juin 06, 2007

Ce dont je reve...

Je rêve de

voyager :
découvrir l'Islande, l'Irlande, l'Ecosse, la Suède et le Danemark, l'Île de Pâques, les chutes d'iguazu, Ushuaïa, l'Australie, les États-Unis...








Je rêve de

terminer le livre que j'ai commencé


Je rêve de

trouver un job qui me corresponde mieux que le mien actuellement


Je rêve de

me libérer de ce besoin de reconnaissance qui pourrit tout


Je rêve de

me coucher le soir en étant fière de ce que j'ai accompli dans la journée


Je rêve de

concrétiser tout cela... ;-)


Et maintenant que j'ai fait une jolie liste, je n'ai plus qu'à...

mai 29, 2007

La semaine dernière, Libération publiait l'article suivant, intitulé "Un petit vélo dans le ventre":
http://www.liberation.fr/vous/255273.FR.php

Je trouve que c'est un bon exposé du maelström de sentiments dans lequel on est prise pendant 9 mois.

Alors non, la grossesse n'est pas une maladie.
Mais moi j'ai mal a ventre depuis le quatrième mois. Et des contractions. Et pas vraiment le droit de bouger. Je ne suis pas malade, mais je ne suis pas non plus au top.

Oui il faut que les femmes arrêtent de dire que leur mari les "aide" bien. Surtout quand elles aussi elles bossent.
On a sûrement pas les mêmes critères d'exigence qu'eux, mais on vit une époque formidable où les hommes connaissent l'existence de l'éponge, voir des lingettes, et des divers produits de nettoyage. Profitons-en. Et quoiqu'on en dise, je suis persuadée que les femmes au foyer qui ont des orgasmes en lavant leur vaisselle se comptent sur les doigts (des mains, des pieds, éventuellement, mais pas plus ;-)

Depuis six mois, mon horizon c'est plutôt ça :


A la fois un bonheur immense, mais terriblement étouffant. Qui me comble, mais qui me vide de façon égale.
Qui me met en marge de ma vie sociale depuis six mois.

Oui je suis heureuse.
Mais je ne connais pas de situation moins manichéenne que la grossesse.

Voilà, c'est dit.

mai 27, 2007

Encore un 4 par 4 !

4 emplois que j'ai fait dans ma vie :
. baby sitter de trois garçons à prénoms composés (soit six prénoms à lancer sur la plage pour rabattre les troupes ;-)
. secrétaire d'UFR dans une université
. sondeuse
. chargée d'édition

4 films que je regarderais encore et encore :
. Quand Harry rencontre Sally
. Tout sur ma mère
. Out of Africa
. Rabbi Jacob

4 endroits ou j'ai vécu :
. Les Yvelines
. Paris 18e (Barbès)
. Paris 18e (Guy Moquet)
. Le Val d'Oise

4 émissions/séries télé que je regarde :
. La nouvelle star
. En aparté
. Envoyé spécial
. Desperate housewives

4 lieux où je suis déjà allée en vacances :
. Burkina faso
. Yougoslavie
. Maroc
. Hongrie

A chaque fois que je vais sur le net :
. Je consulte ma messagerie perso
. Je consulte ma messagerie pro
. Je vais sur mes blogs préférés
. Je vais faire un tour sur le site du Monde

4 mets que je ne mangerais pour rien au monde :
. de la cervelle (et encore, ça se monnaie, je suis cupide !)
. des rognons (là moins déjà)
. des pousse pieds (vous avez déjà goûté ? ça ressemble à ça, et oui, ça se mange. C'est une des grandes expériences culinaires de ces dernières années, et ça m'a demandé de prendre sur moi de façon incroyable pour y goûter)

. du chien ?


4 plats favoris :
. les pieds de porc
. les lasagnes
. la tourte brocolis munster cumin
. la charcuterie


4 endroits ou j'aimerais être en ce moment :
. sur le voilier de 12 m sur lequel navigue mon homme ce we... (là c'est dur !)
. en haut d'une montagne très haute
. sur une plage en Bretagne
. dans mon lit (yapluka !)

4 personnes qui me feraient une agréable surprise en me répondant :
Non là, je crois que chacun fait comme il veut, non ?...

Les fourmis rouges

Hier je suis allée là :

les fourmis rouges, un salon de créateurs qui exposaient à prix d'usine.

grâce à Poupistar de Les poulettes sont le grenier.

hé bien c'était superbe : les bijoux de Poupistar, bien sûr, mais aussi des vêtements de bébés crées sur des modèles anciens ou à partir de tissus et dentelles anciennes, des turbulettes en batik, des jolis vêtements et objets dans tous les sens, ça continue aujourd'hui et demain, l'entrée est libre et l'ambiance est franchement accueillante.
Ma fille est ressortie de l'atelier maquillage en papillon rose, superbe, elle était ravie.

Merci Poupistar !

mai 25, 2007

What a day

Hier.
Je suis sortie pas mal dans la journée, j'étais tellement fatiguée que de croiser tous ces parisiens qui me rentraient dedans comme si j'étais invisible m'a démontée. Je les comprends, ils sont pressés, ils filent faire les courses et prendre l'air pendant leur pause déjeuner, mais je suis là quand même ! Je suis là avec mon ventre de femme enceinte de six mois, je ne vais pas mettre un néon clignotant pour éviter les nanas qui te collent un coup de sac, les mecs qui te rentrent carrément dedans. Je ne suis pas super vive physiquement en ce moment je dois le reconnaître, mais quand même.
Bref, ayant de l'avance pour mon rendez-vous chez le médecin, je décide de manger un sandwich dans le jardin privé de la résidence où se trouve le cabinet. Cette résidence est un havre de paix, avec pelouses, fleures, rhododendrons et arbres, oiseaux qui chantent, un véritable eden au milieu de Paris.
Je sais bien que les habitants protègent férocement les lieux, mais je me dis que dans ma situation, ça ne devrait pas poser de problème. Hé bien c'est à croire que finalement je connais mieux les gens que ce que je crois.
Vers la fin de mon sandwich, voilà Yolande ("Un air de famille", Yoyo, vous voyez ?), la quarantaine, le chignon blond, la robe fluide bleu marine à pois blancs, l'air avenant en moins. Elle m'aborde :
- "Vous êtes de la résidence ?"
(Mais oui bien sûr, c'est pour cela que je déjeune d'un sandwich assise sur ce confortable petit parapet en béton au lieu de profiter d'un bon steack sur ma terrasse.)
-"Non"
- "Vous savez que la résidence est strictement interdite aux étrangers"
- "Oui, j'imagine mais j'ai rendez-vous chez le médecin, j'avais un peu d'attente alors j'ai profité du beau temps"
Et pète-sec de continuer :
- "Il n'y a pas de salle d'attente chez votre médecin ?"
Je commence à halluciner, j'en tiens une vraie là, elle a l'air sacrément gratinée, la dame...
- "Si bien sûr, mais c'est quand même plus agréable de manger dehors, vous ne trouvez pas ?"
- "Vous imaginez si tout le monde faisait comme vous ?"
Là j'ai franchement envie de lui éclater de rire au nez, je crois que non, je n'imagine pas bien...
- "Écoutez, je ne squatte pas la pelouse, je ne laisse pas traîner mes détritus partout, je n'ai pas invité tous mes copains, ça fait des années que je viens ici, c'est la première fois que je fais ça, ça va non ?!" Et d'exhiber un peu mon ventre pour qu'elle envisage un peu le ridicule de ce qu'elle est en train de me dire.
- "Mais enfin, cette résidence est privée".
J'avais presque envie de me rouler sur la pelouse tel le chien en joie pour lui faire sortir les yeux des orbites, mais je me suis tenue. J'étais tellement sur le cul d'avoir cette conversation, j'avais tellement de réponses délirantes à lui faire que je suis restée bouche bée.
Elle est partie, me laissant là, complètement attérée, les fesses sur mon muret en béton, mon bidon de six mois, et ma fin de sandwich que j'ai balancé tellement j'étais écoeurée.

