juillet 27, 2010

des avantages d'être fatiguée

Aujourd'hui j'ai décidé de partager avec vous les bienfaits de mon état larvesque prévacancier


Pourquoi suis-je fatiguée ? Cela fait suite à six longs mois de travail sans congés. Comment ça, je vous ai déjà dit, ça ? Et que RTT est un mot qui ne fait pas partie du glossaire de mon agence, je vous l'ai déjà dit, aussi ?

A relire ma liste, j'en viens à songer qu'il serait bon que je sois vraiment fatiguée plus souvent...


Je vais moins vite
Moi qui suis une adepte (qui a dit "fanatique" ?) du "fais vite", je me surprends à prendre mon temps, à avoir le geste mesuré, à ne plus oublier de respirer. Zen.



Je lâche prise
(De toutes façons je n'ai plus la force de tenir bon)
D'ailleurs comme je n'engage plus rien, je n'ai plus besoin d'être endurante. CQFD.


Je relativise
J'ai envie de dire "c'est pas grave" à tout bout de champ
Du moment que mon billet de train est dans mon sac et mon sac sur mon dos, tout va bien.



Je ne m'énerve plus

Cela demande trop d'énergie de se mettre en colère. Mes révoltes sont intérieures, enfouies sous des tonnes de passivité contemplative, et ne durent jamais bien longtemps, étouffées qu'elles sont par le poids du sable du marchand.
J'ai de vagues souvenirs d'une époque où je pouvais me mettre en rogne pour des broutilles. Cela m'est aujourd'hui étranger.


J'aime les gens

Je souris béatement à tout le monde ou je dors littéralement debout : le résultat est le même, tout le monde m'est sympathique. Quoiqu'il en soit, quand on me parle, je ne comprends rien, alors je souris et hoche de la tête "oui oui" (non, mon bonnet n'est pas encore pourvu d'un grelot, bande de vilains).



Je m'endors très facilement le soir
Et, cerise sur le gâteau, je ne me réveille qu'au petit matin, la paupière lourde, la mèche dressée et la mine froissée.
ça fait rêver, non ?

juillet 26, 2010

L'air

[J-4]

Je place cette journée sous le signe de l'air

Air qui me manque
l'air de rien
l'air du large

une caresse
une brise
revivre un instant la fraîcheur d'une naissance
la tendresse d'un baiser
un coulis frais sur la nuque
un jardin au petit matin
le parfum lourd d'une garrigue la nuit
un air de nouveauté
un fumet de sommeil
sentir l'air du monde
savoir la vie



La femme dans le vent tourne au gré des bourrasques

Je phoneblogue

ou presque...
En prévision des vacances j'ai testé le bloguage par le biais de mon téléphone... Mais je n'ai réussi qu'à poster un titre ! Et encore, j'ignorais qu'il était en ligne...

Donc, à l'heure qu'il est, me voici donc en mesure de bloguer façon twitter, des microbillets sans autre texte... C'est pas le Pérou !

juillet 22, 2010

T'as voulu voir Vierzon

dépression
[n.f.] Diminution de la pression atmosphérique

j'ai voulu faire comme si
mais ça fait comme ça
je crois qu'on tente toujours d'y croire, un peu
mais des fois ça ne se passe pas "comme si"
alors je vais faire avec "comme ça"
attendre un peu que ça passe
laisser les vagues gommer les traces
user les bosses
combler les vides
redessiner un nouveau paysage
et quand je serai prête
je me remettrai à l'ouvrage

Maintenant ce n'est pas le moment
je suis à bout de forces
à court d'idées
à vide

Je rêve d'un hamac en tissu
d'un peu d'ombre entre les feuilles
d'un ruisseau qui murmure la fraîcheur du petit matin
de bains glacés qui laissent des langues salées sur la peau tiède
du ciel tout autour comme une couverture douce et légère
pleine de fils blancs et d'oiseaux pour la plisser
de l'horizon brouillé qui fait loucher
de la chaleur qui fait dormir
du temps plein de libre
de rires d'histoires

Comme toujours...

juillet 20, 2010

La dernière ligne droite

Vacances moins 10 jours.
ça va mieux en les comptant, finalement.

