juillet 20, 2009
J'adore l'ennui
Comment ça, pourquoi faire ?
Pour voir, quoi.
Vous allez me répondre qu'une journée "normale", pour vous, est précisément une journée AVEC Internet.
Je reformule : êtes-vous cap de passer une journée, normale ou non, donc, sans vous connecter une seule fois à Internet (que ce soit par le biais de votre ordinateur ou de votre téléphone) ?
Pour la première fois, je vais partir sur mon île avec mon téléphone qui me permet de consulter mes mails, et je me demande "vais-je débrancher ?".
En temps normal, je dirais que non, je ne débranche pas vraiment. Je suis trop curieuse, en fait.
Mais je crois que j'ai envie de vivre une expérience forte. Même si je ne me sens pas très cap...
Comment ?
Oui, je dois reconnaître que je mets de l'aventure où je peux, en ce moment ma vie est un tantinet plan plan.
Que voulez-vous, life is maybe a stage, mais ce n'est pas non plus Hamlet tous les jours, voyez...
J'envisage également de me faire La recherche du temps perdu l'intégrale. Et pas parce que j'ai peur de m'ennuyer. Je ne m'ennuie jamais.
Même quand je suis au bureau en plein été alors que tout le monde se bronze la couenne au soleil.
J'adôôôre m'ennuyer, ce qui ne m'arrive pas assez. D'où cette lecture fort à propos.
Vous l'aurez compris, je vais bientôt joindre ma couenne à celle de toutes ces gentilles personnes qui vous ont laissé leur place dans le métro le matin. Du moins à quelques unes d'entre elles, s'agirait pas non plus de se retrouver sur la plage aux heures de pointe.
PS. : Ah oui, et parce que j'ai définitivement laissé de côté tous mes scrupules intellectuels, pour vivre à fond chaque aventure qui se présente, je me suis inscrite aux Harlequinades 2009, dont la vocation est de lire la société à travers l'Harlequin, ce qui ne laisse pas de m'interpeller.
Je vais donc lire mon premier Harlequin (tout arrive), et vous en parler, vous imaginez bien.
C'est vraiment une semaine spéciale, non ?
juillet 18, 2009
Tout effacer et tout reprendre
Parfois, il me prend l'envie de tout effacer, et de tout recommencer au propre.
Quand je vois ma fille barrer sauvagement un dessin parce qu'elle a écrit de travers, ou parce qu'elle a raté un bout de pétale, ça me fend le cœur.
De la même manière, quand je me surprends à imaginer que je pourrais supprimer ce blog et en ouvrir un nouveau, tout beau, réfléchi, avec un vrai angle (la littérature, ou l'écriture, ou... ma vie...), je suis plutôt enthousiaste, mais rapidement je suis déjà nostalgique d'une fin éventuelle de ce blog-ci. Je suis très nostalgique, je vous l'ai peut-être déjà dit.
Parce que je l'ai ouvert sur un coup de tête, et que je l'alimente de la même manière, un peu tous azimuts.
Parce qu'il est brouillon, mais je suis comme ça.
(C'est terrible, j'aimerais vous dire que je suis structurée comme ci comme ça, mais non, j'écris sur une idée qui passe par là, je publie parce que j'ai envie de partager ça.)
Parce qu'il est irrégulier, mais je suis comme ça.
Parce qu'il est superficiel. Je suis superficielle.
(J'aurais dû intituler ce message "Toutes ces vérités que vous auriez préféré que je taise pour conserver l'image d'icône parfaite que vous avez certainement de moi", mais je ne voulais pas d'un titre trop racoleur).
Mon blog a tous les défauts du monde, mais j'y tiens.
La seule vraie raison que j'ai trouvé pour ne plus écrire dans ce blog, serait que je pourrais passer plus de temps à écrire "pour de vrai".
Quand j'écris ici, et que je vous parle, je sais que je ne serai pas lue par beaucoup, et je trouve toujours ça un peu pathétique les gens qui parlent dans le vide.
Quand un ami m'appelle, et que je ne me suis pas préoccupée de savoir comment il allait depuis des mois, et que finalement, ben ça va pas, je pense immédiatement que c'est très bizarre, finalement, d'aller voir souvent sur les blogs des gens comment ça se passe, et de ne pas faire la même chose pour les personnes que l'on connaît vraiment.
Mais les blogs, ça mouille moins que la vraie vie. Je crois que des fois, j'en ai soupé d'être mouillée, alors je viens sécher derrière mon écran.
Alors il est possible qu'un jour je délaisse ce blogounet, vous saurez que c'est parce que je me suis mise à l'écriture pour de vrai.
Il est aussi possible que je reprenne des vraies critiques, longues et argumentées, alors vous saurez que je suis au chômage ^^ !
La vérité c'est que mon blog et moi, c'est "ni avec toi, ni sans toi".