J'aime bien rencontrer des gens surréalistes comme ça, j'ai l'impression que ça m'aide à comprendre l'intolérance. ça m'a rappelé que l'année dernière, un SDF avait un soir trouvé refuge dans notre hall d'immeuble, et je m'étais dit que ça craignait pour la seconde d'après culpabiliser d'être aussi peu tolérente...
En l'occurrence, je pense qu'étant enceinte, je me crois protégée de ce genre de situations débiles et ça m'a un peu choquée de la voir si virulente, j'avais vraiment l'impression d'être un voyou. Ou une gamine. Et le plus surprenant c'est que j'étais incapable de me mettre en colère. Je le déplore presque. J'aurais pu lui péter un plomb sur sa pelouse, ceci dit, je ne voulais pas non plus mettre mon médecin en porte-à-faux.
D'ailleurs à propos de se sentir une gamine, est-ce que les gens peuvent cesser de m'appeler Mademoiselle ?
C'est tout-à-fait charmant j'en convient, mais à 33 ans et bientôt deux enfants, ça commence à me gonfler.
Entre les "et voilà miss" du médecin, et les "oui mademoiselle, pardon madame" x3 de la vendeuse de cosmétiques du grand magasin stop !
On en reparlera quand je serai vieille, on est bien d'accord ! ;-)

mai 24, 2007

La teuf des mothers...


ARGH !
quand je vois des choses comme ça, mon sang ne fait qu'un tour. Je n'ai déjà pas une passion pour la fête des consommamas et une véritable aversion pour la pub dans les boîtes aux lettres, mais si en plus c'est pour voir ça : ayuda me ! ça me donne envie de faire un autodafé de prospectus dans l'hyper du coin !

La ceinture

C'est joli, je suis comme ça moi, des fois... sentimentale un peu, surtout en ce moment, comment dire...

Pourtant la première fois que j'ai entendu cette chason je me suis dit "oui alors non, les paroles, c'est un peu trop facile", et puis en fait... j'aime la mélodie.

mai 20, 2007

Pluimanche



J'aurais aimé vous faire découvrir son titre "Departure day", mais je ne l'ai pas trouvé... bon dimanche !

mai 18, 2007

A marche forcée - Slavomir Rawicz

A marche forcée : A pied du Cercle polaire à l'Himalaya (1941-1942) de Slavomir Rawicz
Traduction : Eric Chédaille

Recommandation : surtout ne faites pas comme moi ! N'assimilez pas le titre à la lecture : "A marche forcée" ne veut pas dire "A lecture forcée"...

Ce récit est l'échappée de 7 hommes prisonniers d'un camp russe situé près du cercle polaire. C'est une histoire vraie, un périple vécu, raconté par Slavomir Rawicz, initiateur de cette évasion.
Il était un soldat polonais arrêté par les russes en 1939 et condamné à être déporté dans un camp avec 4 000 autres hommes.
Il s'en échappe avec six autres hommes. Ensemble, ils rejoignent l'Inde, à pied, au terme de plus d'un an de marche, de famine et de déboires.

Est-ce que vous parvenez à vous représenter ce que cela signifie de doutes, de peur, de courage, de faim et de solitude ?
Ce livre est passionant, il n'y a pas de longueurs. Les personnages sont attachants, même si on les connait peu finalement. L'auteur reconnaît qu'il ne se souvient pas de tout, et comme tout le monde certainement, vous douterez à un moment ou à un autre de votre lecture, de la véracité de cette aventure, tant elle recèle de courage et de ténacité.
Oui, ce qu'ils ont fait est incroyable.
Personnellement, je trouve que ça remet les idées en place de lire ce genre de choses (même si ce n'est pas le but du livre). Je le vois plutôt comme un hommage à ceux qui ne sont pas arrivés au bout du voyage, et comme un témoignage d'une expérience hors du commun.

Je vous le recommande chaleureusement.

mai 15, 2007

Chlorophylle zenitude

Une fois n'est pas coutume, voici une photo de notre intérieur, pour vous faire découvrir le coeur vert de mon chez moi. En ces temps de grisaille printanière, un seul coup d'oeil, et déjà, ça va mieux !


mai 13, 2007

Je m'éparpille...

ça arrive parfois... en ce moment je n'arrive pas à grand chose, je zappe même sur mes lectures !

Trois livres commencés, comme si je n'arrivais pas à me satisfaire d'être dans une seule ambiance à la fois. j'ai comme un besoin d'ingurgiter, mais à doses homéopatiques. Je ne me satisfait de rien, et rien n'avance assez vite !













Ce n'est pourtant pas le temps qui me manque, mais il y a des périodes comme ça...

Je me connais, j'arrive assez bien à me concentrer sur une tâche (d'habitude ;-); mais une fois achevée (et bien), en général il ne faut plus m'en parler. Là je ne termine rien, n'avance pas grand chose, jamais assez, jamais assez vite.

Résultat, je ne suis pas très satisaite de moi, pour le moins qu'on puisse dire.

Si vous connaissez un remède, je suis preneuse !!!

mai 04, 2007

Jamie Cullum

Il me fait penser à harry Connick Jr., la tronche en biais ultra charmante en moins, mais la tronche droite c'est pas mal non plus ;-)

Écoutez, c'est bien :



The wind cries Mary




Get your way

Nos plus beaux souvenirs - S. O'nan


Nos plus beaux souvenirs
Auteur : Stewart O'nan
Parution : 10/2006
Traduction : Jean-François Ménard


Le résumé : un an après la mort du grand-père, une famille se réunit pour une semaine dans le cottage du lac Chautauqua. Emily, la veuve a décidé de vendre cette demeure familiale, et propose à chacun de choisir un souvenir à emporter.

La réunion familiale autour d'un nouvel ordre. L'absence du père. Les parcours de chacun des deux enfants, ambitions contrariés, mariage raté. Les relations de leurs enfants, leurs différences de caractères et le regard de leurs parents sur eux.
O'nan nous montre une semaine d'une famille lambda, qui n'échappe à aucune réalité du quotidien.
A cet égard, le titre français est un peu trompeur. Le titre original est à mon sens plus pertinent :"Wish you were here".
On se demande comment sont choisi les titres des VF, et surtout pourquoi les éditeurs ne se contentent pas parfois d'une bonne petite traduction littérale. Parce que là, le titre n'est pas vraiment en adéquation avec l'ambiance du livre. Oui, il est question de souvenirs, mais pas seulement, et ces souvenirs sont très largement aux prises avec la difficulté de vivre quotidienne de chacun des personnages, en lesquels Stewart O'nan nous fait entrer avec beaucoup de délicatesse.
Durant une partie du livre, je me suis un peu attendue à un revirement, à un coup de théâtre, mais c'est là qu'on se rend compte qu'il n'est pas question de retenir le lecteur à tous crins. Içi, pas de rebondissement, mais des personnages très justes, un récit touchant, et une évocation de l'atmosphère familiale des vacances qui vous rappellera très probablement à vos propres souvenirs.