Je suis cre-vée.
Il faut dire qu'en ce moment je fais du yoga (il paraît que ça aide à gérer le stress), des semi-pompes pour me préparer à mon stage de planche à voile (oui, je sais, je n'y arriverai pas, c'est super dur, mais c'est bien de tenter hinhinhin (discours que j'entends depuis trois semaines que je me suis inscrite, sans exception, et comme je suis faible, je commence à y croire : je n'arriverai pas à monter sur la planche, encore moins à tenir dessus, quant à naviguer, soyons sérieux !))
A l'heure où je vous parle, j'y crois encore un peu, si bien que j'ai encore tenté les pompes (enfin, les semi, je ne suis pas JCVD) et que j'y ai laissé mes deux biceps.

Oui, bon, je noie le poisson (vengeance préalable aux 1253 tasses que je boirai dans peu de temps), j'ai reçu la réponse à mon appel, c'est non, ils ne veulent définitivement pas financer mes études de journalisme. C'est fort contrariant.

Mais je suis une fille de signes. Et je me dis que si ça n'a pas marché, c'est qu'il y a une raison orchestrée par une puissance supérieure, le tout dans mon intérêt.
Ceci formulé avec de bien grands mots pour dire que je ne me laisse pas abattre et que je vais bien trouver de quoi compenser cette non réorientation. J'espère. Va falloir.

Mais pas tout de suite, donc, je suis empêchée par mes bras tout mous et mon cerveau liquéfié, oh, vous pouvez sourire, je sais bien que vous êtes dans le même état, au moins en ce qui concerne l'intellect, quant aux muscles, ma foi, c'est votre problème.

Prochaine étape, donc, les vacances, ses siestes, sa lecture, son grand air, ses courbatures, etc etc.
Et puis l'année prochaine, on verra. Chaque Chose en son temps.

Sinon, pour accompagner notre été, et pour entrer de plein fouet dans le dur, Fashion et Chiffonnette ont lancé la seconde édition des Harlequinades : attention, c'est caliente, amigos.

Le but du jeu étant, non pas de lire le plus de volumes de cette collection célèbre (on est pas maso) mais d'en lire un (ou plus, malgré tout, c'est no limit) et d'écrire une chronique sérieuse sur le sujet. Pas moins.

L'année dernière, j'avais participé, mais j'avoue que j'avais souffert, mais je pardonne à l'auteur, car à grands coups de lectures publiques au bureau, nous avons ma foi passé de forts bons moments.
Quant à savoir si je participerai à nouveau cette année, rien n'est moins sûr, mais je suis tentée. Bref, je n'en sais encore rien. Cerveau mou, je disais.

juillet 15, 2010

En juin, crise de booklimie !



La Délicatesse - David Foenkinos

un petit roman doux amer, qui fait la part belle aux anti-héros, traite de la perte avec une distance intéressante et de la richesse que peut apporter une rencontre inattendue.
Une construction originale, aux chapitres parfois très courts consacrés à des détails.
Comme de petites respirations.
On se fiche de savoir si c'est crédible ou non, c'est comme ça, c'est tout, on le prend comme ça vient.
J'ai bien aimé.
J'avoue malgré tout que le détachement de l'héroïne est parfois contagieux : à force d'être insensible, elle m'a perdue en route.
C'était peut-être le but ?! Que le lecteur ressente son égarement...
Un livre qui porte bien son titre, quoiqu'il en soit.




