qui le fait rapidement entrer dans son salon et à la rédaction du journal pour lequel il travaille.
Cet homme, Georges Duroy, découvre rapidement qu'il n'a aucun talent pour écrire, mais également que la femme de son ami Forestier, elle, possède une véritable plume qu'elle n'hésite pas à mettre à son service.
Duroy découvre également très vite qu'il plaît aux femmes et qu'elles lui tombent dans les bras presque malgré lui. Profitant de ce charme naturel, il entre dans une danse effrenée de séduction qui ne s'arrêtera pas.
Avide de reconnaissance, de prestige et d'argent, il manipule, trahit, maltraite toutes les femmes qui lui tomberont dans les bras, et cela s'avère payant puisqu'il fait une ascension sociale fulgurante.
Une seule ne sera pas dupe, la petite fille de la première amante, qui lui aura donné ce surnom de Bel ami. Un surnom plaisant derrière lequel le personnage dissimule sa vraie figure, celle d'un dandy sans scrupules.
Bel ami est le premier livre de Maupassant que je lit. (Force est de constater que malgré des études littéraires fournies, ma culture est encore grandement lacunaire !)
J'ai beaucoup aimé son écriture, particulièrement ses descriptions, alors que Dieu sait que je ne suis pas fan des descriptions, j'ai été enchantée.
Le héros sans vergogne est vraiment de la famille des salopiots, et j'ai trouvé les portraits de femmes plutôt bien vus. Figues féminines justes, assez classiques sans tomber dans la caricature.
Un roman réjouissant que vous avez peut-être déjà tous lu, mais qui vaut le détour.
PS : un roman un peu énervant à lire quand on est une fiiiille car on attend, purement en vain il faut bien le dire, qu'une de ses conquêtes lui fasse le croc-en-jambe fatal... Rien ! C'est un héros... ;o)))
Edit du 25/09
une petite citation que j'ai aimé dans ce livre :
" Et chacun donna son avis sur cette entrée en scène de la gelée à Paris ; puis elles exprimèrent leurs préférences dans les saisons, avec toutes les raisons banales qui traînent dans les esprits comme la poussière dans les appartements."
Cet homme, Georges Duroy, découvre rapidement qu'il n'a aucun talent pour écrire, mais également que la femme de son ami Forestier, elle, possède une véritable plume qu'elle n'hésite pas à mettre à son service.
Duroy découvre également très vite qu'il plaît aux femmes et qu'elles lui tombent dans les bras presque malgré lui. Profitant de ce charme naturel, il entre dans une danse effrenée de séduction qui ne s'arrêtera pas.
Avide de reconnaissance, de prestige et d'argent, il manipule, trahit, maltraite toutes les femmes qui lui tomberont dans les bras, et cela s'avère payant puisqu'il fait une ascension sociale fulgurante.
Une seule ne sera pas dupe, la petite fille de la première amante, qui lui aura donné ce surnom de Bel ami. Un surnom plaisant derrière lequel le personnage dissimule sa vraie figure, celle d'un dandy sans scrupules.
Bel ami est le premier livre de Maupassant que je lit. (Force est de constater que malgré des études littéraires fournies, ma culture est encore grandement lacunaire !)
J'ai beaucoup aimé son écriture, particulièrement ses descriptions, alors que Dieu sait que je ne suis pas fan des descriptions, j'ai été enchantée.
Le héros sans vergogne est vraiment de la famille des salopiots, et j'ai trouvé les portraits de femmes plutôt bien vus. Figues féminines justes, assez classiques sans tomber dans la caricature.
Un roman réjouissant que vous avez peut-être déjà tous lu, mais qui vaut le détour.
PS : un roman un peu énervant à lire quand on est une fiiiille car on attend, purement en vain il faut bien le dire, qu'une de ses conquêtes lui fasse le croc-en-jambe fatal... Rien ! C'est un héros... ;o)))
Edit du 25/09
une petite citation que j'ai aimé dans ce livre :
" Et chacun donna son avis sur cette entrée en scène de la gelée à Paris ; puis elles exprimèrent leurs préférences dans les saisons, avec toutes les raisons banales qui traînent dans les esprits comme la poussière dans les appartements."
septembre 13, 2007
Intermède ludique
Vous devriez essayer ça :
devinettor
J'aimerais bien être capable d'expliquer comment ça marche, moi...
devinettor
J'aimerais bien être capable d'expliquer comment ça marche, moi...
septembre 07, 2007
Les 12 must-have de mon été
A la suite de Moune, je vous présente mes 12 must have de l'été, qui sont valables pour toute l'année !
Un peu de douceur*

Un peu de piquant

Un peu de liberté

Un peu d'argent

Un peu de suspens

Un peu d'écriture

Un peu d'activités manuelles

Un peu de lectures

Un peu de nature

Un peu de glamour

Et enfin plein de câlins

*la bague est une création de Bouillotte
Un peu de douceur*
Un peu de piquant
Un peu de liberté
Un peu d'argent
Un peu de suspens

Un peu d'écriture

Un peu d'activités manuelles
Un peu de lectures
Un peu de nature
Un peu de glamour

Et enfin plein de câlins
*la bague est une création de Bouillotte
septembre 04, 2007
le temps, le temps...
Je ne sais pas vous, mais moi, ça fait deux jours que je me tape du rangement : placards, papiers, et je suis loin d'avoir terminé : entre le déménagement, mon arrêt (qui ne me permettait pas de ranger vraiment puisqu’il suffisait que je lève un bras pour avoir une contraction), et les vacances, c'est toute la maison qu'il faut réorganiser.
En même temps je sens bien que je suis en train de me préparer à reprendre une vie active : m'organiser au mieux pour ne pas galérer le matin avec les deux enfants, pour ne pas perdre du temps à cuisiner le soir tout en mangeant correctement etc.
Et je profite à fond de pouvoir à nouveau bouger, sortir, conduire : j'ai une envie débordante d'une vie plus pleine, de rencontres, d’épanouissement, et une soif grandissante d'indépendance.
Le fait d'avoir deux enfants n'y est pas étranger, c'est évident.
Mais c'est aussi la prise de conscience de l'approche à grands pas des 40 ans (oui, j'ai le temps, mais... ) Cet été je me suis surprise à tressaillir dans un demi-sommeil, en pensant que j'aurai 40 ans dans presque 6 ans. Et c’est toujours pareil quand on envisage les choses avec ce recul-là, on a du mal à y croire.
Et l'écriture dans tout cela ?
J'attends d'avoir le temps.
Et plus j'attends, plus je perds la foi en ce que j'écris. En la valeur de mes idées et de mon style.