A la lecture, j'ai eu l'impression de subir un brusque ralentissement. Comme si quelqu'un s'était mis debout sur la pédale du frein. Moi qui suis plutôt expéditive, j'ai dû faire un véritable effort d'adaptation pour me mettre au rythme du livre.
Plus de 600 pages pour décrire une semaine, même s'il y a six personnages, c'est long. Et cela donne des scènes assez étonnantes, où vous vous surprenez à lire la description d'un personnage mâchant un chewin-gum tout au long d'un paragraphe.
Je me suis vraiment demandé si j'allais continuer ma lecture, et puis une fois ce rythme adopté, je dois avouer qu'il est doux de se laisser glisser dans ce temps étiré, aux bords paisibles de ce lac. Un temps de vacances en quelque sorte.

avril 24, 2007

les livres et moi

A la suite de Moune, je réponds au questionnaire sur les livres qui m'ont marquée, et les autres :

Les 4 livres de mon enfance :

Max et les Maximonstres - Maurice Sendak
Parution : 1973

Max est puni dans sa chambre, heureusement il rejoint une île où des monstres le désignent immédiatement comme roi. Beaucoup de souvenirs.

Treize à la douzaine - Ernestine et Frank Gilbreth
Parution : 1950

Une famille de 12 enfants rouquins, un père obsédé du rendement qui passe son temps à rentabiliser les moindres actions, le chronomètre en main, et à imaginer des modes d'instructions divers et variés. Beaucoup d'humour, plein d'idées farfelues (peindre les constellations au plafond de la maison de campagne pour permettre aux enfants de les mémoriser, leur passer des disques la nuit pour l'apprentissage d'une langue, j'en passe des tonnes.) Et puis la vie en famille nombreuses, parfois un vrai fantasme chez moi !

Christine Et Moi - Astrid Lindgren
Parution : 1963
Des soeurs jumelles suédoises partent avec leurs parents vivre à la campagne. Souvenirs de fleurs coupées, d'odeurs de foin et d'une liberté toute estivale.

Et bien sûr :
Le petit prince - A. de St Exupéry
Parution : 1943


Je me rends compte que tous ces livres ne sont pas de la première jeunesse !


Les 4 livres de mon adolescence :


Bonjour tristesse - F. Sagan
Parution : 1953

Alors là, j'étais à donf ! Moi, à l'époque j'étais amoureuse d'un Cyril (moins insipide que celui de Cécile, heureusement), et je m'y croyais ! J'ai dû le lire un nombre incalculable de fois !

La fée carabine - D. Pennac
Parution : 1987

L'ouvrage de ma rencontre avec l'univers de Pennac.
C'est par lui que j'ai commencé la série.

Le rouge et le noir - Stendhal

Mémoires d'une jeune fille rangée - S. de Beauvoir (1958)

Deux classiques trouvés dans la bibliothèque parentale, poussièreux à souhait.


Les 4 écrivains que je lirai et relirai encore :

Deux hommes deux femmes, parité parfaite. Bien que... j'ai longuement hésité entre Irving et Isabel Allende, qui ont tout deux un imaginaire très différent.

Jane Austen : je ne me lasserai jamais de son style et de son univers. Il m'apaise et m'adoucit (c'est précieux !)
Gabriel Garcia Marquez : je suis arrivée au pays de la littérature sud américaine par lui, et je pense qu'il restera ma référence en la matière.
Kressman Taylor : pour son écriture. Un vrai coup de foudre (surtout dans ses nouvelles)
John Irving : pour le côté barré de ses romans


Les 4 prochains livres de ma liste à lire :


A marche forcée : A pied du Cercle polaire à l'Himalaya (1941-1942) - Slavomir Rawicz



Thérèse Desqueyroux - F. Mauriac (1950)


Le choix de Sophie - William Styron (1989)


Les cerfs-volants de Kaboul - Khaled Hosseini (2006)



Les 4 auteurs que je n'achèterai ou n'emprunterai plus :

les quatre éliminés sont :

Alessandro Baricco : j'ai lu Soie, Les châteaux de la colère, City (inachevé). Je n'y arrive pas, je ne le suis pas dans ses digressions. J'ai le souvenir de patchworks indigestes.

Paulo Coelho : j'ai lu L'Alchimiste, parce qu'on me l'a offert. Et Véronika décide de mourir, parce qu'on me l'a offert. je dois avoir une tête à lire Paulo Cohelo qui pour moi fait de la pseudo psycho à bon marché. Je n'adhère pas du tout du tout.

David Lodge : je m'ennuie. C'est ça d'avoir une réputiation d'auteur "drôle" (voir "hilarant" pour certains magazines féminins), on s'attend à rire. Après, lui et moi n'avons peut-être pas le même sens de l'humour.

Amélie Nothomb : toujours pareil. un style discutable, et un vocabulaire à coller des complexes au 2/3 de la population française, sauf qu'il est tellement présent, ce vocabulaire érudit, qu'il fait un peu trop m'as-tu vu. Je suis méchante ?


Les 4 livres que j'emporterai sur une île déserte :

. Belle du seigneur - A. Cohen (1968)
. Cent ans de solitude - G. G. Marquez (1982)
. Le maître et Marguerite - M. Boulgakov
. Sa majesté des mouches - W. Golding (1954)

Les deux premiers parce qu'ils sont tellement bien écrit et beaux que ça va me nourrir un peu, le dernier parce que j'adore la littéraure jeunesse et que je ne l'ai pas encore lu.

Les 4x4 derniers mots d'un de mes livres préférés :

"Alors il sauta encore des lignes pour devancer les prophéties et chercher à connaître les dates et les circonstances de sa mort. Mais avant d'arriver au vers final, il avait déjà compris qu'il ne sortirait jamais de cette chambre, car il était dit que la cité des miroirs (ou des mirages) serait rasée par le vent et bannie de la mémoire des hommes à l'instant où Aureliano Babilonia achèverait de déchiffrer les parchemins, et que tout ce qui y était écrit demeurait depuis toujours et resterait à jamais irrépétible, car aux lignées condamnées à cent ans de solitude, il n'était pas donné sur terre de seconde chance."

avril 20, 2007

Reve d'un nouvel horizon

Bonjour ma patience,

tu es bien fatiguée ce matin. Tu as les traits tirés, les nerfs chauffés à blanc. Tu as des raisons. Un coucher tardif, le réveil laborieux et pleurnichard d’un enfant épuisé, nous aurions dû le savoir, il n’était pas bon de lui faire manquer la sieste hier. Résultat, toi et moi sommes bien en peine ce matin de supporter les événements de la journée, minuscules certes, mais si répétitifs, sans surprise. Désarmants par le témoignage qu’ils apportent que des gens sont incapables d’évoluer.
Réfléchir leur est étranger et ils font les choses, enfin, des choses, sans voir qu’elles sont inutiles.
Posent des questions dont les réponses sont évidentes, dépensent sans compter une énergie délirante à effectuer des tâches qui se révèlent absolument inutiles. Parce qu’ils n’ont pas réfléchi avant.
Savent-ils qu’ils ne pensent pas ? Probablement pas. Probablement n’en ont-ils aucune idée. Faut-il le leur signaler ? Qu’en penses-tu, toi ? Te sens-tu de taille à emprunter ce long chemin qui te demandera bien du travail et des subterfuges ?
Tant pis pour eux après tout.
Et puis il y a cette phrase, que je trouve réconfortante, et décomplexante "On est toujours le con de quelqu'un". ça détend de penser ça, d'abord parce que cela signifie qu'on est toujours plus con mais aussi plus intelligent que quelqu'un, et puis parce que ça évite de ramer contre le courant à essayer d'être toujours plus brillant.

