juillet 27, 2010
des avantages d'être fatiguée
Pourquoi suis-je fatiguée ? Cela fait suite à six longs mois de travail sans congés. Comment ça, je vous ai déjà dit, ça ? Et que RTT est un mot qui ne fait pas partie du glossaire de mon agence, je vous l'ai déjà dit, aussi ?
A relire ma liste, j'en viens à songer qu'il serait bon que je sois vraiment fatiguée plus souvent...
Je vais moins vite
Moi qui suis une adepte (qui a dit "fanatique" ?) du "fais vite", je me surprends à prendre mon temps, à avoir le geste mesuré, à ne plus oublier de respirer. Zen.
Je lâche prise
(De toutes façons je n'ai plus la force de tenir bon)
D'ailleurs comme je n'engage plus rien, je n'ai plus besoin d'être endurante. CQFD.
Je relativise
J'ai envie de dire "c'est pas grave" à tout bout de champ
Du moment que mon billet de train est dans mon sac et mon sac sur mon dos, tout va bien.
Je ne m'énerve plus
Cela demande trop d'énergie de se mettre en colère. Mes révoltes sont intérieures, enfouies sous des tonnes de passivité contemplative, et ne durent jamais bien longtemps, étouffées qu'elles sont par le poids du sable du marchand.
J'ai de vagues souvenirs d'une époque où je pouvais me mettre en rogne pour des broutilles. Cela m'est aujourd'hui étranger.
J'aime les gens
Je souris béatement à tout le monde ou je dors littéralement debout : le résultat est le même, tout le monde m'est sympathique. Quoiqu'il en soit, quand on me parle, je ne comprends rien, alors je souris et hoche de la tête "oui oui" (non, mon bonnet n'est pas encore pourvu d'un grelot, bande de vilains).
Je m'endors très facilement le soir
Et, cerise sur le gâteau, je ne me réveille qu'au petit matin, la paupière lourde, la mèche dressée et la mine froissée.
ça fait rêver, non ?
juillet 26, 2010
L'air
Je place cette journée sous le signe de l'air
Air qui me manque
l'air de rien
l'air du large
une caresse
une brise
revivre un instant la fraîcheur d'une naissance
la tendresse d'un baiser
un coulis frais sur la nuque
un jardin au petit matin
le parfum lourd d'une garrigue la nuit
un air de nouveauté
un fumet de sommeil
sentir l'air du monde
savoir la vie
La femme dans le vent tourne au gré des bourrasques
Je phoneblogue
En prévision des vacances j'ai testé le bloguage par le biais de mon téléphone... Mais je n'ai réussi qu'à poster un titre ! Et encore, j'ignorais qu'il était en ligne...
Donc, à l'heure qu'il est, me voici donc en mesure de bloguer façon twitter, des microbillets sans autre texte... C'est pas le Pérou !
juillet 22, 2010
T'as voulu voir Vierzon
[n.f.] Diminution de la pression atmosphérique
j'ai voulu faire comme si
mais ça fait comme ça
je crois qu'on tente toujours d'y croire, un peu
mais des fois ça ne se passe pas "comme si"
alors je vais faire avec "comme ça"
attendre un peu que ça passe
laisser les vagues gommer les traces
user les bosses
combler les vides
redessiner un nouveau paysage
et quand je serai prête
je me remettrai à l'ouvrage
Maintenant ce n'est pas le moment
je suis à bout de forces
à court d'idées
à vide
Je rêve d'un hamac en tissu
d'un peu d'ombre entre les feuilles
d'un ruisseau qui murmure la fraîcheur du petit matin
de bains glacés qui laissent des langues salées sur la peau tiède
du ciel tout autour comme une couverture douce et légère
pleine de fils blancs et d'oiseaux pour la plisser
de l'horizon brouillé qui fait loucher
de la chaleur qui fait dormir
du temps plein de libre
de rires d'histoires
Comme toujours...
juillet 20, 2010
La dernière ligne droite
juillet 15, 2010
En juin, crise de booklimie !
On se fiche de savoir si c'est crédible ou non, c'est comme ça, c'est tout, on le prend comme ça vient.
J'ai bien aimé.
J'avoue malgré tout que le détachement de l'héroïne est parfois contagieux : à force d'être insensible, elle m'a perdue en route.