Quant à vous, j'ai besoin de savoir que vous êtes là, de temps en temps.
Tout ceci est très bizarre, non ?
juillet 14, 2009
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, éditions Nil,
avril 2009.
Londres, 1946 - Juliet, écrivain, cherche un sujet de roman qui lui permettrait de sortir des chroniques humoristiques qu'elle avait l'habitude d'écrire pour un quotidien. Elle reçoit un jour une lettre d'un habitant de Guernesey, qui a hérité d'un livre lui ayant appartenu. Une correspondance s'installe entre Juliet et plusieurs habitants de l'île, à travers laquelle ils se racontent, eux, mais aussi l'île sous l'occupation.
J'ai trouvé très agréable cette lecture qui, au fil des lettres, nous conduit d'un personnage à l'autre au cœur de Guernesay, au cœur de l'occupation, et dépeint toute une galerie de personnages aux caractères globalement enjoués, distrayants et touchants.
Le ton, le traitement épistolaire, et le personnage de Juliet, très attachant en femme écrivain trentenaire célibataire, m'a rappelé celui de 84, Charring Crossroad.
J'aime renouer avec des expressions désuètes, et ce ton ironique l'air de ne pas y touche ne cesse de me divertir.
On y lit également une présentation de l'occupation, où les allemands ne se contentent pas d'être l'ennemi impitoyable mais peuvent aussi faire preuve d'humanité, ça change ; ainsi que le réveil d'un peuple qui recommence à se réjouir timidement au terme d'une guerre qui les laisse dépossédés de beaucoup de matériel, mais d'assez peu de leurs richesses intérieures.
Au cœur de ces lettres, un roman voit le jour, un personnage est évoqué, différemment, et des amours en tous genres se nouent.
Un joli roman, distrayant, touchant, cocasse parfois, que je vous encourage à lire.
juillet 10, 2009
La nostalgie des souvenirs
C'est un soulagement, bien sûr.
Cela fera quatre ans qu'elle n'est plus habitée et marine dans son jus. Nous n'avons pas les moyens de la racheter, surtout pour payer 55% de sa valeur en plus aux impôts...
Soulagement parce qu'elle est dans un état d'abandon depuis des années.
Déchirement terrible en même temps.
Le deuil des lieux de notre enfance est long, particulièrement quand les éléments matériels le font durer plus qu'il ne faudrait.
J'y suis attaché, à cet endroit. Mais de ces attachements qui nous retiennent à des choses qui n'existent plus. Je suis attachée à mes souvenirs.
Mon frère et moi y étions seuls avec notre grand-mère, les mois de juillet.
Nous prenions le train à la gare Montparnasse. Il était omnibus, mettait des heures. Nous passions par Laval, entre autres gares (lecture de droite à gauche et de gauche à droite), arrivions à Quimper, prenions un taxi.
Peu avant d'arriver enfin, nous retrouvions tous les symboles : la plage, immense et magnifique, le petit pont sur la mer, les rochers de granit énormes, les arbres poussés courbés à cause du vent, la maison de Suzanne, qui tenait autrefois un bar et nous offrait toujours des sucettes, la maison du docteur avec la grande ancre dans le jardin.
Et puis la maison. Inventaire. Nos arbres ont grandi, nos journaux sont toujours là. Le vieux lit en fer blanc est toujours caché derrière la maison. Le poteau en bois sert toujours de banc. Les voisins, le petit raccourci, la haie de troènes. Des milliers d'odeurs se bousculent, que je ne peux pas partager avec vous. Richesse immense de la mémoire olfactive qui m'envoie les parfums à mesure que remontent mes souvenirs.
Et les journées ! Nous faisions nos devoirs de vacances le matin, dans la cuisine, en écoutant son 33 tours d'Yves Duteil (si ça c'est pas de la torture !).
Je me rappelle très bien que ma grand-mère m'avait appris l'heure au cours d'une de ces séances studieuses. Ensuite nous allions acheter les espadrilles ("une taille en dessous, ça se détend beaucoup" : et on me demande pourquoi aujourd'hui j'exècre les espadrilles???), puis plus tard, des tongs, qui ruinent les pieds quand on fait du vélo.
Nous déjeunions, siestions, puis nous rendions à la plage, mais devions attendre pour ne pas risquer l'hydrocution.
C'est pas folichon, ce programme. Et les heures passées à bouquiner les Aggie, les pieds Nicklés et la comtesse de Ségur dans le jardin, ou les heures passées à organiser un énorme rocher dont nous connaissions les moindres trous et les moindres niches ("Ici le salon, ici la cuisine, là, le garage, avec la voiture). Les promenades, montée au phare, immense, un des plus grands, pélerinage au rocher du préfet, à la chapelle, ses vitraux... Sans compter la trottinette géante, les explorations dans la crèche, et la chasses aux fourmis, armée d'un pistolet de produit pour les vitres.
Vraiment.