Et puis... si on leur foutait la paix à ces gens ? Et si on se foutait la paix à nous aussi ?
Et si on allait voir un peu plus loin si les imbéciles sont moins virulants ?
T'en penses ? on pourrait tomber sur de jolies bécasses, de gentilles idiotes ou de ravissants neuneus, qui sait ?
ça changerait... des vacances ? Voilà une belle, une grande, une immense idée !!!
Des vacances peuplées de gens inconnus, inattendus, qui ne manqueront pas de nous demander (car ils seront bien entendu extrèmement courtois) comment nous allons, s'enquerreront de notre santé, avec conviction, avant d'éventuellement se répandre sur leur vie (qui serait passionnante et tellement originale, et non pas si harassante, lassante et inintéressante (à qui le disent-ils !))
Oui, prenons des vacances, et allons voir plus loin si on peut se refaire une santé toutes les deux.
Les flots seraient bleus, la mer nous offrirait un horizon dégagé et paisible, une immensité sans mesure, pour rêver, enfin...

avril 08, 2007

En forme de quoi ?

Hier soir on a joué à se transformer, en jolies dames de tableaux, en bébé, en homme, en vieille (horrible, vous ne verrez pas !), en singe. Merci lamousmé de nous avoir fait connaître ce lien, ma fille et moi nous sommes amusées et avons ri comme des bossues !

D'ailleurs j'en fait une parenthèse, si on dit rire comme un bossu, c'est qu'on est tellement plié que le dos se courbe. J'adore connaître l'origine des expressions qui a priori semblent alambiquées et que l'on entend parfois même plus tant elles sont passées dans le langage courant. Ou passées de mode, c'est au choix ;-) Vous en auriez une en réserve ?

Bref, les transformations surnaturelles, chez moi, ça donne donc ça :

Botticelli :

Modigliani :
Manga :


Chimpanzé (profitez-en, c'est pas tous les jours. Et pour tout vous dire, j'étais encore pire en vieille, ça donne envie de gagner des années non ? :)


Mucha (pour regagner un peu de faveurs dans vos coeurs) :




L'adresse du site :

http://morph.cs.st-andrews.ac.uk//Transformer/index.html





avril 05, 2007

Chapeautée !


J'ai reçu cette semaine les jolis cabochons de M'âme Bouillotte, et j'en connais une qui ne quitte plus le sien !

Merci Bouillotte !

avril 03, 2007

A mi me gusto !

Parce que !

J'avais un GROS besoin de me vider la tête, rapport à un individu pénible déjà mentionné plus tôt, et que je ne voulais pas en parler encore, et encore, et m'énerver, encore, et encore...

avril 02, 2007

Les chutes - Joyce Carol Oates


Les Chutes, avec une capitale, puisqu'il est question des Chutes du Niagara, et de l'étrange fascination qu'elles exercent sur les personnes qui les approchent d'un peu trop près.

En prologue, l'auteur cite ce passage de l'ouvrage Une brève histoire de Niagara Falls, daté de 1969 :
"En 1900, à la consternation de ses habitants et des promoteurs d'une industrie touristique florissante, Niagara Falls avait acquis la réputation du "Paradis du suicide".

Un charme insidieux émane de ces tonnes d'eau, qui tombent sans jamais s'épuiser, en érodant la terre, en dégageant continuellement une brume qui habille le paysage d'un manteau fantomatique, vision d'une puissance qui incite les victimes à se jeter dans le vide, à rejoindre les rapides, en quête d'une hypothétique immortalité, comme l'imagine un médecin de Niagara Falls également cité au début de l'ouvrage. (Cela vous rappelle la "chute" d'un film ?)

Parlons du roman, il débute par une chute, je ne dévoile rien, c'est dit dans tous les résumés et en 4e de couverture, celle d'un homme marié de la veille, venu à Niagara falls passer sa lune de miel. Il laisse donc une veuve, isolée dans cet endroit qu'elle ne connaissait pas la veille, qui durant sept jours et nuits va guetter la remontée du corps de son mari. Elle sera protégée par un jeune avocat qui s'étonnera de tomber amoureux de cette femme étrange bien loin de ses canons féminins habituels.
S'ensuit le récit d'un amour puis d'une vie de famille qui toujours tourne autour de ces chutes. Existe-t-il une malédiction qui lie ces Chutes à cette famille ?
Ce titre est également une métaphore des chutes des personnages, qui à leur manière vont tous à un moment tourner brutalement le dos à leur vie, renoncement peut-être nécessaire à leur survie, ou qui causera leur perte.

De Joyce Carol Oates, je n'avais lu que la moitié de Blonde, à deux reprises commencé, jamais achevé. Dans ce roman, elle nous emmène à la suite d'un personnage féminin étrange, auquel on ne s'identifie pas vraiment, mais autour duquel elle parvient à nouer une histoire originale. A mon goût, l'auteur se perd parfois dans des digressions longuettes, chaque personnage secondaire est minutieusement présenté, sa vie, son passé, sa famille, son univers, c'est un genre. Personnellement je ne trouve pas qu'il soit utile de nourrir le lecteur de force détails pour lui permettre de cerner un personnage, surtout secondaire, mais pourquoi pas.
Pour conclure, Les Chutes est un roman agréable, un peu long donc, mais aux personnages attachants, le plus fascinant étant ces Chutes, omniprésentes, rappel constant aux hommes qu'ils ne sont que de passage dans le coin, et qu'il existe une force bien au-delà de ce qu'ils sont capables d'imaginer.

A consulter également, le message de Loupiote, qui m'a donné envie de lire ce livre :
Les Chutes, par Loupiote


Bonus...

Après avoir écrit ce billet, je suis allée consulter des critiques par curiosité et je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous la critique de Vogue :

Fluette et implacable, Mrs Oates a le sens de la tragédie. On la révère pour ce goût du drame qui sculpte des reliefs dans les existences les plus banales. Depuis 1970, cette grande dame de la littérature désosse les mythes du rêve américain.

Trois lignes qui caricaturent la critique littéraire...



mars 27, 2007

L'ancre des reves, Gaelle Nohant

Voilà un roman qui en a dans les voiles !

Embarqué dès les premières pages dans les cauchemars des enfants Guérindel, vous vous laisserez dériver à la suite de Lunaire, à la poursuite de personnages étonnants au passé mystérieux.
Des images riches de poésie, un style élégant et vraiment original, un onirisme dont on ne se lasse pas, Gaëlle sait où elle mène ses lecteurs : des terras-neuvas aux lignes ennemies, le tout en compagnie de personnages aux caractères de granit, attachants, forcément attachants.

Et quand à la fin de votre lecture, vous repenserez que c'est un premier roman, vous serez les premiers surpris.

J'aimerais vous en dire plus sans déflorer l'intrigue mais ce n'est guère possible, je ne peux que vous inviter chaleureusement à l'ouvrir sans tarder, vous ne serez pas déçus, c'est sûr et certain, foi de May !


Mais aussi :
foi de thom
et foi de Choupynette
Vous pouvez également (re-)découvrir içi The Famous Gaëlle ;-)

mars 22, 2007

Petite confession

Depuis que je suis petite, ce qui n'a pas d'autre sens chez moi que "depuis que je suis jeune", puisque je fais 1 mètre 56, je suis dingue de Magnum. La série, bien sûr, mais surtout le mec. Le vrai, le poilu, le moustachu qui porte short court et Stan Smi*h sans chaussettes. L'homme viril à la jambe élancée, au mollet galbé, au dynamisme ébouriffant et à la pors*he rouge.
J'en suis dingue. C'est bien simple, je regarde les vieux épisodes de Friends rien que pour lui, pour son come-back dans le rôle du boy-friend de Monica. Il est trop. Trop doux, trop masculin comme je les aime.
Bon avant, il y avait bien Colt Silver, l'homme qui valait trois milliards qui tombaient à pic, mais lui c'est pas pareil, à peine une amourette de jeunesse. Non, Magnum, c'était The Man. ça l'est toujours en réalité. Rien que pour le plaisir, je suis allée chercher le générique sur Utube. Parce qu'il y apparaît en costume de la navy -et là je craque-, qu'il apprend à nager à une poulette que j'aurais bien aimé être (d'autant plus qu'elle a un cul d'enfer, je vous vois venir !), qu'il conduit comme un grand fou sa Pors*he à bord de laquelle j'aurais aimé être, même les cheveux complètement ébouriffés (vous êtes déjà montées dans une décapotable avec des cheveux longs ? C'est le cauchemar du peigne, je vous le dis).
Pour tout vous dire, je crois que j'aurais pu être Higgins, rien que pour vivre à ses côtés.
Et surtout, enfin, à la fin dudit générique, il y a ce mouvement de sourcils, qui est à lui seul la quintessence du charme masculin. Argh, je tombe.