Je me dissimule derrière une foule d'arguments plus spécieux les uns que les autres, car je sais que j'ai rendez-vous avec une certaines facette de moi qui m'effraie sûrement un peu.
Et puis je suis tellement exigeante et intransigeante que créer quelque chose me renvoie à une nécessité de tolérance vis-à-vis de moi-même à laquelle je suis étrangère.
Exercice : s'astreindre à écrire chaque jour 3/4 d'heure minimum sans se poser de question sur la qualité de la production.
C'est parti.
En même temps je sens bien que je suis en train de me préparer à reprendre une vie active : m'organiser au mieux pour ne pas galérer le matin avec les deux enfants, pour ne pas perdre du temps à cuisiner le soir tout en mangeant correctement etc.
Et je profite à fond de pouvoir à nouveau bouger, sortir, conduire : j'ai une envie débordante d'une vie plus pleine, de rencontres, d’épanouissement, et une soif grandissante d'indépendance.
Le fait d'avoir deux enfants n'y est pas étranger, c'est évident.
Mais c'est aussi la prise de conscience de l'approche à grands pas des 40 ans (oui, j'ai le temps, mais... ) Cet été je me suis surprise à tressaillir dans un demi-sommeil, en pensant que j'aurai 40 ans dans presque 6 ans. Et c’est toujours pareil quand on envisage les choses avec ce recul-là, on a du mal à y croire.
Et l'écriture dans tout cela ?
J'attends d'avoir le temps.
Et plus j'attends, plus je perds la foi en ce que j'écris. En la valeur de mes idées et de mon style.
Je me dissimule derrière une foule d'arguments plus spécieux les uns que les autres, car je sais que j'ai rendez-vous avec une certaines facette de moi qui m'effraie sûrement un peu.
Et puis je suis tellement exigeante et intransigeante que créer quelque chose me renvoie à une nécessité de tolérance vis-à-vis de moi-même à laquelle je suis étrangère.
Exercice : s'astreindre à écrire chaque jour 3/4 d'heure minimum sans se poser de question sur la qualité de la production.
C'est parti.
septembre 03, 2007
Survivant - Chuck Palahniuk
Survivant - Chuck Palahniuk
Traduction : Freddy Michalski
Gallimard - 2004
A bord d'un 747 délesté de ses passagers, Tender Branson, dernier survivant de la secte des Creedish, confie à la boîte noire son histoire.
Le compte à rebours débute au chapitre 47 page 365 pour s'achever page 1 par la fin que l'on imagine.
N'étant pas aîné, Tender Branson est formé pour devenir domestique dans une famille riche et extérieure à la secte. Les aînés étant destinés à rester dans la communauté pour avoir des enfants.
Dans la lignée des grandes sectes qui connurent une fin tragique, celle des Creedish n'échappe pas à un final macabre, à ceci près qu'au suicide collectif succède une exctinction lente mais efficace des membres évoluant dans le monde extérieur qui se suicident les uns après les autres en apprenant la nouvelle de "la fin", poussant le gouvernement à mettre en place un programme de "conservation des survivants" afin de limiter les dégâts.
Mon mari ayant déjà lu plusieurs des romans de Chuck Palahniuk, j'ai ouvert ce livre poussée par une curiosité déjà aiguisée par une première tentative infructueuse de lire "Berceuse" du même auteur. Il faut ajouter à cela que l'auteur ayant écrit "Fight club" dont j'avais vu le film, j'étais curieuse de faire connaissance avec son écriture.
Je n'ai pas accroché à celui-ci, dont j'ai poussé la lecture au bout avec difficultés, poussée par l'annonce d'une fin valable.
J'ai trouvé ce livre construit comme un patchwork, mélangeant des thèmes variés mais mal assemblés. Le style ne m'a pas plu, mais je dois reconnaître que Palahniuk a bien cerné le fonctionnement des sectes et livre un personnage sans aucune prise sur sa vie, conditionné jusqu'à la moëlle pour ne jamais disposer librement de son existence.
un petit extrait pour la route :
"De huit heures à dix heures, j'étais occupé à récurer les tâches dans l'allée à voitures. De dix heures jusqu'au déjeuner à quinze heures, balayages des perrons et vérandas. De quinze à dix-sept, changement de l'eau de tous les bouquets de fleurs. De dix-sept à dix-neuf, récurage des briques de la cheminée.
Toutes les dernières minutes de mon existence ont été préétablies, et j'en suis malade, ça me fatigue.
Et je me sens comme si j'étais juste une tâche à accomplir, et rien d'autre, dans le cahier-journal de Dieu : la Renaissance italienne prévue pour tout de suite après l'âge des ténèbres.
Il y a une saison pour tout."
Traduction : Freddy Michalski
Gallimard - 2004
A bord d'un 747 délesté de ses passagers, Tender Branson, dernier survivant de la secte des Creedish, confie à la boîte noire son histoire.
Le compte à rebours débute au chapitre 47 page 365 pour s'achever page 1 par la fin que l'on imagine.
N'étant pas aîné, Tender Branson est formé pour devenir domestique dans une famille riche et extérieure à la secte. Les aînés étant destinés à rester dans la communauté pour avoir des enfants.
Dans la lignée des grandes sectes qui connurent une fin tragique, celle des Creedish n'échappe pas à un final macabre, à ceci près qu'au suicide collectif succède une exctinction lente mais efficace des membres évoluant dans le monde extérieur qui se suicident les uns après les autres en apprenant la nouvelle de "la fin", poussant le gouvernement à mettre en place un programme de "conservation des survivants" afin de limiter les dégâts.
Mon mari ayant déjà lu plusieurs des romans de Chuck Palahniuk, j'ai ouvert ce livre poussée par une curiosité déjà aiguisée par une première tentative infructueuse de lire "Berceuse" du même auteur. Il faut ajouter à cela que l'auteur ayant écrit "Fight club" dont j'avais vu le film, j'étais curieuse de faire connaissance avec son écriture.
Je n'ai pas accroché à celui-ci, dont j'ai poussé la lecture au bout avec difficultés, poussée par l'annonce d'une fin valable.
J'ai trouvé ce livre construit comme un patchwork, mélangeant des thèmes variés mais mal assemblés. Le style ne m'a pas plu, mais je dois reconnaître que Palahniuk a bien cerné le fonctionnement des sectes et livre un personnage sans aucune prise sur sa vie, conditionné jusqu'à la moëlle pour ne jamais disposer librement de son existence.
un petit extrait pour la route :
"De huit heures à dix heures, j'étais occupé à récurer les tâches dans l'allée à voitures. De dix heures jusqu'au déjeuner à quinze heures, balayages des perrons et vérandas. De quinze à dix-sept, changement de l'eau de tous les bouquets de fleurs. De dix-sept à dix-neuf, récurage des briques de la cheminée.