Prochain arrêt le paradis - Melissa Bank

Un livre recommandé par Miss Zen, qui m'a laissée perplexe quelques pages (mais pas plus) puis qui m'a littéralement embarquée !
Le regard ironique de l'héroïne sur sa vie, sa famille, son boulot, sans aucune pointe de cynisme, m'a fait beaucoup de bien.
Un moment agréable, léger
j'ai eu l'impression d'avoir une copine américaine qui grandissait en même temps que moi.
Et une copine pleine d'humour


La forêt des renards pendus - Arto Paasilinna

Séjour en
Laponie aux côtés d'un gangster et d'un militaire alcoolique
Où un renard dîne à l'œil et s'appelle "
cinq-cents balles"
Au début je me suis demandée où l'auteur allait
(je m'étais ennuyée en lisant "Le lièvre de Vatanen")
au milieu j'ai commencé à sérieusement me régaler
A la fin j'étais carrément enthousiasmée par cette histoire pleine de surprises et aux personnages attachants.



La princesse des glaces - Camilla Läckberg

Moi qui ne suis pas polars
Moi qui ai du mal avec les personnages aux noms du Nord
j'ai beaucoup aimé ce premier volume
Où l'auteur met en place le théâtre de ces intrigues suivantes
Et des personnages aux caractères bien identifiés
une histoire qui se tient
un suspens
pas haletant (que je suis difficile !!!), mais un suspens malgré tout


Je suis en pleine lecture du (Le) coeur cousu, de Carole Martinez.
De ces livres que l'on fait durer parce leur fin viendra quoiqu'il en soit trop tôt.



juillet 11, 2010

La faim de l'écriture


Je fais un bilan d'année et j'omets mon roman. Sûrement parce que je ne mélange pas pro et plaisir.

Et puis c'est que... je ne suis pas si avancée que ce que j'aurais aimé.
La faute à cette tendance à vouloir toujours faire plus, aller plus loin, et finalement être constamment déçue, alors même que j'ai avancé, malgré tout.

Donc après mon année d'atelier, je me trouve à la tête d'une bonne trentaine de textes, de trois personnages (dont un que je ne sens pas plus que ça, c'est étonnant, le pauvre, mais il ne me parle pas, à telle enseigne que je me demande ce qu'il est venu faire dans cette galère. Enfin bon, il va bien finir par se montrer, hein), et d'une histoire, ou du moins de la première partie de mon histoire, et d'un tas de questions, que je n'ose pas soulever toutes en même temps de peur de provoquer un chaos fatal.

C'est étonnant de voir les choses se mettre en place, de savoir répondre à des questions que l'on ne s'est jamais vraiment posées, de voir les personnages nous révéler leur histoire, leurs envies, leurs hésitations, de voir la langue animer tout ce beau monde et jouer des tours à sa façon.

C'est compliqué de trouver le temps de poser tout cela, de ne pas se décourager face à tout ce qu'il y a à faire, d'avoir la sensation constante qu'on repousse des murs horaires qui sans cesse veulent nous presser.
De ne pas culpabiliser parce qu'on a privilégié l'écriture à la peinture avec la poulette de 7 ans ou au vélo avec le loupiot de 3 ans.
De ne pas culpabiliser parce qu'on a eu du mal à se lever alors qu'on avait vraiment décidé de s'y mettre, demain matin.
Des fois, l'écriture, pour moi, c'est comme un régime. Demain je m'y mets. Ou comme le sport. Pourtant, dès qu'on s'y met, même un petit peu, c'est tellement gratifiant.

On pourrait écrire des heures sur les freins de l'écriture, la difficulté énorme de ne pas se laisser écraser par le "de quel droit, moi, je veux écrire" ou par le "tu perds ton temps".
Et puis comment comprendre, à lire ces lignes, qu'on ait besoin de continuer, qu'il y a quelque chose derrière tout cela, qui a besoin de sortir. Ca ressemble presque à une forme de masochisme.

Mais non, évidemment, cette année a été compliquée, elle était pleine comme un oeuf, et j'ai sauvé les meubles.
Évidemment, on voudrait y arriver, on voudrait se prouver qu'on peut, mais on est bien peu de choses devant la fatigue, le travail à plein temps et les baisses d'énergie (et de moral).
Mais évidemment, cette année était enthousiasmante, et gratifiante. Et si je n'aboutis à rien de vraiment concret, en ce mois de juillet qui préfigure les vacances et une grande pause pour me requinquer, je suis quand même contente, et un peu épuisée.