Bonus :
Qui a dit que la moustache c'est ringard ? C'est la classe, oui !

mars 15, 2007

Mon collègue pénible

Certains ont des chiens stupides, moi j'ai un collègue pénible.
En apparence, il ressemble à un garçon de son époque, jeune homme bien mis de 29 ans, la mèche alerte et à la mode, très surveillée surtout. Souvent accompagnée d'une main droite qui tel le garde-chiourme, est toujours prète à la remettre en place d'un mouvement habile et presque aussi célèbre que ladite mèche.
En apparence, ce garçon a tout du parisien gentiment moderne, übersexuel comme dirait un magazine que j'affectionne.
En apparence, c'est un être gentil et attentionné. La plupart des personnes de son entourage se sont laissées aller à le trouver délicat, séduisant... drôle ? Non, quand même.
Les apparences sont parfois trompeuses. Mais il arrive aussi qu'elles fassent long feu. Le pire ennemi de ce jeune garçon est son ego, son moi démesuré, son sens du Je exacerbé et tout puissant. Sa force de conviction quand il s'affirme.
Sans son ego, il aurait tout pour être sympatique. On lui pardonnerait même sa préoccupation constante de son pouvoir de séduction et son besoin de le tester sur toute la gente féminine.
Mais cet ego ! Ma doué !
C'est bien simple, plus il se gonfle d'orgueil, plus il se fait moquer. En bon petit coq, il prend alors la mouche et envoie des mails. De longs mails argumentés, qui ne manquent jamais de mouiller l'un ou l'autre en pointant du clavier tel défaut que nous aurions éventuellement omis de trouver risible. Hélas, sa tactique de défense est l'attaque pitoyable, de ses propres collègues. Il n'a toujours pas compris que nos défauts nous font rire. Vous pensez peut-être "Z'êtes pas débordés là-bas ! ça ricanne, ça écrit des mails longs comme le bras pendant les zheures de travail". Ce n'est pas faux. On rit bien. C'est important de bien rire, et nous n'en travaillons que mieux une fois bien détendus, mh ?
Pour revenir au sujet, je n'ai jamais vu une personne affublée d'autant de surnoms. C'est bien simple, ça vient tout seul. D'abord il est blond, donc évidemment, c'est facile, "l'esprit bonde" se décline très bien au masculin, qui l'eût cru ?
Ensuite, il est perpétuellement débordé, toujours en train de courir pour aller chercher un doc à droite à gauche, toujours très affairé, il n'arrète pas. De brasser de l'air. Tous les gens qui l'ont cotoyé de près sont impressionnés par sa faculté à donner l'impression qu'il travaille d'arrache-pied, alors qu'il passe environ 50% de son temps à faire des listes de ses tâches à venir. 25% à faire des mails vengeurs ou explicatifs. Car le jeune homme doit avoir le dernier mot. C'est pénible ? C'est pénible. Que ce soit à l'écrit ou à l'oral, il y a toujours du répondant. ça ne se termine pas, vous le branchez en lui envoyant un mail un peu sec, et c'est parti. Je ne connais qu'une personne qui parvient à le faire taire à coup d'humour saignant, c'est brillant, j'adore.
Pour vous donner un exemple, je vois bien que je reste dans les généralités, ce garçon est capable d'envoyer un mail à la moitié de la boîte pour dire à une personne qu'une autre le trouve vraiment sympatique. En tant que destinataire dudit mail, je me suis retenue de souligner que cette personne est dans l'entreprise depuis au moins un mois et demi, et a donc certainement eu le temps de se faire une haute opinion de cet être magnifique alors que nous ne sommes que de vils railleurs incapables de reconnaître sa valeur. Peut-être sommes nous tout simplement jaloux.
Je me suis retenue, mais je n'ai aucun mérite, je suis son manager.
Oui, je souffre. Car je suis femme. Il est homme. Tellement plus fort, homme, costaud, musculo, cerveau.
Si au terme de mois de prise de recul, de respiration sophrologique et de points avec ma hiérarchie je viens à lui faire une remarque un peu pète-sec (les femmes le sont, non ?), je me vois gratifiée d'un "Ne me parle pas comme ça, je ne suis pas ta fille !".
J'aimerais pouvoir lui dire que mes relations avec ma fille de 4 ans sont beaucoup plus simples, claires et saines que les relations avec lui. Parce que quand on discute, on s'écoute toutes les deux.
Il est constamment sur la défensive. Je vous jure, Marie-Thérèse, j'ai tout essayé. Je pratique le blond égotique depuis bientôt deux ans, au quotidien. Sans rire, j'ai vraiment eu des semaines difficiles de remise en question. Jusqu'à épuisement, au terme duquel j'ai décidé que le jour où il serait capable de se remettre en question, je me poserai peut-être de nouveau des questions sur moi.
Depuis ça va beaucoup mieux.
Il s'énerve toujours un peu, mais tout seul. Je ne suis plus pète-sec, je suis presque zen (faut pas charrier).
Je suis sûre que les collègues pénibles sont partout, mais lui, je vous jure, il est énorme.

mars 12, 2007

Naissance des fantômes

Naissance des fantômes, Marie Darrieussecq (1999)

Un soir, son mari part chercher du pain (elle a oublié, pour la énième fois, d'en acheter), et ne revient pas. Voici le point de départ de ce livre. L'auteure aurait pu décrire les circonstances dramatiques et pratiques de cet abandon, comme les recherches policières ou l'incompréhension de l'entourage, elle y fait allusion, mais ne s'y attarde pas. Parce qu'elle a choisi de nous emmener là où l'esprit souvent peine à reprendre pied. La jeune femme vit l'absence de cet homme, jamais appelé autrement que "mon mari", comme prise dans les tempètes de la pensée, là où l'esprit n'a plus nulle prise dans la réalité. D'une scène réaliste, comme un diner, elle se laisse sombrer dans les méandres de son imagination, où sa souffrance et son isolement l'emmènent voir plus loin, si "mon mari" se cache derrière les murs multiformes de la ville.

Voici un livre qui ne m'a pas "tenue" à proprement parler, mais qui ne m'a pas non plus laissée indifférente. L'écriture est riche en images, et en formules étonnantes. Malgré cela, la distance entre la narratrice et son mari m'a gênée. Dès le début ce personnage est absent, je me suis demandé pendant une bonne partie de la lecture si l'héroïne était réellement mariée avec cet homme, ou si elle était en proie à une folie imaginaire lui faisant croire qu'elle était mariée.
J'ai eu le sentimenet que le livre avait été écrit rapidement. Un peu comme un carnet dans lequel l'auteure aurait noté ses rêves, qui mis bout-à-bout et un peu arrangés aurait fini par s'intituler roman.