Toutes les dernières minutes de mon existence ont été préétablies, et j'en suis malade, ça me fatigue.
Et je me sens comme si j'étais juste une tâche à accomplir, et rien d'autre, dans le cahier-journal de Dieu : la Renaissance italienne prévue pour tout de suite après l'âge des ténèbres.
Il y a une saison pour tout."
août 23, 2007
A la radio ce soir
A tous les mordus fanas dingues d’auteurs et d’écriture, je recommande chaleureusement l’émission de France Inter « Un été d’écrivains » où chaque soir Brigitte Kernel reçoit un auteur qui parle de sa relation à l’écriture, lit des extraits de ses livres et parle de lui.
J’ai écouté l’émission de lundi, l’invité était Christophe Ono Dit Biot pour son livre « Birmane », et mercredi c’était Anna Gavalda.
Les deux fois, j’ai adoré écouter ces personnes parler de leur relation à l’écriture, à leurs personnages, et de leurs sources d’inspiration, de la place de l’écriture dans leur vie, vraiment c’est passionnant.
C’est du lundi au vendredi de 20h05 à 21h
J’ai écouté l’émission de lundi, l’invité était Christophe Ono Dit Biot pour son livre « Birmane », et mercredi c’était Anna Gavalda.
Les deux fois, j’ai adoré écouter ces personnes parler de leur relation à l’écriture, à leurs personnages, et de leurs sources d’inspiration, de la place de l’écriture dans leur vie, vraiment c’est passionnant.
C’est du lundi au vendredi de 20h05 à 21h
août 18, 2007
Un été, un Follett !
L'été dernier, j'ai dévoré Les piliers de la terre. Un de ces romans fleuve que l'on ne peut pas lâcher, d'ailleurs je me demande... combien de temps on y resterait accrochés si ces livres ne finissaient jamais ?
Combien de temps nous aurait tenu Miss Rowling si elle n'avait pas dès le début posé la construction sur sept tomes.
Elle aurait pu faire durer le plaisir, mais certainement l'aurait-elle émoussé ou dilué.
Encore une fois, je suis d'accord avec la sagesse populaire qui veut que les choses les meilleures voient leur finitude !
Les piliers de la terre l'année dernière, donc, Le troisième jumeau (1998) cette année.
Je me demande parfois si je suis trop critique ?
Autant Les piliers m'avait séduite, autant pour la construction du livre et les personnages que pour l'époque et la documentation de l'auteur, autant Le troisième jumeau ne m'a pas plus convaincue que cela. Heureusement qu'il se laissait lire vite, sinon je pense que je n'aurais pas persévéré.
Le style d'abord m'a déplu. Mais c'est une traduction, donc je ne saurais critiquer le style de l'auteur. J'ai eu l'impression de lire du Douglas K.
Mais l'histoire. Dès le titre bien sûr on sait qu'il y a un troisième jumeau. fin du suspens. Et le peu de rebondissements au cours de la lecture m'on laissé sur ma faim.
C'est dommage car en revanche l'auteur était plutôt documenté, son livre est crédible, je suis un peu déçue.
précisions du 21/08/07 car j'ai donc oublié l'essentiel, c'est-à-dire les sujets des romans :
. Les piliers de la terre est une saga, récit des aventures d'une famille dont le père est bâtisseur de cathédrales au moyen-âge.
. Le troisième jumeau est plutôt un polar sur le clonage.
Combien de temps nous aurait tenu Miss Rowling si elle n'avait pas dès le début posé la construction sur sept tomes.
Elle aurait pu faire durer le plaisir, mais certainement l'aurait-elle émoussé ou dilué.
Encore une fois, je suis d'accord avec la sagesse populaire qui veut que les choses les meilleures voient leur finitude !
Les piliers de la terre l'année dernière, donc, Le troisième jumeau (1998) cette année.
Je me demande parfois si je suis trop critique ?
Autant Les piliers m'avait séduite, autant pour la construction du livre et les personnages que pour l'époque et la documentation de l'auteur, autant Le troisième jumeau ne m'a pas plus convaincue que cela. Heureusement qu'il se laissait lire vite, sinon je pense que je n'aurais pas persévéré.
Le style d'abord m'a déplu. Mais c'est une traduction, donc je ne saurais critiquer le style de l'auteur. J'ai eu l'impression de lire du Douglas K.
Mais l'histoire. Dès le titre bien sûr on sait qu'il y a un troisième jumeau. fin du suspens. Et le peu de rebondissements au cours de la lecture m'on laissé sur ma faim.
C'est dommage car en revanche l'auteur était plutôt documenté, son livre est crédible, je suis un peu déçue.
précisions du 21/08/07 car j'ai donc oublié l'essentiel, c'est-à-dire les sujets des romans :
. Les piliers de la terre est une saga, récit des aventures d'une famille dont le père est bâtisseur de cathédrales au moyen-âge.
. Le troisième jumeau est plutôt un polar sur le clonage.
août 08, 2007
Je, François Villon
Je, François Villon - JeanTeulé (2006)
Jean Teulé est journaliste. je l'ai connu dans l'émission de télévision de Bernard Rapp, "L'assiette anglaise", où il chroniquait au côté d'autres que j'affectionne : B. Rapp bien sûr, mais également Philippe Aubert, deux hommes dont j'adorais la verve et dont je regrette la disparition.
Je le découvre auteur avec ce texte romancé sur François Villon, poète de grands chemins, bandit de tous les mauvais coups.
Dès les premières lignes vous saurez à quoi vous en tenir : la scène vous donne un parfait aperçu du ton du livre. Villon était un poète, mais bien dans son époque. Il ne débordait pas de tendresse, et vous trouverez du sang, de la merde, du foutre et de la violence en toute occasion. Je ne peux pas vous dire mieux.
Au-delà de ça, Jean Teulé met parfaitement en scène les textes de Villon, leur donnant corps, odeur et vie.
Moi qui suit plutôt sensible, j'ai parfois eu du mal à aller au bout de certaines scènes. Mais elles ne sont pas gratuites. Toutes permettent de découvrir et de mieux comprendre jusqu'où Villon pouvait être aussi grand poète que le pire des salopiauds.
Et il fallait au moins ça pour comprendre.
Jean Teulé écrit divinement bien, ça je l'ai déjà dit.
Son texte est magnifiquement mené : parfaitement rythmé, j'ai eu du mal à le lâcher avant de l'avoir terminé.
Les mots de l'époque sont là, le Paris aussi, étrangement familier et pourtant si sauvagement différent que celui de notre temps, mais tellement plus vivant !