Des journées peuplées de vide, de lenteur, et d'ennui, qui me laissent malgré tout nostalgique même si j'avoue que le bilan de nos activités me laisse perplexe, et me pousse à conclure qu'en effet, l'ennui n'est pas une mauvaise chose.
Aujourd'hui nous avons pris nos quartier dans un autre coin de la Bretagne, et j'espère que mes enfants auront eux aussi cet attachement qui me fait revandiquer mon nom, même si je ne suis pas une vraie de là-bas. J'espère qu'eux aussi auront ce goût pour le vent, la mer, et les promenades pieds nus sur les tapis d'herbe grasse des côtes.
Mon père nous racontait souvent comment mon grand-père avait acheté cette maison à la bougie. Ma grand-mère, surtout. Avant que la troisième bougie ne s'éteigne, elle a mis un grand coup de coude dans ses côtes pour le réveiller car il dormait. ça me semble incroyable d'ailleurs de dormir pendant une vente à la bougie.
Nous allons la vendre. A la bougie peut-être ?
J'espère qu'elle aura la chance de tomber sur un propriétaire qui aura à coeur d'en prendre soin, et qui en profitera bien.
juillet 09, 2009
Les bons moments qui durent
De là à titrer "Vivre plus longtemps grâce à une pilule ?", il n'y a qu'un pas, que Le Monde s'empresse de franchir en se prémunissant cependant d'un point d'interrogation.
Et c'est très bien, parce que vous me connaissez, j'adore les titres tape à l'œil.
Et là, j'ai envie de dire "Vivre plus vieux, brrrr... mais pour quoi faire exactement ?"
Pour être grabataires plus longtemps ?
Pour être à la charge de nos enfants plus longtemps ?
Pour se payer des Alzeihmer plus longtemps ?
Chouette alors, on va bien se marrer.
On va creuser le trou de la Sécu (il n'existerait pas une petite pilule pour le combler, ce déficit ?), l'entretien des vieux va devenir un vrai job lucratif, et on sera tous à la charge de nos descendances respectives.
ça promet de chouettes parties de Bingo, le soir, au son des respirateurs.
Pour quoi faire, vivre plus vieux ?
Moi je veux bien, les progrès de la science, et ça a un côté assez enthousiasmant de repousser les limites. Et vivre plus longtemps, finalement, je me laisserais bien tenter, moi. Si on me promet que le cancer, la sénilité, Alzeihmer et consorts seront traitables, que je pourrai m'assumer seule pour ne pas peser sur mes enfants, et que nous aurons oeuvré pour sauver la terre.
Parce que si c'est pour vivre plus longtemps malade, sans retraite et sur une planète qui nous lâche (de notre faute, en plus, bravo), là, je ne suis pas sûre.
Aujourd'hui il fait gris. Quand il fait gris, je suis pessimiste.
juillet 08, 2009
La patience n'est pas ma vertu principale
Pourquoi, me demanderez-vous, souhaiterais-je y résister ? Quelle drôle d'idée, c'est tellement plus agréable de se laisser mener par ses envies, de terrasse, de sieste, d'une séance de cinéma ou de plage, soyons fous.
Hé bien... peut-être parce que mes clients, ces êtres dénués de cœur, m'obligent à continuer de travailler, alors même qu'autour de moi, tout n'est que paresse, mollesse et amusement futile.
Comment faire revenir mon esprit dans le droit chemin ?
J'ai beau faire tourner en boucle ce mantra dans mon esprit : "ne pas rêvasser, ne pas rêvasser, ne pas rêvasser", et paf! Je me surprends à rêvasser.
Je bavasse, je surfe, et ça ne fait pas avancer mes affaires, tout ça.
Devrais-je enfiler une paire d'œillères mentales ?
A quoi ça pourrait bien ressembler, d'ailleurs ?...
je vous raconte ça, mais vous vous doutez bien que tout ceci n'est que fiction.
Je suis bien sûr une salariée exemplaire, à qui ne viendrait jamais à l'idée de se connecter sur Internet pour voir d'autre sites que ceux de ses clients bien aimés.
Il n'en reste pas moins que lorsque je me rends à mon travail, petite fourmi besogneuse, et que je croise tous ces gens en short et autres tongs, munis d'une valise à roulettes qui crie la liberté et les grands espaces, mon cœur se serre.
Je voudrais être en vacances, moua zaussi !
juin 22, 2009
Comment tu lis ?
1# Plutôt corne ou marque-page ?
Marque-page. Des jolis, qui restent sur mon bureau, et des pratiques pas beaux qui marquent mes pages...
Je n’ai jamais été capable de corner un livre.
Quelle drôle de question ! Tout le monde sait que je ne lis pas !
Oui, des magazines ! J’ai trop peur de faire tomber mon livre. D’ailleurs, une très bonne amie m’a offert il y a quelques mois pour mon anniversaire un livre de poche qu’elle avait lu et fait tomber dans son bain !