Le concert de Michel

Heureusement, avant de savoir que le livre de Gaëlle était presque disponible (L'ancre des rêves, chez Robert Laffont) - qui ne sortira que jeudi mais que thom et d'autres ont déjà lu, les gros veinards - , je pouvais encore savourer tous les plaisirs que m'offre la vie. Donc, samedi soir, je suis allée là :



Non, ce n'est pas le concert d'un vieux beau, comme m'ont dit certains de mes amis sceptiques. Oui, j'appréhendais de retrouver l'homme de LA chanson de mon enfance "Tous les bateaux tous les oiseaux", oui, je craignais que sa voix tire un peu. Et non, oh non, je n'ai pas été déçue. Je ne le connaissais pas bien, en tant qu'homme et artiste, forcément, j'étais jeune quand il a quitté le pays, mais qu'est-ce qu'il assure, le garçon !
D'abord il n'y a pas eu de première partie. Ce qui tombe assez bien. Je vais très rarement à des concerts, et les deux derniers auxquels j'ai assisté, à plein d'années d'intervalles, ce fut surprenant. Evidemment, le premier concert, c'était Sinclair, il y a dix ans, on ne s'attendait pas vraiment à voir débarquer un couple de chanteurs maliens - Amadou et Mariam -, on ne les connaissait pas, bref, on a été un peu surpris. Pas autant ceci dit que lorsque je suis allée voir M à Bercy il y a deux ans, et que la première partie était assurée par... Amadou et Mariam.Sachant que M accompagna Sinclair dans le temps, ce n'était pas si surprenant, sauf de mon point de vue, finalement...
Bon bref, là, il était plus improbable qu'Amadou et Mariam fassent la première partie de Polnareff. Donc y'a pas eu de première partie. Ce qui m'a permis d'observer un peu mes co-concertistes, qui portant une perruque blonde, qui les lunettes blanches mythiques, qui les deux, plus une énorme barbe châtain. Appelant tous "Michel". Pour moi, Michel, c'est les bronzés "Mifffffèl", mais pas Polnareff. Bref, il arrive en faisant mine d'ôter son pantalon en ombre chinoise, puis il lance "Je suis un homme". L'atmosphère est tantôt rock, tantôt piano et lumières, et franchement, que ce soit "Lettre à France" ou "Dans la rue", on est pris dedans. La voix, ben c'est Michel, quoi, tel que je l'aime, tout en envolées et en rapidité. Il laisse la place belle à ses musciens, et ses choeurs. C'est bien simple, je me suis dit que c'était ça, le prochain boulot que je voulais faire : choeur de Michel Polnareff. Bon, elles sont toutes plus ou moins noires, mais à notre époque ce détail ne devrait pas poser de souci majeur. Vous en pensez quoi ?

Le livre de Gaëlle

ARGH ! LE LIVRE DE GAËLLE est déjà lu et chroniqué chez thom et bien d'autres, et puis moi je suis face à mon écran qui me dit "livre à paraître", désarroi.
Que vais-je faire en attendant de pouvoir le lire, pour me retenir de lire tout ce qui a été blogué dessus !!!?

mars 08, 2007

Haïku ?

Lente, elle sombra,
pour mieux ressurgir au jour,
et donner l'amour

J'ai enfin tenté le haïku. Et je crois que ça me plaît bien.
Comme j'ai décidé d'écrire un peu plus sérieusement, ça me fait du bien de découvrir une nouvelle forme sans prétention et pourtant non dénuée de complexité.
Après avoir fouiné un peu, voici les quelques principes que j'ai retenus :
un rythme (5-7-5), une évocation de la nature, la quintessence.

Vous voulez essayer ?

W' day

"(...) alors, n'ayons pas peur de le dire, la femme est un animal politique comme les hommes". S. Royal, ce jour


Le débat sur France 3 "La femme apporte-t-elle un plus en politique ?"

C'est moi ou on marche sur la tête ?
Il me semble évident que le point de vue d'une femme en politique peut apporter autant de matière à débat donc à avancée que celui d'un homme. J'hallucine que ce genre de question se pose encore. Je suis sûrement naïve. J'apprends par ailleurs qu'un sondage fait auprès d'anciens élèves de grandes écoles parisiennes révèle que 62% des hommes ne voient pas de différence entre leur carrière et celle des femmes.
Alors que 65% des femmes ont elles constaté des différences.
le tout pour une même ambition et un même investissement de départ.

Je crois que définitivement je suis naïve.
Cette journée de la femme a peut-être du bon finalement.

Mais à quand la journée de l'homme. Qu'on parle d'eux un peu ?

mars 05, 2007

Marilyn, dernières séances


Marilyn, dernières séances
Michel Schneider
roman paru en septembre 2006, aux éditions Grasset



Que dire de ce roman, puisque c’en est un.
Le projet de l’auteur :
Présenter la relation de Ralph Greenson, « psychanalyste freudien » et de Marilyn Monroe « déesse du sexe » durant un an et demi à Hollywood. Comment le psychanalyste a soutenu Marylin, lui offrant l’accueil d’une famille qu’elle n’avait jamais eu, cherchant en la psychanalyse le moyen de la soulager, alors même qu’il semble conscient qu’elle est très loin de pouvoir assumer une analyse. Une relation complexe se noue entre ces deux personnes. Lui, engagé auprès des studios à la mettre « en état de tourner », elle, qui tous les jours trouve refuge dans son cabinet comme dans son foyer.

L’auteur est probablement très documenté. Le plan du livre suit hélas l’éparpillement de cette documentation. Les chapitres se succèdent, et le lecteur valse d’un lieu, d’une date, d’un personnage, d’un milieu à un autre. Il n’y a pas de logique apparente et l’on fini par ne plus savoir où et quand se situe le propos. L’on finit d’ailleurs par totalement s’en moquer.

L’auteur ne défend aucune thèse sur la cause de la mort de MM. Ce qui est appréciable dans la mesure où on ne poursuit pas la lecture en ayant à l’esprit que la fin du roman devrait révéler le nom d’une organisation coupable.

L’éditeur cite Flaubert à propos de L'Éducation sentimentale :
« Mes premiers plans sont inventés et mes fonds réels ». La nuance en l’occurrence, réside en ce que le premier plan de ce roman sont des personnes qui ont réellement existé. En mêlant documentation réelle et fiction, l’auteur ne prend finalement aucun parti, c’est probablement la solution la plus simple. Celle qui permet à l’auteur de donner à voir la détresse d’une Marilyn perdue au milieu de gens trop intéressés ou trop désintéressés.
J’ai apprécié cette lecture, mais la solution du vrai-faux m’a laissée plusieurs fois un peu en bascule, ce qui n’est pas très agréable.
Faut-il nécessairement être dans le tout vrai ou le tout faux ?
Je n’en sais rien. Mais partir d’une documentation aussi détaillée pour arriver à du roman, j’ai presque envie de dire que ce n’est pas fair-play. Cela fait du roman un masque de la vérité, et c’est presque dommage.

Ma conclusion. Oui, pour découvrir la dépendance de Marylin aux analyses et aux analystes, en particulier R. Greenson. Oui pour toucher du doigt les profondes fêlures qui ont fait d’elle ce personnage de fantasmes auquel elle se sentait elle-même étrangère. Ce n’est déjà pas si mal. Il semble que cette affaire a été très loin, à telle enseigne qu’on se demande légitimement si la vérité sera connue un jour, et si vérité il devait y avoir, quel crédit lui accorder.

(Pour un souci du détail « vrai », préférer Marylin Monroe, enquête sur un assassinat, de Don Wolfe, qui regorge de témoignages et d’anecdotes. Le tout dans un style très Hollywoodien !)

février 26, 2007

Toujours bien !