J'ai découvert les moeurs de ce siècle, dont je ne suis pas familière, et je comprends qu'on puisse en être intrigué.
Lisez-le !
Même si mon texte est décousu, je ne me pardonnerai jamais d'avoir si mal vendu ce livre, mais je crains que la fatigue ne me permette de faire mieux avant un certain temps, et je vais passer à autre chose, je ne voulais pas ne pas en parler.
je vous le livre brut : oui j'en ai pris plein les dents, oui je suis une fille moult impressionnable, mais bon sang, qu'est-ce que j'ai aimé ce bouquin !
Bravo à l'auteur pour avoir su si bien écrire l'homme, le poète, le voleur, indécrottable brigand mais poète admirable.
Pour me ratrapper, je vous livre le lien de thom, redoutable chroniqueur.
Jean Teulé est journaliste. je l'ai connu dans l'émission de télévision de Bernard Rapp, "L'assiette anglaise", où il chroniquait au côté d'autres que j'affectionne : B. Rapp bien sûr, mais également Philippe Aubert, deux hommes dont j'adorais la verve et dont je regrette la disparition.
Je le découvre auteur avec ce texte romancé sur François Villon, poète de grands chemins, bandit de tous les mauvais coups.
Dès les premières lignes vous saurez à quoi vous en tenir : la scène vous donne un parfait aperçu du ton du livre. Villon était un poète, mais bien dans son époque. Il ne débordait pas de tendresse, et vous trouverez du sang, de la merde, du foutre et de la violence en toute occasion. Je ne peux pas vous dire mieux.
Au-delà de ça, Jean Teulé met parfaitement en scène les textes de Villon, leur donnant corps, odeur et vie.
Moi qui suit plutôt sensible, j'ai parfois eu du mal à aller au bout de certaines scènes. Mais elles ne sont pas gratuites. Toutes permettent de découvrir et de mieux comprendre jusqu'où Villon pouvait être aussi grand poète que le pire des salopiauds.
Et il fallait au moins ça pour comprendre.
Jean Teulé écrit divinement bien, ça je l'ai déjà dit.
Son texte est magnifiquement mené : parfaitement rythmé, j'ai eu du mal à le lâcher avant de l'avoir terminé.
Les mots de l'époque sont là, le Paris aussi, étrangement familier et pourtant si sauvagement différent que celui de notre temps, mais tellement plus vivant !
J'ai découvert les moeurs de ce siècle, dont je ne suis pas familière, et je comprends qu'on puisse en être intrigué.
Lisez-le !
Même si mon texte est décousu, je ne me pardonnerai jamais d'avoir si mal vendu ce livre, mais je crains que la fatigue ne me permette de faire mieux avant un certain temps, et je vais passer à autre chose, je ne voulais pas ne pas en parler.
je vous le livre brut : oui j'en ai pris plein les dents, oui je suis une fille moult impressionnable, mais bon sang, qu'est-ce que j'ai aimé ce bouquin !
Bravo à l'auteur pour avoir su si bien écrire l'homme, le poète, le voleur, indécrottable brigand mais poète admirable.
Pour me ratrapper, je vous livre le lien de thom, redoutable chroniqueur.
août 03, 2007
les gens passionnés
En ce moment, quand j'arrive à connecter deux neurones, je prends un plaisir fou à écouter une chanson, à découvrir un livre, à discuter avec mes amis, ou à lire vos blogs.
Quand je dis un plaisir fou, je pèse mes mots.
Ce sont des petites parenthèses qui me permettent de reprendre une bouffée d'air.
Et je suis contrariée d'être si fatiguée et de ne pas accorder autant d'attention que je le souhaiterais aux gens.
Et toujours cette envie d'écrire qui me tient, et devant laquelle je m'esquive pour des raisons plus ou moins valables.
Je crois que j'ai peur d'atteindre d'hypothétiques limites.
Encore ce que j'appeller une raison "plus ou moins valable".
J'adorerais être de ces passionnés qui se lèvent aux aurores pour écrire, dans ce temps arrêté du petit matin.
Mais je ne conçois pas de me lever tôt. En ce moment, évidemment encore moins que d'ordinaire !
Les gens passionnés m'ont toujours fascinée. Moi qui papillonne d'un truc à l'autre, qui suis changeante.
Je ne vais pas au fond des choses et déjà elles me lassent, j'ai le sentiment d'en avoir fait le tour.
Je suis très intriguée par cette capacité à se concentrer sur une cause, une activité ou une personne.
Je crois que j'aurais l'impression de me perdre.
Ce qui est assez paradoxal quand on considère que certains de ces passionnés se réalisent dans leur passion.
Quand je dis un plaisir fou, je pèse mes mots.
Ce sont des petites parenthèses qui me permettent de reprendre une bouffée d'air.
Et je suis contrariée d'être si fatiguée et de ne pas accorder autant d'attention que je le souhaiterais aux gens.
Et toujours cette envie d'écrire qui me tient, et devant laquelle je m'esquive pour des raisons plus ou moins valables.
Je crois que j'ai peur d'atteindre d'hypothétiques limites.
Encore ce que j'appeller une raison "plus ou moins valable".
J'adorerais être de ces passionnés qui se lèvent aux aurores pour écrire, dans ce temps arrêté du petit matin.
Mais je ne conçois pas de me lever tôt. En ce moment, évidemment encore moins que d'ordinaire !
Les gens passionnés m'ont toujours fascinée. Moi qui papillonne d'un truc à l'autre, qui suis changeante.
Je ne vais pas au fond des choses et déjà elles me lassent, j'ai le sentiment d'en avoir fait le tour.
Je suis très intriguée par cette capacité à se concentrer sur une cause, une activité ou une personne.
Je crois que j'aurais l'impression de me perdre.
Ce qui est assez paradoxal quand on considère que certains de ces passionnés se réalisent dans leur passion.
août 01, 2007
Au bout de 15 jours
Les jours se suivent et se ressemblent sur certains points. Levers difficiles, les repas nocturnes de mon garçon à minuit, 3 et 5 heures du matin me laissent sur le carreau au bout de 15 jours. Je ne fais pas assez de siestes dans la journée, résultat j'ai constamment l'impression d'être ivre : des vertiges, des fourmis dans la langue et un vocabulaire aléatoire "mange ta serviette/salade", "Mets ta fourchette/serviette".
Autant vous dire que dans ces conditions, j'aimerais écrire mais je choisis de m'abstenir. Je n'ai pas envie de me relire dans quelque temps et de constater, navrée, que je commets une répétition par phrase.
Non, je n'ai pas les yeux en face des trous.