Il est complètement gondolé, gonflé. C’est en quelques sortes un livre personnalisé… Au début je me suis dit « Elle est gonflée ». En fait, c’est ça. Elle est gonflée, c’est tout elle, c’est pourquoi je l’adore.
4# As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Aujourd’hui vous voulez dire ?!
Oui, j’y ai pensé, j’y pense encore et toujours, et je n’ai pas fini d’y penser !
Je dis oui ! J’en pense que si la cohérence et le rythme sont là, j’adore les séries. En revanche, c’est certainement un travail de titan qui ne cesse de m’impressionner.
6# As-tu un livre culte ?
J’ai des livres cultes par période. J’ai eu ma période Le monde selon Garp-culte, puis Cent ans de solitude-culte. En ce moment je sors de ma période L’ombre du vent-culte pour vivre à fond ma période Tobie Lolness-culte !
7# Aimes-tu relire ?
Parfois. Ado j’ai relu trois fois Bonjour tristesse en quatre ans je pense.
Des fois j’ai besoin de comprendre ou de me remémorer ce qui m’a plu. D’autres fois, je teste, pour voir si le livre tient le choc dans le temps… Mais globalement, il y a trop de livres qui m’appellent pour que je relise ceux déjà lus.
8# Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?
Ne pas. Je préfère que ces êtres qui ont réussi, eux, à accomplir cet acte de bravoure qu’est l’écriture d’un livre, ne soient pas trop de chair ;o)
En vrai j'aime écouter leur interview, découvrir comment ils écrivent.
9# Aimes-tu parler de tes lectures ?
J’adore essayer de « contaminer » les gens du plaisir que j’ai eu à lire un livre, oui, j’avoue.
10# Comment choisis-tu tes livres ?
Dans les blogs, principalement, dans Le Monde des livres parfois, et en ouvrant au hasard, pour goûter l’atmosphère. Surtout, j’évite les 4e de couvertures. On compte sur les doigts de la main celles qui valent le coup d’être lues. C’est un métier…
11# Une lecture inavouable ?
Et si c’était vrai ? Du M. Levy… Complètement inavouable, isn’t it ? La curiosité, je vous dit !
Dans l’ordre de préférence : dans mon lit, au chaud. Dans un hamac, au frais. Dans le train, pour l’isolement, et en voiture parce que des fois, la lecture n’attend pas.
Idéal… un livre qui, quand je l’ouvre, me donnerait des pistes pour comprendre le monde autour de moi… Tous en somme !
Je suis toujours tentée de le faire, mais je ne supporte pas qu’on me le fasse !
Je n’ai définitivement pas la télé, les jeux vidéos me laissent de marbre, donc livre ! Trois fois livre !
16# Lire et manger ?
Oui, mais surtout pas en même temps, je trouve ça trop triste.
En silence, surtout. Ou alors avec juste le chant des oiseaux dehors, j’adore.
Mais je connais des gens qui me parlent quand je lis ! Par pitié, ne faites pas ça !!!
Froid ! beurk… Et puis on passe déjà trop de temps sur des écrans.
Plutôt achetés, je suis mal à l’aise avec les livres empruntés, j’ai constamment peur de les abîmer. Et comme je suis très matérialiste, j’aime l’idée de les avoir toujours à portée de main pour en relire un passage, renouer avec leur atmosphère.
Je viens de finir Tobie Lolness, dont j’ai adoré et donc dévoré les deux tomes, même si j’ai essayé de faire durer un peu le plaisir sur la fin.
J’aime bien prendre un peu de temps avant de replonger dans autre chose.
Et je ne sais jamais à l’avance ce que je vais lire. Ça dépend de mon envie au moment où j’en choisis un nouveau dans ma PAL.
Oui, mais alors, ça me coûte ! Dans ces cas-là, je subis un mélange douçâtre de sentiment d’échec et de curiosité inassouvie. C’est pour cela que j’abandonne rarement des livres en cours de route. J’ai besoin d’en avoir le cœur net avant de pouvoir dire pourquoi je n’ai pas accroché.
Euh… qui ne l’a pas déjà eu ?!
juin 17, 2009
Les gens ne quittent pas l'Afghanistan pour venir se doucher à Calais
Les réfugiés à Calais vivent moins bien que la plupart des chiens de nos foyers français, et ce n'est pas peu dire.
Je viens de lire cet article dans Libération, sur la situation sanitaire pitoyable des 500 personnes en attente d'une vie meilleure.
Évidemment ils ne devraient pas être là, évidemment ce camp ne devrait pas durer, et une femme enceinte n'aurait jamais dû, elle non plus, se trouver là. Mais ils sont là.
Samedi soir, un jeune homme de 20 ans s'est noyé en se lavant, tant bien que mal, dans des endroits qui ne sont pas prévus pour.