C'était peut-être le but ?! Que le lecteur ressente son égarement...
Un livre recommandé par Miss Zen, qui m'a laissée perplexe quelques pages (mais pas plus) puis qui m'a littéralement embarquée !
Le regard ironique de l'héroïne sur sa vie, sa famille, son boulot, sans aucune pointe de cynisme, m'a fait beaucoup de bien.
Un moment agréable, léger
j'ai eu l'impression d'avoir une copine américaine qui grandissait en même temps que moi.
Et une copine pleine d'humour
La forêt des renards pendus - Arto Paasilinna
Séjour en Laponie aux côtés d'un gangster et d'un militaire alcoolique
Où un renard dîne à l'œil et s'appelle "cinq-cents balles"
Au début je me suis demandée où l'auteur allait
A la fin j'étais carrément enthousiasmée par cette histoire pleine de surprises et aux personnages attachants.
La princesse des glaces - Camilla Läckberg
Moi qui ai du mal avec les personnages aux noms du Nord
j'ai beaucoup aimé ce premier volume
Où l'auteur met en place le théâtre de ces intrigues suivantes
Et des personnages aux caractères bien identifiés
une histoire qui se tient
un suspens
pas haletant (que je suis difficile !!!), mais un suspens malgré tout
juillet 11, 2010
La faim de l'écriture
juillet 06, 2010
Y'a d'la rumba dans l'air
juin 30, 2010
L'affaire Zoé Shepard ou Les limites du droit de réserve
Manifestement mal camouflée sous le prénom Zoé, la jeune femme se voit aujourd'hui menacée de révocation par le conseil régional, pour non respect de son obligation de réserve.
Sur le blog de Caroline, et dans une interview de l'auteur sur fluctuat, on découvre l'origine du livre, un profond malaise, un blog, qui se transforme en livre.
Les fonctionnaires... long débat, épineux débat. Sont-ils trop nombreux ? En sous-effectif ? Mal répartis ?
Je n'en suis pas, et me garderais bien de juger de la pertinence du livre.
En revanche en ce qui concerne l'obligation de réserve, et compte tenu des tensions actuelles, je me demande ce qui est le plus important ?
Respecter une obligation de réserve et fermer les yeux sur les dysfonctionnements d'un système qui est en crise ?
Pour que ce soit clair, voici le texte :
Obligation de réserve
Le principe de neutralité du service public interdit au fonctionnaire de faire de sa fonction l’instrument d’une propagande quelconque. La portée de cette obligation est appréciée au cas par cas par l’autorité hiérarchique sous contrôle du juge administratif.L’obligation de réserve est une construction jurisprudentielle complexe qui varie d’intensité en fonction de critères divers (place du fonctionnaire dans la hiérarchie, circonstances dans lesquelles il s’est exprimé, modalités et formes de cette expression).
C’est ainsi que le Conseil d’Etat a jugé de manière constante que l’obligation de réserve est particulièrement forte pour les titulaires de hautes fonctions administratives en tant qu’ils sont directement concernés par l’exécution de la politique gouvernementale.
A l’inverse, les fonctionnaires investis d’un mandat politique ou de responsabilités syndicales disposent d’une plus grande liberté d’expression.
La réserve n’a pas trait uniquement à l’expression des opinions. Elle impose au fonctionnaire d’éviter en toutes circonstances les comportements portant atteinte à la considération du service public par les usagers.
Zoé Shepard va peut-être être révoquée. C'est une grosse sanction. Lourde. Je ne la lui souhaite pas.
Et franchement, quand on entend que la femme d'Eric Woerth n'a pas réalisé la collision entre ses fonctions et celles de son mari, on croit rêver.
Encore une fois, il me semble qu'on touche aux limites du système : deux poids deux mesures.