Je suis assez contente.
Parce que mon film chéri Je vais bien ne t'en fais pas, a obtenu deux Césars !
Meilleur acteur dans un second rôle masculin pour Kad Merad, et jeune espoir féminin pour Mélanie Laurent.
Je suis contente. Et je ne peux que vous encourager à aller le voir.
Même si les Césars ont également récompensé le "Ne le dis à personne" qui a l'air calamiteux...
Tout le monde peut se tromper...

février 23, 2007

L'imagination ne suffit pas !


Eva Luna – Isabel Allende
1987

J’affectionne la littérature sud-américaine. J’aime l’onirisme, les rebondissements étonnants et la liberté imaginaire totale que s’offrent les auteurs. J’avais précédemment lu et beaucoup aimé « Fille du destin », du même auteur. Dans ce livre-ci, j’ai été déstabilisée par la succession vertigineuse des personnages et des situations toutes plus farfelues les unes que les autres, comme si la surenchère faisait loi. Je n’ai pas réussi à m’attacher à cette enfant, puis jeune fille et jeune femme ballottée par les événements. J’ai trouvé beaucoup plus attachants certains personnages secondaires. La particularité d’Eva Luna est de savoir inventer et raconter des histoires, avec une imagination débordante que l’auteur n’a rien à lui envier. Finalement, au milieu des rebondissements politiques et autres récits de la vie des uns et des autres, l’auteur nous livre à la toute fin du récit, une sorte de résumé de l’histoire tout en passant en revue les personnages :

« Mais la Télévision nationale ne laissa pas souffler les patients téléspectateurs, et enchaîna aussitôt sur la diffusion de mon propre feuilleton, que dans un élan sentimental, j’avais intitulé Boléro, en hommage à ces airs qui avaient bercé mon enfance et qui avaient servi de point de départ à un grand nombre de mes histoires. Le public fut interloqué par le premier épisode et ne parvient pas à s’en remettre au cours des suivants. Je crois bien que personne ne compris à quoi rimait cette histoire abracadabrante, les gens étaient habitués à ce qu’on leur servît de la jalousie, du dépit, de l’ambition ou pour le moins de la virginité, or rien de tout cela n’apparaissait sur le petit écran et ils s’endormaient chaque soir, l’esprit emberlificoté par un méli-mélo d’indiens empoisonnés, d’embaumeurs dans leurs chaises roulantes, de maîtres d’école pendus par leur propres élèves, de ministres déféquant sur des sièges de velours épiscopal, entre autres atrocités qui ne résistaient à aucune analyse logique et échappaient à toutes les lois connues du feuilleton commercial. »
Et là, je me suis reconnue dans le téléspectateur largué à l’esprit emberlificoté. J’ai repensé à ces pages entières relues faute de concentration, pleines à craquer de rebondissements, de sorte qu’on craint à un moment qu’ils nous sautent à la figure au détour d’une page. Bon, je ne trouve pas ça très agréable que l’auteur nous explique que si on a du mal à suivre ses élucubrations foisonnantes, c’est parce qu’on est conditionné pour du commercial. Je suis très susceptible.

Puis, à peine plus loin, elle décrit le processus créateur dans lequel j’imagine très bien l’auteur devant son texte se confondre avec Eva Luna :
« Je rédigeais chaque jour un nouvel épisode, totalement immergée dans le monde que je créais grâce au pouvoir universel des mots, devenue moi-même un être éparpillé, reproduite à l’infini, contemplant mon propre reflet dans de multiples miroirs, vivant des vies sans nombre, m’exprimant par une kyrielle de voix. »

Bon, j’en conclue que l’auteur se retrouve complètement dans son univers, qu’elle est tout le monde à la fois et qu’elle se sent hyper puissante. Mais on a aussi l’impression qu’elle se fiche éperdument que son lecteur suive. Ou passe un bon moment à sa lecture.
Personnellement je me suis accrochée par curiosité. Je crois que j’ai bien aimé, finalement. Mais il manque quand même une sacrée trame que la vie de l’héroïne ne suffit pas à former.

Si j'avais un million


If I Had a Million (1932)

Réalisé par James Cruze, H. Bruce Humberstone, Ernst Lubitsch, Norman McLeod, Stephen Roberts, William A.Seiter, Norman Taurog, Lothar Mendes.
Avec :
Gary Cooper
Charles Laughton
George Raft
Jack Oakie
Richard Bennett (John Glidden)
Charles Ruggles
Alison Skipworth (Emily La Rue)
W.C. Fields
Mary Boland (Mrs. Peabody)
Roscoe Karns (le soldat O'Brien)
May Robson (Mrs. Mary Walker)

Un bien joli petit film qui réunit une palanquée de réalisateurs, de scénaristes et d’acteurs pour une histoire qui repose sur une idée simple : que feraient les premiers venus si on leur offrait à l’improviste un million de dollars.
Un milliardaire mourant décide de distribuer sa richesse de son vivant afin que ses héritiers n’aient pas la possibilité de contester sa décision. Il choisit huit personnes au hasard de l’annuaire et va lui-même leur porter un chèque d’un million de dollars.
S’ensuivent huit sketches aussi différents que le sont leurs personnages principaux : du faussaire au militaire et du vendeur de porcelaine martyrisé par sa femme à la jeune prostitué, tous ont un usage bien personnel de ce chèque providentiel. Les sketches ne sont pas tous d’égale qualité, mais les idées sont bonnes et les personnages excellents. J’ai tout particulièrement aimé la vieille retraitée au caractère bien trempé jouée par May Robson qui aurait pu quitter fissa la maison de retraite austère où elle étouffait, et qui choisit plutôt de la transformer en club pour dames âgées où le plaisir est roi. Les choix des uns et des autres sont relativement inattendus, et c’est chaque fois un plaisir de changer d’univers et de se laisser surprendre. À noter également la composition de Richard Bennett, complètement excessif dans son rôle de vieux milliardaire caractériel. Un régal.

février 20, 2007

Le mois de janvier

Au mois de janvier, j'ai eu un temps fou. Ce n'est pas si fréquent.
Je n'avais pas la possibilité de faire certaines choses comme :
- du sport
- surfer, donc bloguer
- voyager
- m'agiter en général.
Conclusion, me voilà astreinte à me reposer, dans lit, tant qu'à faire, et face à ma bibliothèque, fraîchement déménagée et rangée par un homme tendre et parfois (trop rarement cependant) ordonné.
Je suis donc tombée dans certains livres. D'autres me sont tombés des mains.

Petit résumé :

La rose pourpre et le lys. Michel Faber



Deux volumes recommandés par mon amis Gaëlle, en qui j'ai une confiance aveugle (C'est içi). J'avais acheté le tome 1 (je suis comme ça, j'achète toujours "à moitié. Et je le regrette souvent. Je pense que j'aime être un peu frustrée ;-)
Hé bien c'est sans aucune surprise que je suis tombée dedans, renouant avec les longues heures de lecture planquée sous la couette, ne me levant que pour boire et manger (et encore). Les deux tomes m'ont fait dix jours, fait rare ces dernières années, j'ai dévoré. C'est bien écrit, bien documenté, les personnages sont attachants, c'est un fait, et on regrette de ne pouvoir aller faire un tour dans le Londres de cette époque où l'auteur nous balade sans relâche.
Au début, j'étais un peu sceptique face aux intrusions de l'auteur qui nous dit volontiers de suivre tel personnage ou de ne pas nous laisser aller à imaginer ceci car "ça n'arrivera pas". Mais ces interventions ne sont pas si fréquentes et servent même la narration à plusieurs reprises. Le procédé est maîtrisé et utilisé avec parcimonie donc tout va bien.
Une amie m'avait dit "Ah oui, c'est l'histoire classique de la rédemption de la prostituée !" Peut-être, je n'en ai pas lu d'autres, donc je me garderais de me prononcer sur le sujet, mais je pense que quitte à en lire une, celle-ci vaut le détour.