Et la mairie de Calais refuse le permis de construire des douches au Secours Catholique, enfin, refuse... accepte, mais à 14km de là, c'est tellement plus pratique.
Eh bien voici donc un bel exemple de non-prise de nos responsabilités.
C'est vrai que c'est drôlement plus facile de faire comme si ils n'existaient pas.
Les gens du gouvernement et moi, on a pas le même problème de conscience, manifestement.
Et encore moins le même respect de l'homme. Et de la vie.
Nota: le titre est la phrase de conclusion de l'article de Libération, que je vous invite vraiment à aller lire. Et qui aurait mieux à faire hors des pages de l'édition régionale.
juin 11, 2009
Tobie Lolness
Tobie Lolness, écrit par Timothée de Fombelle, illustré par François Place, éditions Gallimard, 2006.Voici un roman pour enfants autour duquel j'ai tourné pas moins de trois ans !
Je doutais de mon goût pour les aventures d'un lutin, foin de cela, c'est un petit garçon.
Il me semblait trop épais, mais il se dévore.
Je redoutais son succès et ma jalousie légendaire envers les auteurs doués. J'avais raison.
Ce roman d'aventures est écrit dans une langue poétique simple et extrêmement efficace. La construction de l'histoire est élaborée juste ce qui est nécessaire pour donner du rythme et ménager un suspens tout à fait raisonnable.
Il y a de l'humour, de l'humour comme j'aime, un peu d' l'amour, et une peinture assez juste de notre société moderne, le tout dans des proportions ni trop ni trop peu.
Quant au monde dans lequel évolue Tobie, peuplé d'insectes et autres larves, l'auteur s'en amuse, en joue avec brio, et imagine une société complète.
Les illustrations de François Place me laissent perplexes car elles représentent les choses différemment de ce que je les imaginais, mais pourquoi pas.
Comment vous dire ? J'adore ce livre, j'aurais adoré l'écrire, je suis donc effrontément jalouse de son auteur ! C'est moche, je sais.
Le second tome : les yeux d'Elisha, a paru en 2007.
Les deux tomes sont réunis en un seul volume, mais il n'existe pas à ma connaissance d'édition poche.
Les avis de Clarabel, Florinette, Yueyin, entre autres... !
juin 06, 2009
L'amour est à la lettre A

juin 01, 2009
solidarité pour les salariés
Je bosse. Bon. Passons, ça arrive à des gens très bien, et je ne suis pas la seule.
Même si on l’a appris il y a 15 jours, ce qui n’est pas très fair play.
Passons(bis).
Ce matin, il y avait de la place dans le train, de l’air frais, un joli soleil, je positive en me disant que je vais pouvoir avancer un peu sans les appels de mes clients pour me perturber tout mon sens de la gestion des priorités.
Et puis en arrivant à l’agence, je découvre rapidement que mon boss, cette chère âme, n’est pas là.
J’apprends fortuitement qu’il a reçu des places pour Roland Garros.
Soudain... je me pose cette question que je prenais soin jusqu’à présent d’éluder : jusqu’à quel point est-ce que je me sens solidaire ?
Parce que je suis quelqu’un de conciliant. Pas quelqu’un de facile, mais de conciliant.
Alors la journée de solidarité, je veux bien, mais c’est pas un peu antithétique un boss qui demande à ses salariés de venir travailler un jour férié par solidarité, mais qui lui n’est pas solidaire de ses salariés et des personnes âgées ? (Tout ça, au passage, c’est de leur faute, hein !). On franchit une ligne, là, non ?
mai 29, 2009
L'ombre du vent

Barcelone, 1945. Un libraire initie son fils au cimetière des livres oubliés, un endroit mystérieux et secret qui recueille un exemplaire de chaque livre imprimé, et où le nouvel arrivant doit adopter un ouvrage et s’engager à le défendre toute sa vie. Le fils, Daniel, choisit un livre, ou dirais-je, est choisi par un livre, L’ombre du vent, écrit par un auteur quasi inconnu, Julian Carax. Fasciné par sa lecture, le jeune garçon cède à l’attrait du livre sur lui, au point de chercher des informations sur son auteur et découvrir un personnage bien mystérieux, et son histoire, non moins mystérieuse.
Je vous recommande la lecture de ce livre, que je trouve enchanteur à plusieurs titres : les personnages que le héros rencontre au cours de ses recherches, forment une galerie comme je les aime, riche, éclectique et haute en couleurs ; l’intrigue ensuite, qui ne perd jamais en rythme, de rebondissements en révélations, en déceptions, en anecdotes etc., le tout formant un ensemble harmonieux et jamais lassant ; le personnage principal, juste assez faible et honnête pour être crédible et attachant ; la construction du livre, aboutie, très aboutie, aux imbrications habiles (je ne me suis jamais doutée une seule seconde de ce qui m’attendait... bon, si, une seconde en réalité, mais alors pas plus), l’atmosphère enfin, chargée de mystère, et les sentiments, tout cela dans un seul livre, c’est parfait, lisez-le !