D'un côté des ministres qui confondent le bien public avec le leur, de l'autre des sanctions maousses sur une fonctionnaire qui dénonce avec humour ce que tout le monde soupçonne. Mais à quel point ?
juin 29, 2010
Des vers à soi
elle me supplie de la laisser lire deux pages, s'il te pléééééé...
et moi je rêve d'écrire des romans pour enfants et ados et adultes
je ne suis pas sectaire
je ne fais pas qu'en rêver, je le fais aussi
et c'est aussi bien que dans mes rêves
en ce moment il fait trop chaud
et puis je travaille trop
Sarko m'agace
tant d'hypocrisie en un seul homme
ça ne devrait pas être permis
j'aimerais vous dire
"je vous laisse ma mer m'appelle"
mais les vacances ne sont que dans plusieurs semaines
alors j'attends
sagement
juin 28, 2010
Mauvaises ondes
Les licenciements récents intervenus sur France Inter, la très prochaine nomination du nouveau président de France Télévision, sont autant de pavés dans la mare de la liberté d'expression, et le service public n'a jamais aussi mal porté son nom.
Qu'on aime ou pas le ton de Guillon et Porte, ce n'est évidemment pas le propos.
Quoiqu'il en soit, il n'y a pas eu débat, c'est terminé.
France Inter en burqa, comme le disait Guillon vendredi, c'est semble-t'il une réalité.
Le gouvernement n'est pas à une contradiction près.
juin 25, 2010
Argh... tu m'as eue, lili !
Vous allez donc, en direct et sans filet, découvrir ici, sous vos regards stupéfaits (ça change des yeux ébahis mais ça sonne moins bien...), taratatamratatamratatam..... dzing !
Un signe particulier que j'ai
alors j'hésite. C'est que, telle que vous ne pouvez pas me voir, je suis si particulière... mais allez, je tombe le masque : j'ai des pouces très laids. Pas de photo pour en témoigner, j'ai passé toute ma jeunesse à les planquer dans mes paumes en les camouflants sous les autres doigts. Des petits pouces (à ma taille, donc), tout ronds, très larges, très pratiques pour enfoncer des punaises, comme me le disait mon frère, véritable félon à ses heures.
Un mauvais souvenir
Le jour où je jouais dans cette pièce "Le fantôme de Canterville", lorsque l'apparition du fantôme a déclenché l'hilarité générale. Je n'ai pas compris tout de suite que la lumière noire faisait très bien ressortir le fantôme, mais également mes sous-vêtements blancs, sous la robe en mauvais tissu cousue par une grand-mère bienveillante. J'avais 15 ans.
Il semblerait que je ma pudeur ne soit pas ressortie tout-à-fait indemne de cette prestation.
Un souvenir d'enfance
Un été, j'ai vu Carlos en concert sur la place du marché de St Guénolé quand j'avais 5 ans.
J'en suis encore transportée.
Mon défaut
Genre THE ONE ? C'est que... J'ai cette chance de disposer de pas mal de modèles de défauts en magasin. Alors au pif, tiens : je suis une râleuse de la pire espèce.
Je sais, c'est un peu contradictoire avec la couine-attitude, mais je suis une femme, et capricorne de surcroît, je vogue gaiement du fond du trou à la plus céleste des félicités.
Je sais, c'est dur, je casse un mythe, mais vous vous en remettrez, j'en suis certaine !
Mon film bonne mine
Mama Mia !
Meryl Streep est mon modèle de femme épanouie et pétillante ever.
Quand je serai vieille, non pardon, épanouie, je veux être dans le même état : sauter dans l'eau toute habillée en riant, vivre sur une île en Grèce... et comme je suis généreuse, je vous laisse Pierce. Il chante comme un sac et j'aime pas trop son sourire, allez, c'est gratuit, ça me fait plaisir.

Et s'il ne fallait en taguer qu'une, je taguerais Erzebeth, uniquement parce qu'elle est drôle. C'est de sa faute, aussi.
juin 20, 2010
Le plaisir
Retrouver ses vestes, jouer à la working girl en remontant les manches
Remettre ses tee-shirt à slogans rebelles
Retrouver une ampleur de mouvements empêchée par les couches empilées
Se planquer derrière ses verres fumés
Glisser ses petons nus dans des souliers ouverts
Lézarder au soleil, s'endormir pour une sieste
Souffler pour de vrai entre midi et deux à une terrasse de bistro
Printemps et plaisir commencent par la même lettre et ce n'est pas pour rien.
Je revis.
juin 17, 2010
L'âge et la manière
juin 15, 2010
ça couine fort chez les Happy few !

juin 14, 2010
Le temps suspendu
Je suis heureuse, oui, vraiment, je suis heureuse.
Mais tant de possibles tourbillonnent, prometteurs, porteurs de nouveauté.