J'ai commencé "Je, François Villon" hier. Jean Teulé écrit très bien, mais je relis une quantité incroyable de phrases, me faisant parfois des noeuds au cerveau pour remettre les mots dans l'ordre et en comprendre le sens.
Enfin bon, il fait beau, j'ai enfin réussi à liquider une des deux piles de papiers qui se sont constituée sur notre bar, ça dégage un peu les idées. Je ferai sûrement la seconde demain. Avec un peu de courage.
J'ai des envies de cure de sommeil.
Ce qui me fait le plus bizarre, c'est que j'en arrive à ne plus avoir envie de voir mes amis tellement je préfèrerais dormir.
ça m'effraie.
Autant vous dire que dans ces conditions, j'aimerais écrire mais je choisis de m'abstenir. Je n'ai pas envie de me relire dans quelque temps et de constater, navrée, que je commets une répétition par phrase.
Non, je n'ai pas les yeux en face des trous.
J'ai commencé "Je, François Villon" hier. Jean Teulé écrit très bien, mais je relis une quantité incroyable de phrases, me faisant parfois des noeuds au cerveau pour remettre les mots dans l'ordre et en comprendre le sens.
Enfin bon, il fait beau, j'ai enfin réussi à liquider une des deux piles de papiers qui se sont constituée sur notre bar, ça dégage un peu les idées. Je ferai sûrement la seconde demain. Avec un peu de courage.
J'ai des envies de cure de sommeil.
Ce qui me fait le plus bizarre, c'est que j'en arrive à ne plus avoir envie de voir mes amis tellement je préfèrerais dormir.
ça m'effraie.
juillet 30, 2007
un bon lundi matin
est par exemple ensoleillé, et vous vous retrouvez par hasard sur youtube à regarder un clip de Bowie qui donne des ailes, la pèche et envie de déplacer des montagnes.
Sans parler du charme fou de cet homme...
ça le fait. comme je disais quand j'étais jeuuuune.
Bon d'accord, ça m'échappe encore de temps en temps. Je dois donc être encore un peu jeune ;o)
HEROES - David Bowie
Sans parler du charme fou de cet homme...
ça le fait. comme je disais quand j'étais jeuuuune.
Bon d'accord, ça m'échappe encore de temps en temps. Je dois donc être encore un peu jeune ;o)
HEROES - David Bowie
juillet 24, 2007
Peau d'âne
Film de Jacques Demy - 1970
Un monument de kitshitude, j'adore !
Ne manquez surtout pas le moment des galipettes.
mais les princesses séduisent toujours autant, en tous cas ma fille...
"C'est trop classe", "elle est trop belle" etc.
Un monument de kitshitude, j'adore !
Ne manquez surtout pas le moment des galipettes.
mais les princesses séduisent toujours autant, en tous cas ma fille...
"C'est trop classe", "elle est trop belle" etc.
juillet 22, 2007
Des nouvelles et des livres !
Oui oui oui, nous voici tous de retour à la maison, nous retrouvons un certain équilibre. Les vacances ensemble, enfin !
Petit d'homme pionce, dort, ronque, se repose, reprend des forces, et sinon, il mange, boit, se sustante, se repait, se goinfre comme un ogre.
Et entre ces deux activités majeures, une autre primordiale : les câlins !
La famille, les amis, se réunissent tous autour de nous pour faire sa connaissance, et le trouvent bien mignon.
Demain j'irai le peser, il y a une semaine il faisait 2,100 kg, donc il faut rester vigilent. Un peu.
Mais je suis heureuse d'avoir entendu que nous étions des parents cool. Je trouve ça important.
Demain c'est le premier vrai jour de vacances, nous n'avons pas vraiment établis de planning pour nos 15 jours en régions parisienne, les idées commencent à affleurer, comme le jardin du château de Versailles ou certains endroits de Paris que nous aimons.
Si vous avez des idées, on prend !
Et vous ? Vous allez où cet été ?
sinon en vrac, dans les derniers livres que j'ai lu :
> Juste avant de partir en catastrophe à l'hopital, un livre génial, j'ai adoré :
. L'appel de la forêt - Jack London
Mon premier London. Dieu qu'il écrit bien ! j'imagine que la plupart d'entre vous connaît ce classique, sinon, foncez pour lire cette histoire d'un chien de bourgeois enlevé pour être vendu comme chien de traineau, qui découvre le coeur de ses instincts. Une plume d'une richesse et d'une élégance à tomber, un récit plein d'aventure, ça se dévore.
> Ensuite à l'hopital, mon entourage m'a prêté des livres. Désolée de les "descendre", je me dis parfois que je suis trop exigente, mais bon, soyons honnète, c'est divertissant, surtout quand on vient d'accoucher, mais point trop n'en faut :
. La femme du Ve - Douglas Kennedy
Comment ? Ah... j'avais dit que je ne lirais plus de D. Kennedy ? C'était pas idiot comme idée. Je suis très déçue par l'histoire. La fameuse femme apparaît tard, l'intrigue tarde à se mettre en place. On dirait qu'il a eu plusieurs idées et les a réunies tant bien que mal dans un roman.
Que dire du dénouement... décevant, moyen, faible.
Bref, je n'ai pas aimé.
Si encore c'était bien écrit...
. 7 jours pour une éternité - Marc Levy
Comment ? Ah... j'avais dit que je ne lirais plus de M. Levy ? Ce n'était pas idiot comme idée.
Bon, le diable et dieu envoient chacun leur meilleur agent pour faire régner le mal ou le bien au cours d'un affrontement. Les deux se rencontrent.
C'est divertissant, un peu.
. la tante julia et le scribouillard - Mario Vargas llosa
Et ça c'est l'exception ! L'histoire d'amour de la tante Julia et du scribouillard , qui travaille dans une radio où son diffusés des romans feuilletons très appréciés au Pérou. C'est drôle, original, et superbement bien écrit.
Là je viens de commencer "Doggy bag" de Djian, auquel je reviens après n'avoir rien lu de lui depuis 15 ans. On verra, je vous tiens au courant.
Petit d'homme pionce, dort, ronque, se repose, reprend des forces, et sinon, il mange, boit, se sustante, se repait, se goinfre comme un ogre.
Et entre ces deux activités majeures, une autre primordiale : les câlins !
La famille, les amis, se réunissent tous autour de nous pour faire sa connaissance, et le trouvent bien mignon.
Demain j'irai le peser, il y a une semaine il faisait 2,100 kg, donc il faut rester vigilent. Un peu.
Mais je suis heureuse d'avoir entendu que nous étions des parents cool. Je trouve ça important.
Demain c'est le premier vrai jour de vacances, nous n'avons pas vraiment établis de planning pour nos 15 jours en régions parisienne, les idées commencent à affleurer, comme le jardin du château de Versailles ou certains endroits de Paris que nous aimons.