L’ombre du vent, Carlos Ruiz Zafon, paru en 2004, il a reçu le prix Planeta la même année, et a paru en Poche en 2006.
mai 11, 2009
Mon hygiène quotidienne
Je suis constamment à côté, dans une parallèle du moment présent.
Bénédiction : en ce moment nous n'avons plus Internet à la maison : après la télé, l'écran aux alouettes, c'est l'ordi a cessé de nous alimenter les yeux non stop.
Pas par choix, plutôt par négligence: nous avons oublié de payer sa dime à l'opérateur national.
Mais après quelques semaines sans connexion, on en est pas plus mal. Soyons honnêtes toutefois, ça nous manque beaucoup.
La télé en revanche, pas du tout, nous ne la regardions plus depuis lurette, et ça ne nous empêche pas de regarder des DVD et de pester quand on rate une émission sur Arte, mais franchement c'est marginal.
Sois plus humaine, donc, prend le temps d'écouter cette petite fille qui chouine ou qui fait le bébé, elle a un truc à dire derrière sa plainte "Mais mamaneuh".
Prends le temps d'expliquer le pourquoi du comment au petit bout d'homme qui fait des choses épatantes pour un si petit bout d'homme.
En conclusion, ma question du jour : comment en suis-je arrivée à devoir reprendre pied avec une réalité aussi évidente ? Qu'est-ce qui oeuvre, tapis dans l'ombre, pour que je sois aussi à côté de mes pompes ?
J'aimerais bien dire que c'est parce que je suis lunaire... ce serait poétique. Mais pas sûre que ce soit vrai...
La même mer, en effet, au petit matin (très petit, la photo n'est pas de moi, hihi... ), quand les touristes en maillot laissent place aux pêcheurs de poissons et de crabes.
ENFIN !
Le vent, les cocotiers, et les papillons qui passaient sous nos fenêtres, un arrière-goût de bout du monde bienvenu quand on voyage peu souvent, et un détachement précieux face aux choses et aux gens, que je garde aujourd'hui à l'esprit. Aujourd'hui où je me crispe parfois sur des détails matériels dont j'aimerais m'affranchir. ça ne peut pas être si difficile.
A venir, la même photo, au lever du jour...
mai 04, 2009
bilan post voyage
Il me reste l’idée d’un bien-être, dont je ne sais à quoi il tient. Mais qui s’estompe, lui aussi, au fil des jours. J’ai vraiment le sentiment de me faire dévorer petit à petit par le rythme qui reprend le dessous, alors même que je m’étais promis de garder la main. De me coucher tôt, d’écouter mon corps qui sait très bien me dire ses besoins, en sommeil, en sport, et mon esprit, avide de découvrir, de lire, d’apprendre encore, ce que nous donne le monde.
Aujourd’hui, c’est un lundi au bureau, comme il y en a eu, comme il y en aura, des centaines, des milliers dans ma vie (non, je n’ai pas calculé si c’était possible !), et aujourd’hui, je me demande si c’est vraiment ce que je veux.
Écrire.
C’est toujours mon but, mon envie, mon aspiration, mon désir. Et je crois que j’approche du moment où cela deviendra ma bataille. J’en suis loin, encore, de là à tout plaquer pour écrire, il y a un monde... mais j’en approche.
avril 30, 2009
Finally... Je suis rentrée
Et moi j’étais un peu mal à l’aise, dans ce pays que les soldats ont quitté il n’y a pas si longtemps. Je me sentais comme la petite française (ce que je suis au demeurant !), qui hérite d’un passé colonial qu’elle n’a pas demandé, et qu’elle ne cautionne pas. Mais eux... Ils sont accueillants, et gentils, pas agressifs, pas mesquins, ça fait un bien, mais un bien !
Et tout ça avec une chaleur de plomb, de la poussière, de la transpiration et un peu de mer, pour être vraiment en vacances. Une échappée sans les enfants dans la baie de Cat Ba, près d’Ha Long, où nous nous sommes baignés au milieu des aigles pécheurs et des méduses énormes. Et des sourires, toujours, de la gentillesse, encore, du bonheur.
Une grosse envie de bouger et de voyager encore, mais si peu de congés.
Une envie, en tous cas, de les découvrir mieux encore, d'aller dans les montagnes, et dans les pays avoisinants. De découvrir, encore, comment on vit ailleurs.
C'est bon d'avoir envie...
Des photos ? Bien sûr, très vite, mon appareil a un temps de gestation plus long que les numériques habituels, mais je crois que les premières contractions se sont fait sentir, alors promis, je reviens avec des images, très vite donc.
mars 31, 2009
De là-bas
Oui.
Si si. C'est promis.