Tant de choses qui m'appellent et m'effrayent.
J'ai du mal à laisser le temps suivre son cours, prendre son temps.
Pourtant, il m'en donne à moi aussi, du temps.
Du temps suspendu, dont j'aimerais réussir à saisir la légèreté pour en profiter.
Quelques jours seulement, durant lesquels je n'ai plus rien à prouver, à tenter ou à réussir.
Juste à attendre, qu'on prenne une décision, pour moi.
Ces quelques jours, il faut que je parvienne à les embellir.
Et que j'appréhende l'issu de la décision, quelle qu'elle soit.
Puisque, quoiqu'il advienne, je suis heureuse.
juin 08, 2010
Le royaume de sa nuit
. le premier, de l'ordre du (petit) fantasme : recevoir un bouquin d'une maison d'édition pour le commenter
. le second, me tester sur la lecture et la critique obligatoires en temps limité, ce que je ne e sentais pas vraiment capable de faire. En fait si.
J'ai choisi une biographie, parce que j'adore les bio et que je n'en lis pas tant que j'aimerais. Celle-ci propose de découvrir l'histoire de mère Teresa, une sacrée femme, un personnage du siècle, quelqu'un dont j'ai beaucoup entendu parler petite, mais dont finalement je ne sais pas tant de choses.
Sauf que.
Sauf que dès les premières pages, j'ai été agacée par le style "mystique" de l'auteur.
Renseignements pris, Olympia Alberti est décrite comme une passionnée de mystique et de l'Inde. Indéniablement, sa connaissance de l'Inde est très appréciable et apporte beaucoup.
Le style mystique, en revanche, ne me semble pas indispensable mais vu le personnage dont il est question, pourquoi pas, on dira que le lectorat peut facilement verser dedans.
Passé la barrière du style, c'est donc de l'enfance que traite en premier lieu ce livre. Le foyer de mère Teresa était empli d'amour, je le sais parce que l'auteur répète le mot toutes les trois lignes.
Vient ensuite le temps de la vocation, celui de son entrée dans les ordres, le temps de l'appel de Jésus. Puis un échange de courriers qui visent à nous faire comprendre la difficulté que Mère Teresa a eu à convaincre ses supérieurs de la laisser sortir du couvent. Fallait-il nous imposer toute la pénibilité de ces échanges et leur longueur dans le temps pour nous la faire comprendre ?
Enfin, un passage, extrait du journal de Mère Teresa, la donne véritablement à voir. Nous dit ce qu'elle vit concrètement. Et c'est ce que j'attendais de ce livre : savoir ce qu'elle a dû surmonter, de quoi était faite sa vie au quotidien. Or le propos du livre porte beaucoup plus sur la "nuit de la foi" de Mère Teresa, ce moment où elle a senti en elle que Jésus l'avait abandonné, et qui a duré des années.
Le titre était clair sur ce fait, moins le sous-titre "Récit d'une vie", qui porte à croire qu'il nous livrera une vision complète de sa vie. Or l'auteur bâcle littéralement les dernières années de Mère Teresa. Vous saviez, vous, qu'elle avait agit pour les malades du sida aux États-Unis ? Moi non, et j'aurais voulu en savoir plus. Mais toutes ses dernières actions sont énumérées en fin d'ouvrage, donnant l'impression qu'elles ne représentent qu'une part marginale de sa vie, et je trouve que cela crée un déséquilibre réel sur l'ensemble du bouquin.
Voilà pour la critique.
Pour ce qui ressort en revanche de l'esprit général de cette biographie, j'avoue que j'ai été touchée par cette "nuit", par ce courage que l'auteur nous donne à lire, en dépit d'une foi vacillante, d'une quête de Jésus inassouvie. Pour le coup, l'écriture mystique donne une certaine force, même si point trop n'en faut: à de nombreuses reprises, j'ai trouvé que l'auteur se faisait plaisir en partant dans des considérations un peu trop redondantes alors qu'on a compris de quoi il retournait depuis belle lurette. Mais reconnaissons-lui ça, elle y arrive. Elle parvient à faire passer cet espoir incroyable que portait Mère Teresa alors même qu'elle n'avait plus qu'elle sur qui compter. Comme cela est décrit dans le livre, cette "nuit de la foi" est "classique" chez les grands mystiques, un peu comme si Jésus leur donnait une conviction incroyable au départ, pour les porter, et qu'il les laissait ensuite continuer à croire et à œuvrer, mais sans plus jamais se montrer à eux.