Si vous avez des idées, on prend !
Et vous ? Vous allez où cet été ?
sinon en vrac, dans les derniers livres que j'ai lu :
> Juste avant de partir en catastrophe à l'hopital, un livre génial, j'ai adoré :
. L'appel de la forêt - Jack London
Mon premier London. Dieu qu'il écrit bien ! j'imagine que la plupart d'entre vous connaît ce classique, sinon, foncez pour lire cette histoire d'un chien de bourgeois enlevé pour être vendu comme chien de traineau, qui découvre le coeur de ses instincts. Une plume d'une richesse et d'une élégance à tomber, un récit plein d'aventure, ça se dévore.
> Ensuite à l'hopital, mon entourage m'a prêté des livres. Désolée de les "descendre", je me dis parfois que je suis trop exigente, mais bon, soyons honnète, c'est divertissant, surtout quand on vient d'accoucher, mais point trop n'en faut :
. La femme du Ve - Douglas Kennedy
Comment ? Ah... j'avais dit que je ne lirais plus de D. Kennedy ? C'était pas idiot comme idée. Je suis très déçue par l'histoire. La fameuse femme apparaît tard, l'intrigue tarde à se mettre en place. On dirait qu'il a eu plusieurs idées et les a réunies tant bien que mal dans un roman.
Que dire du dénouement... décevant, moyen, faible.
Bref, je n'ai pas aimé.
Si encore c'était bien écrit...
. 7 jours pour une éternité - Marc Levy
Comment ? Ah... j'avais dit que je ne lirais plus de M. Levy ? Ce n'était pas idiot comme idée.
Bon, le diable et dieu envoient chacun leur meilleur agent pour faire régner le mal ou le bien au cours d'un affrontement. Les deux se rencontrent.
C'est divertissant, un peu.
. la tante julia et le scribouillard - Mario Vargas llosa
Et ça c'est l'exception ! L'histoire d'amour de la tante Julia et du scribouillard , qui travaille dans une radio où son diffusés des romans feuilletons très appréciés au Pérou. C'est drôle, original, et superbement bien écrit.
Là je viens de commencer "Doggy bag" de Djian, auquel je reviens après n'avoir rien lu de lui depuis 15 ans. On verra, je vous tiens au courant.
juillet 19, 2007
Enfin dehors
Notre fils est exceptionnel. En toute objectivité.
Il est donc sorti de néonat mardi, nous sommes enfin réunis tous les quatre à la maison, et nous faisons portes ouvertes pour accueillir tous nos proches qui n'ont pas pu faire sa connaissance plus tôt.
Mille mercis pour vos messages de soutien. Nous avons découvert le monde des parents de préma, et j'ai juste l'impression que la moitié des bébés sont passés par la néonat !
Un monde à part, la néonat, où l'on relativise un grand coup quand on apprend que d'autres enfants du service sont là pour maladie.
J'envoie un grand message de soutien à tous les parents qui traversent ce genre d'épreuve, je suis de tout coeur avec vous.
Il est donc sorti de néonat mardi, nous sommes enfin réunis tous les quatre à la maison, et nous faisons portes ouvertes pour accueillir tous nos proches qui n'ont pas pu faire sa connaissance plus tôt.
Mille mercis pour vos messages de soutien. Nous avons découvert le monde des parents de préma, et j'ai juste l'impression que la moitié des bébés sont passés par la néonat !
Un monde à part, la néonat, où l'on relativise un grand coup quand on apprend que d'autres enfants du service sont là pour maladie.
J'envoie un grand message de soutien à tous les parents qui traversent ce genre d'épreuve, je suis de tout coeur avec vous.
juillet 09, 2007
Naissance
Notre garçon est né fin juin, soit un peu plus d'un mois et demi avant le terme.
Il est en pleine forme, et nous attendons qu'il soit suffisamment autonome pour pouvoir rentrer à la maison.
Cela devrait prendre deux à trois semaines.
Dix jours de turbulences, de grands bonheurs mais aussi d'angoisse.
Malgré le risque, je ne m'attendais tout de même pas à ce que ce soit si tôt.
J'ai tout fait pour le garder le plus longtemps possible au chaud, mais la nature et le corps font bien ce qu'ils veulent.
Nous devons continuer à être patients.
Je vois les points positifs ; je vais pouvoir peindre sa chambre, aller au ciné avec D'artagnan et me reposer.
C'est un peu dur côté moral, mais le repos devrait y faire, n'est-ce pas ?
Il est en pleine forme, et nous attendons qu'il soit suffisamment autonome pour pouvoir rentrer à la maison.
Cela devrait prendre deux à trois semaines.
Dix jours de turbulences, de grands bonheurs mais aussi d'angoisse.
Malgré le risque, je ne m'attendais tout de même pas à ce que ce soit si tôt.
J'ai tout fait pour le garder le plus longtemps possible au chaud, mais la nature et le corps font bien ce qu'ils veulent.
Nous devons continuer à être patients.
Je vois les points positifs ; je vais pouvoir peindre sa chambre, aller au ciné avec D'artagnan et me reposer.
C'est un peu dur côté moral, mais le repos devrait y faire, n'est-ce pas ?
juin 27, 2007
Entre les murs
Entre les murs - François Begaudeau (2007)
Une petite incursion dans un collège du 19e arrondissement, par le biais d'un professeur de français, prof principal d'une classe de troisième.
Le livre couvre l'année scolaire, mais sans autres repères chronologiques que les descriptions météo des jours de rentrée.
Quelques échanges en salle des profs, quelques échanges en classe avec les élèves. On passe d'un cours à l'autre, d'un élève à l'autre de morceaux choisis en épisodes quotidiens.
L'écriture souvent imagée rend parfaitement le ton et l'atmosphère des classes.
Et un auteur ironique à souhait, le tout sur un rythme léger. ça se lit tout seul, ça rappelle le collège (en tout cas, ça m'a rappelé le mien ;o)
A lire en cette veille de vacances pour se rappeler que certains d'entre nous ne les ont pas quittés, ces murs.
Une petite incursion dans un collège du 19e arrondissement, par le biais d'un professeur de français, prof principal d'une classe de troisième.
Le livre couvre l'année scolaire, mais sans autres repères chronologiques que les descriptions météo des jours de rentrée.
Quelques échanges en salle des profs, quelques échanges en classe avec les élèves. On passe d'un cours à l'autre, d'un élève à l'autre de morceaux choisis en épisodes quotidiens.
L'écriture souvent imagée rend parfaitement le ton et l'atmosphère des classes.