Ensuite, c'est toujours un peu difficile de passer d'un bouquin emballant comme ça à un autre, et là, une amie m'en avait prêté un.
Le livre de Joe. Jonathan Tropper
C'est toujours le souci avec certains amis, ils ont adoré un livre alors ils vous le prêtent, sans se soucier de savoir si vous avez envie de le lire ou si vous avez déjà des tonnes de bouquins de rêve qui attendent sagement dans votre biblioque qu'une occasion se présente pour eux d'être enfin lus. Enfin bref, je suis terriblement curieuse, et ce livre-ci a fait l'objet de transition parfait : vite lu, pas trop dérangeant. Quoique. Ce bouquin regorge de cette tournure que je déteste : "je n'ai pas le temps, pensé-je" "Il va me tuer, supposé-je". Je n'ai aucune idée de la pertinence de cette conjugaison, mais elle me colle des boutons. Et là c'était véritablement trop, en moyenne trois utilisation par double-page, jusqu'à la dernière phrase !
Sinon l'histoire : un homme d'une trentaine d'années a écrit un best seller en prenant appui sur le village de sa jeunesse et ses habitants dont il fait des portraits corrosifs et largement caricaturaux. Le livre commence quand Joe, paumé dans son appartement de Manhattan cherche à rebondir après le succès de ce livre qui fut également adapté au cinéma. Son père est mourrant, il doit retourner sur les lieux de sa jeunesse qu'il a fuis depuis une dizaine d'années. Bien sûr, tout le monde lui fait payer sa "liberté narratrice", mais le temps a passé et les gens ont changé, Joe trouve là la source d'inspiration pour un deuxième livre. Bof. Mouai.
Parfait livre de transition, mais je ne le recommande pas.

Second livre de transition.
Oui, La rose pourpre m'a laissé cette empreinte telle qu'il me faut deux livres de transition.
L'homme qui voulait vivre sa vie.
Douglas Kennedy.
Acheté dans l'optique "quand je serai fatiguée et que je n'aurais pas envie de m'investir dans un livre fort". On va dire.
j'ai découvert D. Kennedy par La poursuite du bonheur, que j'avais bien aimé. Mais depuis, j'ai été déçue par tous ceux que j'ai lus : Une relation dangereuse (super prévisible), Les charmes discrets de la vie conjugale, Rien ne va plus... Bref, il me reste Cul-de-sac. On verra bien. Après je pense que je jetterai l'éponge.
L'histoire est celle d'un homme qui vit une vie malgré lui, il est avocat friqué à Wall Street, marié, deux enfants, et possède une jolie maison en banlieue. Son drame : il aurait voulu être photographe.
Je vous passe les péripéties, les exagérations à tous les étages et autres raccourcis. ça détend, ça se lit vite et puis c'est tout.

En ce moment je lis ça :
Eva Luna. Isabel Allende
C'est pas mal, j'adore la littérature sud-américaine, onirique à souhait, mais le problème c'est qu'il faut que je m'enchaîne à ce livre pour ne pas le lâcher au bout de trois pages. Les événements se poursuivent trop vite pour moi, les personnages se succèdent autour de l'héroïne Eva, on a du mal à la cerner, bref, je n'arrive pas à entrer dedans. C'est la seconde fois que je m'y efforce, et je n'aime pas lâcher un livre en cours de route, j'ai horreur de ça. J'ai peu de passer à côté de quelquechose de bien, et j'ai un sentiment de gâchis terrible. Enfin, on verra bien si je persiste ou non.

bref, au milieu de tout cela, et pour finir sur une notre positive, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (Harper Lee) a été une parenthèse enchantée, douce et dépaysante. Pas de violence gratuite, une histoire simple servie par des personnages attachants et intéressants. Un livre prêté par la même amie que celle du Livre du Joe. Je continue à être curieuse.

février 07, 2007

Sweet home, Alabama

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

(Nell) Harper Lee - 1960




Voilà une jolie rencontre avec l'Amérique sudiste des années de la Dépression, un beau livre, prix Pulitzer en 1961, qui eut un franc succès en Amérique où il est une référence littéraire.
L'intrigue est racontée par la jeune Scout, petite fille qui vit avec son grand frère Jem, et son père, Atticus, avocat, personnage droit qui élève seul ses deux enfants. J'ai tout particulièrement apprécié les valeurs qu'il tâche de leur transmettre, même si certains lecteurs critiquèrent le manque de crédibilité du ton de la narratrice, du fait de son âge. Oui, cet homme vit dans un monde idéalisé, mais c'est certainement ce qui lui permet de sauvegarder cet esprit libre et puis après ?

Au milieu des trois années qui rythment le livre, au milieu des jeux d'enfants de Scout et Jem et de la découverte de l'école par Scout, Atticus est commis d'office. Il est chargé de défendre un Noir menacé de la peine de mort pour avoir violé une Blanche. Ce procès est bien sûr l'occasion d'aborder les questions du racisme, des préjugés et les conditions de vie des Noirs dans le sud de l'époque. Il est également l'occasion pour Scout et Jem de découvrir le monde de la justice.
Atticus sera décrié alors même qu'il n'a pas fait le choix de défendre cet homme. Scout apprendra à ne pas se battre pour défendre son père et sa famille, et à grandir sans nécessairement devenir la "dame" que voudrait sa tante, elle apprendra aussi à connaître les gens au-delà de l'image que tout le monde a d'eux.
Bref, ce roman est doux, agréable, il fait du bien.
La voix de Scout est rafraîchissante sans être mièvre et l'atmosphère du sud donne envie d'aller faire une virée en Alabama !

décembre 11, 2006

Madeleines : Deuxième : Rabbi Jacob

En cette période propice aux souvenirs d'enfance et au laisser-aller régressif, je me laisse lentement mais très sûrement glisser dans une torpeur toute invernale et infantile, petite parenthèse au coeur de la vie.

Alors en deuze, et dans le désorde, un extrait de mes favoris : Rabbi Jacob (film de Gérard Oury, 1973, pour les gens qui ne connaissent pas).




Personnellement, et encore une fois, je ne m'en lasse pas !

décembre 08, 2006

La déferlante pin-up

Bettie Page, Betty Grable, sont des icônes de la vague pin-up qui déferla sur les États-Unis en particulier, dans les années 40.

Cette image de la femme sexy me plaît parce qu'elle n'est pas vulgaire.

Donc les pin-up dont plus personne n'ignore l'origine du nom puisque ces dessins étaient à l'époque punaisées sur les murs, et les cabines des camionneurs, mais également dessinées sur les carlingues des avions.

Il n'y a pas beaucoup plus à en dire, mieux vaut en voir, ma foi :









Madeleines : Première ! Le Jerry Lewis de mon enfance

Je suis quelqu'un de très nostalgique et j'ai un milliard de madeleines dont je pense que je ne me lasserai jamais.

En premier épisode : Jerry Lewis. Il me fait rire. C'est comme ça.

Pour moi il est l'archétype du comique, le roi du "slapstick" (autrement dit de la grosse farce), et une vraie source d'inspiration pour tout un tas d'acteurs comiques actuels (Jim Carrey, au hasard). Il en fait des tonnes, mais ne me lasse pas.
Et oui, quand je le regarde, j'ai 12 ans et demi !

En 1946, sa rencontre avec Dean Martin donne lieu à des duos hilarants où clairement ils n'avaient pas l'air de s'ennuyer :




Et un de mes extraits préférés, du film "Nutty Professor" (Docteur Jerry et Mister Love) :