En conclusion, j'ai bien aimé cette lecture, malgré ces quelques travers qui alourdissent le propos. Je suis assez tentée de me pencher sur l'ouvrage autobiographique cité plusieurs fois : "Viens, sois ma lumière".
Voici donc une lecture à recommander aux plus spirituels d'entre nous, ou à ceux qui voudraient avoir un aperçu parlant de ce que peut signifier "avoir la foi" et vivre d'amour.
juin 04, 2010
Wisteria lane
Un homme entre deux âges, un homme qui serait du nouveau troisième âge, vers la soixantaine.
Je fronce généralement les sourcils et marmonne un bonjour, en pensant qu'encore une fois, on me prend pour quelqu'un d'autre, ça m'arrive tout le temps.
Hier, j'ai découvert que cet homme est mon voisin d'en face. Celui de la petite maison qui ne paie pas de mine.
Mon voisin de devant mon nez quand je sors de chez moi depuis trois ans...
juin 03, 2010
Série-réalité
Finalement c'est pas mal que la série soit finie...
mai 24, 2010
Non, non, non, je ne veux pas travailler
Henri a dit "Le travail c'est la santé", et Nicolas que "le travail c'est la liberté".
J'abonde dans leur sens, à deux énormes bémols près :
1. Le travail c'est la santé, et comme toujours en matière de santé, tout excès nuit.
2. Le travail c'est la liberté, en bonne femme moderne et libérée, je ne peux que comprendre le fond de cette acception (malgré ses accointances nauséabondes) , mais je crois qu'aujourd'hui je me satisferais très bien de ne pas être libre pendant huit heures...
Allez, pour fêter ça, une petite bande annonce sur laquelle je suis tombée il y a une heure. Et non, il n'y a pas de hasard pour que je tombe dessus aujourd'hui, je vous le dis, mes amis, les signes, il faut lire les signes.
(Promis, après cette saison de Lost, j'arrête les séries surréalistes).
Bonne journée, profitez-en bien, et sans rancune... ou presque.
Et pourquoi, oui, pourquoi, faut-il que je tombe sur cet article du Monde ? Argh !
avril 30, 2010
Cher Guillaume
avril 28, 2010
Compte à rebours
(Et accessoirement faire avancer les 42 autres chapitres, tous en chantier. Ah hum.)
Il ne faut pas que je me rate. Il devra être percutant, accrocheur, et faire dix feuillets maximum.
( Mais généralement, je n'ai jamais trop de souci de longueur...)
Je me penche sur les livres dans lesquels je suis rentrée illico, pour voir quelle recette les auteurs ont utilisés.
Je me rappelle de quelques-uns, particulièrement bien menés, et je suis curieuse d'aller retrouver la touche particulière des romans dont je ne me souviens pas nécessairement du lancement mais qui m'ont tenue par la suite.
Et vous ? Quels sont les premiers chapitres qui vous ont littéralement happés ?
Et la sacro-sainte première phrase, quelle sera-t-elle ???
Ah, j'ai hâte !!
avril 23, 2010
En parlant de fouine
avril 22, 2010
Les clients, ces créatures
Quoique ma fille soit moins prévisible.
avril 21, 2010
Almost Chief
Mon rôle : décrocher le téléphone, noter les demandes du client, fouetter le responsable pour qu'il y réponde.
J'envisage de demander une augmentation.
Call me secretary in chief...
avril 13, 2010
Through the Looking-Glass
Option A : on devient directeur de clientèle.
C'est alors qu'opère une métamorphose : on ne sait plus dire non à ses clients ; la voix devient plus aiguë, on se met à glousser.
C'est fascinant.
On tombe en amour pour ses clients. (On en a l'air en tous cas).
Ce qui, quand on a subi dix ans (bien tassés) de production, est de l'ordre de l'inhumain.
C'est vrai quoi.
Des clients, ce sont des gens qui nous demandent des choses... contestables, comme de leur envoyer des photocopies de nuanciers.
Qui trouvent que non, vraiment, en rose, c'est "moche", voir "laid".
Et que la créa de départ était superbe. Mais finalement non, ça ne va pas.