Et un auteur ironique à souhait, le tout sur un rythme léger. ça se lit tout seul, ça rappelle le collège (en tout cas, ça m'a rappelé le mien ;o)
A lire en cette veille de vacances pour se rappeler que certains d'entre nous ne les ont pas quittés, ces murs.
juin 21, 2007
Extrait : La fin de Satan
Le soleil était là qui mourait dans l'abîme
(Et nox facta est, VIII)
Le soleil était là qui mourait dans l'abîme.
L'astre, au fond du brouillard, sans air qui le ranime,
Se refroidissait, morne et lentement détruit.
On voyait sa rondeur sinistre dans la nuit ;
Et l'on voyait décroître, en ce silence sombre,
Ses ulcères de feu sous une lèpre d'ombre.
Charbon d'un monde éteint ! flambeau soufflé par Dieu !
Ses crevasses montraient encore un peu de feu.
Comme si par les trous du crâne on eût vu l'âme.
Au centre palpitait et rampait une flamme
Qui par instants léchait les bords extérieurs,
Et de chaque cratère il sortait des lueurs
Qui frissonnaient ainsi que de flamboyants glaives,
Et s'évanouissaient sans bruit comme des rêves.
L'astre était presque noir. L'archange était si las
Qu'il n'avait plus de voix et plus de souffle, hélas !
Et l'astre agonisait sous ses regards farouches.
Il mourait, il luttait. Avec ses sombres bouches
Dans l'obscurité froide il lançait par moments
Des flots ardents, des blocs rougis, des monts fumants,
Des rocs tout écumants de sa clarté première ;
Comme si ce géant de vie et de lumière,
Englouti par la brume où tout s'évanouit,
N'eût pas voulu mourir sans insulter la nuit
Et sans cracher sa lave à la face de l'ombre.
Autour de lui le temps et l'espace et le nombre
Et la forme et le bruit expiraient, en créant
L'unité formidable et noire du néant.
Le spectre Rien levait sa tête hors du gouffre.
Soudain, du coeur de l'astre, un âpre jet de soufre,
Pareil à la clameur du mourant éperdu,
Sortit, brusque, éclatant, splendide, inattendu,
Et, découpant au loin mille formes funèbres,
Énorme, illumina, jusqu'au fond des ténèbres,
Les porches monstrueux de l'infini profond.
Les angles que la nuit et l'immensité font
Apparurent. Satan, égaré, sans haleine,
La prunelle éblouie et de cet éclat pleine,
Battit de l'aile, ouvrit les mains, puis tressaillit
Et cria : - Désespoir ! le voilà qui pâlit ! -
Et l'archange comprit, pareil au mât qui sombre,
Qu'il était le noyé du déluge de l'ombre ;
Il reploya son aile aux ongles de granit
Et se tordit les bras. - Et l'astre s'éteignit.
Victor HUGO (1802-1885)
(Et nox facta est, VIII)
Le soleil était là qui mourait dans l'abîme.
L'astre, au fond du brouillard, sans air qui le ranime,
Se refroidissait, morne et lentement détruit.
On voyait sa rondeur sinistre dans la nuit ;
Et l'on voyait décroître, en ce silence sombre,
Ses ulcères de feu sous une lèpre d'ombre.
Charbon d'un monde éteint ! flambeau soufflé par Dieu !
Ses crevasses montraient encore un peu de feu.
Comme si par les trous du crâne on eût vu l'âme.
Au centre palpitait et rampait une flamme
Qui par instants léchait les bords extérieurs,
Et de chaque cratère il sortait des lueurs
Qui frissonnaient ainsi que de flamboyants glaives,
Et s'évanouissaient sans bruit comme des rêves.
L'astre était presque noir. L'archange était si las
Qu'il n'avait plus de voix et plus de souffle, hélas !
Et l'astre agonisait sous ses regards farouches.
Il mourait, il luttait. Avec ses sombres bouches
Dans l'obscurité froide il lançait par moments
Des flots ardents, des blocs rougis, des monts fumants,
Des rocs tout écumants de sa clarté première ;
Comme si ce géant de vie et de lumière,
Englouti par la brume où tout s'évanouit,
N'eût pas voulu mourir sans insulter la nuit
Et sans cracher sa lave à la face de l'ombre.
Autour de lui le temps et l'espace et le nombre
Et la forme et le bruit expiraient, en créant
L'unité formidable et noire du néant.
Le spectre Rien levait sa tête hors du gouffre.
Soudain, du coeur de l'astre, un âpre jet de soufre,
Pareil à la clameur du mourant éperdu,
Sortit, brusque, éclatant, splendide, inattendu,
Et, découpant au loin mille formes funèbres,
Énorme, illumina, jusqu'au fond des ténèbres,
Les porches monstrueux de l'infini profond.
Les angles que la nuit et l'immensité font
Apparurent. Satan, égaré, sans haleine,
La prunelle éblouie et de cet éclat pleine,
Battit de l'aile, ouvrit les mains, puis tressaillit
Et cria : - Désespoir ! le voilà qui pâlit ! -
Et l'archange comprit, pareil au mât qui sombre,
Qu'il était le noyé du déluge de l'ombre ;
Il reploya son aile aux ongles de granit
Et se tordit les bras. - Et l'astre s'éteignit.
Victor HUGO (1802-1885)
juin 19, 2007
Couchée !
Que le titre ne vous trompe pas, ceci n'a rien à voir avec mon message précédant.
Quoique.
J-60, hier, visite du 7e mois. La gentille docteure aux lunettes rouges me dit dans un sourire "Je crois que vous n'allez plus trop pouvoir sortir..."
Et la patiente lonesome neurone que je suis, après un petit temps :
"Vous voulez dire... sortir ? Dehors ?"
"Oui, sortir et prendre la voiture etc." poursuit le sourire.
Dire que je ne m'y attendais pas serait mentir. 35 contractions samedi, dont cinq au réveil sans même avoir eu le temps de poser un pied par terre, il aurait fallu que je sois un peu naïve de croire qu'elle allait me laisser continuer à courir les champs telle un garenne...
Donc bref, après un petit trou d'air, une décompression en quelque sorte, pendant laquelle j'embrasse d'un seul coup tout ce que je ne pourrai probablement pas faire avant l'arrivée du bébé, j'envisage tout ce que cette situation signifie de repos, de débranchage et d'irresponsabilité dont il faut parfois savoir profiter.
La seule chose c'est que je ne peux pas débrancher ma fille de 4 ans, qui elle a une forme d'enfer et commence à trouver le temps de "Maman a mal au ventre, elle ne peut pas faire grand chose" beaucoup trop long.
Je souhaite continuer à aller la chercher à l'école. Il reste deux semaines.