Je pars. Au Vietnam, pour être plus précise, en vacances pour couronner le tout. Avec mes chéris et mon amoureux.
Autant dire que je ne serai pas dans les parages. (Ce qui n'a pas de sens, si on considère cette phrase d'un point de vue géographique, c'est évident, et encore moins d'un point de vue d'internaute).
Des vacances de tout, sauf de lecture, de câlins et d'écriture, dont je devrais normalement rentrer plus reposée, détendue, bronzée, positive, calme, cultivée, dépaysée, sereine, mince, que sais-je.
Quitte à être honnête, je vous signal que j'étais "à vent l'air" toutes les dernières semaines, mon boss ayant décidé de considérablement augmenter ma charge de travail.
Mais faut-il vraiment des excuses ou des raisons pour prendre des vacances et pour voyager ?
Alors je passerai peut-être ici, peut-être pas. Peut-être plus souvent. Peut-être pas. Mais promis, en rentrant, je vous dis tout. Et je partage tout le bon que j'aurai rapporté de là-bas.
mars 18, 2009
Un pape à côté de ses pompes
Quand on entend un message tel que celui qu'il a délivré lors de son voyage en Afrique, on se pose légitimement la question. En tous cas moi je me la pose. La déclaration qui fait du bruit: "l'on ne peut pas régler le problème du sida avec la distribution de préservatifs" mais qu'"au contraire [leur] utilisation aggrave le problème".
Hé oui, c'est bien connu. Le préservatif aggrave le problème du sida, ça fait des années qu'on le dit.
Brave homme. Saint homme. Qui en une phrase ruine les efforts de milliers de personnes, et en faisant un contresens majeur apporte la confusion au lieu de la sainte parole.
La seconde question que je me pose c'est "Qui le conseille ?" Parce qu'enfin, si on laisse cet homme dire des énormités pareilles, au Vatican, c'est que l'on cautionne ses propos. Et quel est le contrepouvoir en place qui permettrait de calmer un peu le jeu, et de faire en sorte que la parole du pape ne soit pas complètement déconnectée de la réalité.
Parce qu'à mon sens, le plus grave dans tout cela, c'est qu'il s'autorise aujourd'hui à dire ce genre de chose, et en cela à nier purement et simplement la maladie, les chiffres, la douleur, l'énormité de ce problème du sida en Afrique. Pour un pape, ça ne le fait pas.
mars 09, 2009
Le ticket perdant
Alors bravo, je n’ai rien gagné, mais franchement, si c’est pour ne rien changer, je ne vois pas l’intérêt. J’aurais au moins pu me dire qu’un peu d’argent me permettrait de prendre une demie journée par semaine pour écrire, même si mon boss est réticent à la plus petite idée de congés, - nous n’avons pas de RTT par exemple -, ou que cela nous permettrait de voyager, ou de revenir à Paris. Ah Paris ! En me baladant dans le 3e hier, j’ai été assailli de bouffées de nostalgie, d’envie, je me suis surprise à caresser l’idée de revenir habiter là, et à me demander pourquoi, finalement, pourquoi nous en étions partis.
À mon initiative.
Je ne suis pas à une contradiction près.
Nous sommes propriétaires, la belle affaire.
Mais je vais me donner deux minutes pour vraiment peser le pour et le contre de la vie dans la pampa, et voir si, les beaux jours arrivant, nous ne sommes pas mieux, finalement, là...
je vais rejouer au Loto, mais ce ticket perdant m’a quand même ouvert les yeux sur le fait que je n’étais pas ouverte au changement. En ce moment, ce n’est pas toujours le cas, thanks God ! Et je parle de grand changement, pas juste de changer de marque de yaourt, il n’y a guère qu’à la Ricoré que je sois fidèle, personne n’est parfait.
Non, c’est cette idée que les choses sont immuables qui m’a quittée ce matin. D’avoir compris cela m’allège considérablement.
J’ai besoin de stabilité, c’est un fait. Mais peut-être que je ne suis pas faite pour l’immuable. Pas autant que ce que je pensais en tous cas. ça fait un bien fou ce genre d'idées !
Et cela conjugué au soleil qui se lâche, ça me donne des ailes !!!
Alors une très bonne semaine s’offre à nous les amis, avec des prémisses de changement, des envies d’ailleurs et des idées nouvelles !
février 23, 2009
Leur manquer
Leur manquer.
Retrouver le regard coquin qui joue à cache-cache pour gagner un câlin. Le sentir se blottir contre moi. ça change des tapes.
Et elle, sa main dans ma main, et la question : est-ce que tu seras là quand je serai plus grande et que j'aurai peur ?
Avoir envie de leur manquer encore un peu. En tous cas plus souvent.
février 19, 2009
Courir pour l’avoir. Ou pas.