Des gens dont on a pensé pendant dix ans (bien tassés) qu'ils ne s'étaient levé le matin que pour nous pourrir la journée.
Je ne suis pas Nelson Mandela, je ne pardonne pas à mes geôliers après avoir passé trente ans derrière les barreaux avec pour seule compagnie un poème victorien.
Être directeur de clientèle implique d'aimer son agence, en proposant aux clients des devis ficelés comme des rôtis, bardés de lard, bien salés, bien poivrés, bien serrés pour pas qu'on puisse lire entre les lignes.
Cela implique d'avoir envie de connaître ces clients qui nous font vivre. Donc d'être curieux de leur vie.
Cela implique, enfin, de vouloir continuer à travailler en agence.
Aaaahhh, la vie d'agence, ses réorganisation saisonnières, ses non-RTT, ses chefs en pagaille et ses positionnement aux contours flous (ses non-primes, ses non-13e mois et ses non-augmentations... ).
Cela implique de savoir et vouloir faire du développement.
Last but not least.
Option B : On va travailler chez l'annonceur
On fait fi de toutes ces années en agence, on tourne une vraie page et on passer, véritablement, du côté obscur de la force.
Cela implique d'accepter de devenir "la cliente", avec tout ce que ce terme peut avoir de péjoratif, de grisant, d'impérieux (faites votre choix).
Cela implique un meilleur salaire, plus de congés, (normalement) (sinon bonjour l'angoisse). peut-être même des horaires plus cool
Cela implique d'embrasser une seule entreprise, une seule stratégie, de manger, dormir, rêver "Mon entreprise à moi", de baigner dans une seule ambiance de travail.
Cela implique enfin de vouloir continuer à faire de la communication d'entreprise.
Last but not least.
Moi qui suis entrée en agence de com parce qu'il y avait de la lumière (et du boulot), je me retrouve aujourd'hui complètement dans le noir et j'ai le sentiment d'être condamnée à faire de la "com" (ça m'a tout l'air d'être un piège...)
Comment elle revient au bercail, Alice, déjà ?
Lewis Carroll, Alice as a beggar child by Lewis Carroll 1859.(© Ovenden Collection, courtesy Akehurst Creative Management, London)
C'est marrant, j'avais la même coupe, petite (je détestais).
avril 11, 2010
J'adore Simone
avril 08, 2010
L'amour, c'est comme une cigarette
Ne comptez pas sur moi pour vous dire si Incidences est un bon ou un mauvais Djian (d’autant moins que vous trouverez facilement ce genre de formules aux quatre coins du web).
Mes dernières lectures de lui remontent en effet aux années quatre-vingt-dix et leur qualité littéraire n’est pas le souvenir le plus prégnant qu’il me reste des Zone érogène, Maudit manège et autre Bleu comme l’enfer.
Incidences est donc mon retour à Djian. Après des tentatives avortées avec Vers chez les blancs et Doggy bag, il me semblait qu’il fallait quand même que je refasse un véritable essai. Transformé donc.
Intro : Marc, professeur de fac (il donne des cours d'écriture) sur le retour, qui vit avec sa sœur, et qui a depuis longtemps renoncé à devenir écrivain, enchaîne les liaisons avec ses étudiantes. Sauf qu’un matin, il trouve l’une d’entre elles morte à ses côtés, dans son lit.
De cette situation, Djian déplie un décor dans un style simple mais efficace, qui sert le regard de son personnage, critique, souvent cynique, sur l’époque et notamment sur la littérature contemporaine. Du passé douloureux des frère et sœur, il nous donne des amorces d’informations mais ne fait pas étalage de révélations.
Marc observe ses sentiments et ses sensations l’animer comme hors de son corps, qu’il semble ne réintégrer que pour fumer ou faire l’amour, occasions qui lui rappellent soit son âge soit son enfance. Il s'observe notamment tomber amoureux et ressentir les élans d'un sentiment qu'il connaît mal, et qui, aussi étonnant qu'il soit, ne dure qu'un temps.