Bonne-Maman arrive la semaine prochaine. C'est bien. Elle va me permettre de souffler, à mon homme aussi. J'appréhende un peu quand même. Je n'imagine pas comment vont se passer les journées, moi allongée. On verra bien.
En revanche, j'ai une petite faveur à lui demander... Si elle ne nous demandait pas à chaque conversation téléphonique quel est le sexe du bébé, ce serait idéal.
On a probablement été trop honnètes en disant que nous le connaissions, et beaucoup de gens ne comprennent pas que nous ne souhaitons pas le dire. Ce n'est pas que nous jouons aux cachotiers, mais pour le moment nous ne sommes tout simplement pas prêts à le dire. Je suis peut-être une angoissée de la vie, mais je n'arrive pas à en parler comme si tout allait bien, presque comme s'il était déjà là.
Et puis souvent, une fois que vous avez donné le sexe, les gens poursuivent sur la lancée en demandant le prénom.
J'ai des amis qui ont ainsi changé leur fusil d'épaule, en réactions aux commentaires des uns et des autres sur le prénom envisagé pour l'enfant.
A mon sens, s'ils l'ont fait c'est qu'ils n'étaient peut-être pas si sûrs de ce prénom. Mais quoiqu'il en soit, et vu les réflexions que se permettent les gens (de la famille ou autre) quand l'enfant est né, je n'ose même pas imaginer ce qu'ils se seraient permis de dire avant la naissance !
Bref, me voici donc consignée dans mon lit.
Concrètement, je dois tenir jusqu'à la mi-juillet. Et il commence à faire quand même chaud, je crains que mon ordi fasse une combustion spontané. Ce serait moyen.
Mais, dans mon isolement, j'ai de la chance, figurez-vous ! France 3 rediffuse des épisodes de Magnum ! N'est-ce pas un signe ?
Extrait :
Higgins : "Magnum, qu'est-ce que vous avez fait ? Il y a un avion dans la piscine d'eau de mer de Monsieur Robin Masters."
Ah... le voir courir en short court sur la plage de Robin Masters... Cela ne m'aurait pas été donné si je n'avais pas été arrêtée. Ben oui, puisque mon congé pathologique ne commence que samedi. Moi qui souhaitait pas plus tard que la semaine dernière revoir des épisodes... Quel bol quand même !
Quoique.
J-60, hier, visite du 7e mois. La gentille docteure aux lunettes rouges me dit dans un sourire "Je crois que vous n'allez plus trop pouvoir sortir..."
Et la patiente lonesome neurone que je suis, après un petit temps :
"Vous voulez dire... sortir ? Dehors ?"
"Oui, sortir et prendre la voiture etc." poursuit le sourire.
Dire que je ne m'y attendais pas serait mentir. 35 contractions samedi, dont cinq au réveil sans même avoir eu le temps de poser un pied par terre, il aurait fallu que je sois un peu naïve de croire qu'elle allait me laisser continuer à courir les champs telle un garenne...
Donc bref, après un petit trou d'air, une décompression en quelque sorte, pendant laquelle j'embrasse d'un seul coup tout ce que je ne pourrai probablement pas faire avant l'arrivée du bébé, j'envisage tout ce que cette situation signifie de repos, de débranchage et d'irresponsabilité dont il faut parfois savoir profiter.
La seule chose c'est que je ne peux pas débrancher ma fille de 4 ans, qui elle a une forme d'enfer et commence à trouver le temps de "Maman a mal au ventre, elle ne peut pas faire grand chose" beaucoup trop long.
Je souhaite continuer à aller la chercher à l'école. Il reste deux semaines.
Bonne-Maman arrive la semaine prochaine. C'est bien. Elle va me permettre de souffler, à mon homme aussi. J'appréhende un peu quand même. Je n'imagine pas comment vont se passer les journées, moi allongée. On verra bien.
En revanche, j'ai une petite faveur à lui demander... Si elle ne nous demandait pas à chaque conversation téléphonique quel est le sexe du bébé, ce serait idéal.
On a probablement été trop honnètes en disant que nous le connaissions, et beaucoup de gens ne comprennent pas que nous ne souhaitons pas le dire. Ce n'est pas que nous jouons aux cachotiers, mais pour le moment nous ne sommes tout simplement pas prêts à le dire. Je suis peut-être une angoissée de la vie, mais je n'arrive pas à en parler comme si tout allait bien, presque comme s'il était déjà là.
Et puis souvent, une fois que vous avez donné le sexe, les gens poursuivent sur la lancée en demandant le prénom.
J'ai des amis qui ont ainsi changé leur fusil d'épaule, en réactions aux commentaires des uns et des autres sur le prénom envisagé pour l'enfant.
A mon sens, s'ils l'ont fait c'est qu'ils n'étaient peut-être pas si sûrs de ce prénom. Mais quoiqu'il en soit, et vu les réflexions que se permettent les gens (de la famille ou autre) quand l'enfant est né, je n'ose même pas imaginer ce qu'ils se seraient permis de dire avant la naissance !
Bref, me voici donc consignée dans mon lit.
Concrètement, je dois tenir jusqu'à la mi-juillet. Et il commence à faire quand même chaud, je crains que mon ordi fasse une combustion spontané. Ce serait moyen.
Mais, dans mon isolement, j'ai de la chance, figurez-vous ! France 3 rediffuse des épisodes de Magnum ! N'est-ce pas un signe ?
Extrait :
Higgins : "Magnum, qu'est-ce que vous avez fait ? Il y a un avion dans la piscine d'eau de mer de Monsieur Robin Masters."
Ah... le voir courir en short court sur la plage de Robin Masters... Cela ne m'aurait pas été donné si je n'avais pas été arrêtée. Ben oui, puisque mon congé pathologique ne commence que samedi. Moi qui souhaitait pas plus tard que la semaine dernière revoir des épisodes... Quel bol quand même !
juin 18, 2007
Les mots que j'aime - 2 sur... : MOUFTER
moufter ou moufeter
(verbe intransitif)
[familier] Protester.
Un bien joli petit mot qui sonne tout doux. Des assonances avec les mots "mouflet" et "mouflon" qui peuvent expliquer le côté un peu enfantin que je met derrière. On imagine un chien à grosses bajoues, couché la tête posée entre les pattes et qui lâche un "mouf" discret et désabusé. Moufter pour moi, c'est ça.
(verbe intransitif)
[familier] Protester.
Un bien joli petit mot qui sonne tout doux. Des assonances avec les mots "mouflet" et "mouflon" qui peuvent expliquer le côté un peu enfantin que je met derrière. On imagine un chien à grosses bajoues, couché la tête posée entre les pattes et qui lâche un "mouf" discret et désabusé. Moufter pour moi, c'est ça.
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