Le train du matin est pervers, il suffit que je décide qu’il est trop tard pour courir, pour qu’il reste en gare deux minutes de plus que prévu, mais me ferme tout même ses portes au nez. Quand nous avons emménagé dans la pampa, je me suis juré ne jamais courir après un train ou un métro, pour ne pas, par cet acte-là, me rendre esclave du rythme moderne. J’étais tout juste enceinte à l’époque, et pas du tout en mesure de courir. (Je vous passe les détails, vous apprécierez).
Las. Dès que j’ai eu accouché et retrouvé quelques muscles, je me suis mise à courir tous les jours. C’est en quelque sorte devenu mon mini-footing du matin, du midi et du soir, mon cardio-minute du jour...
Après avoir couru, sans forcer, soufflé, après avoir entendu la sonnerie des portes me narguer alors que j’avalais les marches de l’escalier deux à deux en croisant les doigts pour ne pas en louper une, après évaluation stratégique ultra rapide de la porte la plus proche de moi en cet instant, et alors que je m’attendais à voir les portes se clore dans la seconde, le train, très bizarrement, m’a attendue.
C’est en m’asseyant, et tandis que je tâchais de masquer ma respiration haletante, que je me suis fait la réflexion que finalement, tout cela est une question d’état d’esprit.
Si je n’avais pas tenté ma chance, je me serais probablement maudite de n’avoir pas bougé mes fesses pour l’avoir, ce train. Et je me serais retrouvée paisible, pas essoufflée, sur le quai
Mais alors je l’aurais qualifié de train pervers, faisant mine de m’attendre et me fermant les portes au nez.
Eh bien l’écriture, c’est pareil en fait. Si je ne tente pas ma chance, quelle est, en réalité, la probabilité qu’il se passe quelque chose ? Elle est nulle.
Alors ? J’ai envie de l’attraper ce train ou pas ? Sûr !
Ou est-ce que je fais le choix de ne pas courir, de ne pas faire cet effort, tous les jours, et de rester sur le quai à me geler sans avoir même essayé ?
No way, comme dirait l’autre.
Et peut-être qu’avec un peu de chance, le train m’attendra aussi un peu...
février 12, 2009
La bête
Tapie dans l'ombre d'un recoin, la bête est là, vive, aux aguets, prête à bondir au moindre sursaut, elle a rassemblée ses forces pour attaquer et n'attend plus que le moment de surgir, les muscles bandés et la détente sûre, toutes griffes sorties et toutes dents dehors, l'écume fumante aux lèvres elle guette l'indice de ma faiblesse, la faille qui lui permettra de s'engouffrer pour me déchirer et m'ôter le souffle, le doux souffle chaud qui m'anime et me donne ce petit goût de vie, cette trace de sel sur mes lèvres qui fait battre mon coeur un peu plus vite, un peu plus fort, et m'aide à traverser les vents quotidiens debout, petite flamme vacillante qui pourrait en un souffle se dissiper en un filet de fumée, en laissant une odeur de consumé, et le souvenir d'une lueur.
J'écoute la bête, je la tient en respect tant que je peux, mais il est parfois doux de lâcher les armes et de la laisser me dévorer, de la regarder fouiller mes entrailles et me dépecer avec fureur, depuis le temps qu'elle se contient, elle a faim et se nourrit comme si elle voulait ne plus jamais connaître cet appétit, avec avidité et sans aucune hésitation, et je la regarde m'engloutir sans reprendre son souffle et avant même d'avoir conscience du mal qu'elle me fait, alors que j'ai sciemment permis cet assaut et que je ne cherche même plus à me défendre.

février 07, 2009
L'horizon
février 05, 2009
Ne parle pas d'enfer qui veut

janvier 29, 2009
Allumer le chat ?

Allumer le chat, Barbara Constantine
janvier 27, 2009
2.0 ?
janvier 10, 2009
Le vent souffle moins fort à Venise

Après avoir découvert Claudie Gallay comme beaucoup d'entre nous au travers de son livre Les déferlantes, grand succès et découverte de l'été, j'ai lu Seule, Venise pendant les vacances de Noël, et j'ai retrouvé sa voix.
janvier 08, 2009
Ce que je voeux ?
janvier 06, 2009
Avez-vous remarqué ?
décembre 12, 2008
Une souris a des soucis

Veuillez ne pas empêcher la fermeture des portes

novembre 04, 2008
Brume*
(nom féminin)
Brouillard léger, surtout en parlant de celui de la mer.
Incertitude.
La sensation étonnante d'avoir un oreiller à la place de la tête
Le visage chiffonné et les yeux bouffis
Les paupières gonflées d'une mauvaise nuit
Le corps endolori
Et la nuque raidie
D'étranges vibrations dans la tête,
La mort d'O'Ma'Obama est-elle un signe

Edit de 16h14 : "Dernière minute : la grand-mère d'Obama a voté avant de mourir"
Les gens sont fous. C'est vraiment bizarre de lire ça... On mélange vraiment tout...