Je ne dirais pas que la chute est étonnante, loin de là, le roman est émaillé d’allusions qui m’ont parfois fait souffler, mais par ailleurs, la construction est solide et assez fine. Les allusions sont assez subtiles pour nous laisser imaginer le pire, et j’ai trouvé que la distance du personnage avec le monde réel est excessivement bien rendue. On le suit, étonné de constater qu’il ne se tient pas là où il faut, qu’il n’a pas les réactions attendues et qu’il ne mesure pas les conséquences de ses actes. Il est à côté, constamment, et s’en rend compte -mais pas à quel point- mais avance, dans un mélange de cynisme et de désinvolture spontanés. Djian fait cela très bien, et je crois que c’est ce que j’aime chez cet auteur.
« Il roulait au milieu de la chaussée, mâchoires serrées, à cheval sur la ligne blanche continue qui se tordait sous ses yeux comme un serpent affamé dans la lune rousse. »
Incidences, Philippe Djian, Gallimard, mars 2010.
avril 06, 2010
Lecture du moment
Marundi de Pâques
Au bureau, derrière mon store noir, le ciel bleu me fait sérieusement de l'oeil, je me prends à rêver à un hamac, un bon bouquin et rien que le soleil et moi.
Combien de temps tiendrais-je à ce rythme-là ?
mars 29, 2010
Some thoughts about changes
Il y a l'envie d'avancer, de me lancer, d'innover, de cogiter, de me retrousser les manches et de faire vrombir les neurones, et il y a l'envie de rester là, et de ne plus penser à rien, de me laisser flotter.
Il y a l'envie de foncer, tracer ma route, braver la pluie le vent et les éléments, de relever le visage et de prendre de plein fouet la réalité du froid de l'eau et les déséquilibres des bourrasques, et l'envie rester au chaud, confortable; sous la couette, enfouie.
Il y a l'enthousiasme de la réussite, du contentement de soi, celui qui donne des ailes et il y a l'engloutissement par le doute.
Il y a le plaisir d'écrire, et de voir apparaître des personnages, un décor, une intrigue, l'empressement de consigner une situation, un rebondissement, et il y a le blocage, la pause, l'engluement des idées et de l'envie.
Il y a une volonté de changement et il y a un goût patenté pour la nostalgie
Mais comme serait-on nostalgique de quelque chose qui ne change pas ?
mars 23, 2010
Des mains soignées, toujours tu arboreras
Témoignage: "Moi, l'hystérique chronique, ai décidé de me vernir les ongles ce jour".
Attention, article à très forte teneur en préoccupations féminines essentielles (PFE)
Depuis deux ans environ, les ongles vernis font leur grand retour.
Quand j'étais petite, ils m'évoquaient immédiatement les griffes vermillon impeccables de notre voisine : impressionnants, très femme-femme... très... Trop, en fait. Carrément flippants. Donc fascinants.
Dans les ongles vernis, il y a les ongles corail des mamies, les ongles blanc irisé ou bleu métal des copines de lycées, très chic !
Et puis il y a les vernis incolores, sages et transparents, qui éclairent l'ongle d'un éclat subtil... Si subtil qu'au bout d'un moment on ne le voit plus. Ce n'est que quand on cesse d'en mettre qu'on voit l'écart entre nos ongles véritables et ce qu'ils sont devenus constamment habillés.Quant ongles aux couleurs écaillées... Un seul mot pour ces bouts de corne dévastés : rédhibitoire. A la rigueur, je fermerais les yeux sur une jeune fille un peu punk ou destroy, ça peut donner un genre Courtney Love (faut aimer, on est d’accord, et je préfère de très loin Skunk Anansie), mais ce sera tout. À part cette exception, un ongle écaillé entre dans mon top ten des détails criants de la vulgarité.
Non, les ongles vernis, c'est chicissime.
Je les aime plutôt courts, mais ça dépend des mains. Certaines mains aux doigts allongés supportent le mélange couleur+long.
Sur les miens, le court est préférable (non, pour autant, cela ne signifie pas que mes doigts sont des boudins).
Donc ce jour, j'ai décidé, c'est dit, je m'y mets, je vais devenir une vraie femme aux ongles "faits" (i.e. : "une femme accomplie") : j'ai une heure devant moi, rien d'urgent à faire, le calme, si rare, et la lumière du jour, c'est parti.
Je sors l'attirail, je trempouille, je repousse, je polie, je lime, je m'installe, enfin, pour vernir.
Première couche : protection nourrissante, ça roule, du rosé léger qui s'étale super facilement et sèche ultra vite, rien à craindre de ce côté-là.
J'enchaîne, j'ai choisi un rouge nuit, très foncé, un peu le rouge-noir de Chanel, avec un peu moins de noir (et pas du tout de Chanel).
Main gauche, pour m'échauffer, ça se corse, le petit pinceau étale le vernis mes genoux, je dois repasser, mais c'est déjà sec et ça fait des pâtés.
Je respire, je me dis que la deuxième couche rattrapera le coup.
Je souffle, ça pue, je m'intoxique, qu'est-ce que c'est chimique ces trucs, jamais vu ça. J'ai l'impression de tagguer tous les murs de mon appart.
Je passe à la main droite, évidemment, ça n'est pas beaucoup mieux, et paf, je déborde. Classique, ce n'est pas grave, j'ai mes coton-tiges pas loin.
Pas loin, mais pas sous la main, je me fusille le vernis du pouce gauche en ouvrant le tiroir pour les attraper.
Je chope le coton démaquillant au passage, il va falloir tout reprendre sur ce doigt.
Je reprends pendant que la main droite sèche.
Pétard, on m'a refilé du coton de seconde zone, il laisse des peluches sur l'index et le majeur droits qui n'étaient pas secs.
Je m'en fous, je continue, ni vu ni connu.
Ni vu ni connu rien du tout : quand je mets le vernis, les peluches leur font une barbe colorée; j'essaie d'attraper les bouts effilochés couleur rouge nuit, je n'y arrive pas, je peste, j'oublie de respirer, ça me chauffe, mais quelle idée débile !!!
Je dégaine le coton de crotte qui peluche, j'efface rageusement les doigts ratés, ça laisse des peluches sur la 2e couche de la main gauche, je me souviens que je ne suis pas du tout patiente, et constate que j'ai trouvé LE truc à faire pour me foutre vraiment en boule quand je suis zen au départ.
Je sais que ça ne me servira à rien dans la vie, mais le fait de savoir quelque chose de plus sur moi me fait quand même du bien.
Je grignote des bâtons de surimi en finissant la main droite, je suis à la bourre, je n'ai pas eu le temps de déjeuner et je vais devoir aller bosser. Avec des doigts vernis et poilus. Je suis verte.
Mais j'essaie de penser à respirer et de prendre un air dégagé, et me voilà, affamée, échevelée, rouge de colère en mon dedans, mais les ongles presque chouettes en mon dehors.
ça va durer quoi ? Trois jours. Max. Avec une retouche entre temps (et une dispense stricte de vaisselle et récurage en tous genres).
Deux conclusions possibles :
1/ le glamour n'a pas de prix et nous pousse à toutes les extrémités.
2/ la vie des femmes est pavée de détails qui n'ont l'air de rien, mais qui sont de vraies chienneries.
mars 17, 2010
Lecture enfantine... clichesquissime !

En tous cas, la mère Bentley a tout compris, je compte pas moins de 14 volumes des Chatons magiques, mais elle ne s'en tient pas là, puisqu'il existe aussi 4 tomes de "Les chiots magiques".
Un filon donc.
Quant à la donzelle de 7 ans, elle a donc adoré l'histoire. Tout simplement.
Me disant que "ce n'est pas un livre jetable" et que d'ailleurs, elle ne le jetterait jamais.
C'est assez drôle d'ailleurs, parce que moi, j'appelle ça des livres kleenex (mais je me garderais bien de le lui dire avant ses dix-huit ans, elle a le droit d'avoir une enfance heureuse, quand même).
En attendant, je vais glisser "Mathilda" et "Le petit Nicolas" près de son chevet...
mars 15, 2010
Trouver de l'élan, cultiver le regain
Quand les choses bloquent. Quand elles ne sont plus dans nos mains. Quand il faut trouver le courage, la patience, la volonté d'attendre.
Quand le sommeil nous attire, véritable chant des sirènes, avoir le réflexe de s'ébrouer, de respirer profondément et de se relever, pour faire.
L'élan c'est l'enthousiasme. Et si on en voit pas a priori autour de soi, peut-être faut-il alors savoir le débusquer, le guetter... le faire surgir.
Mais créer de l'élan quand on manque d'énergie, d'objectif, de soif... c'est loin d'être évident.
Comment se réactive notre source intérieure ?