Je ne sais pas où je vais, mais j'ai compris il y a peu que pour moi, écrire un roman, c'est se lancer dans l'histoire sans fin. Or... il va bien falloir que je l'affronte, la fin, n'est-ce pas...

Je vais donc m'organiser, ce que je n'ai jamais pris la peine de faire, et puis avancer. Chapitre par chapitre. Je vais arrêter d'avancer à reculons vers la fin.
La fin, la fin... mais c'est quoi, la fin de l'écriture ? Comment on se sent quand on a bouclé un roman ? Comment sait-on que c'est terminé ?
Je vous raconterai. J'espère ;o)




L'écriture est une aventure. Au début c'est un jeu, puis c'est une amante, ensuite c'est un maître et ça devient un tyran.
W. Churchill


Du blé vert, oui, pourquoi pas ?

juillet 06, 2010

Y'a d'la rumba dans l'air

le smoking de travers...

J'en connais qu'ont le smoking de travers, mais pas pour les bonnes raisons.
Pas à cause de la rumba cha-cha-cha, plutôt à cause des enveloppes et autres bandes sonores trouvées dans le grenier de Liliane.
Enfin, toutes ces révélations vont remuer un peu le sommet de la pyramide, j'espère que cela ne tombera pas plus bas.

Sur ces entrefaites, voyez-vous ça, c'est déjà l'été !
Avec un peu de bol, les petits Français feront assez de châteaux de sable pour nous enterrer tout ça. Vous n'y croyez pas ? Je ne l'espère pas.

Des températures chaudes bouillantes, et des esprits non moins échauffés. Entre les procès, les témoins cachés, les bastons dramatiques et le reste, ça sent la rupture.

Et moi dans tout ça, hé bien je m'apprête à faire un petit bilan de cette première moitié de 2010.
Alors nous disions donc un bilan de compétences, un concours d'entrée réussi dans une école de journalisme, une demande de congé auprès d'un employeur en légères difficultés, et un refus de financement de l'AFDAS qui vient solder le dossier et clore toute velléité de formation.

Bilan ?
C'est assez tentant de répondre "retour à la case départ".
Mais je ne le ferai pas.
Non parce que ce serait dire qu'il ne s'est rien passé pendant ces six mois, alors que c'est faux.

D'une, j'ai tenté une école de journalisme. En faisant mon bilan, je m'attendais à m'organiser pour devenir pigiste, mais pas nécessairement en passant par une école, et en appréhendant grandement.

De deux, j'ai été admise à cette école. Je m'y attendais encore moins, et pourtant, ça l'a fait.

De trois, en faisant ma demande de CIF, j'ai révélé à mon employeur que je n'était pas au mieux de mes capacités et de mes attentes dans mon poste. Les conséquences seront certainement inattendues, mais partant du principe qu'avec eux, c'est toujours le cas, autant être claire.

De quatre, faire ces projets m'a aidé à mettre un pied dehors. Au moins dans ma tête. Du dehors dedans en somme !

Alors je me donne le mois de juillet pour réfléchir, danser la rumba, je prends des vacances, et à mon retour, je repars sur une nouvelle piste.

Je vais y arriver.

Et vos bilans à vous ? Sont-ils enthousiasmants pour l'avenir ?


juin 30, 2010

L'affaire Zoé Shepard ou Les limites du droit de réserve

Sous le pseudo de Zoé Shepard se cache une jeune femme dont le premier livre Absolument Dé-bor-dée ou le paradoxe du fonctionnaire décrit - de façon romancée - son job dans la fonction publique territoriale.
Manifestement mal camouflée sous le prénom Zoé, la jeune femme se voit aujourd'hui menacée de révocation par le conseil régional, pour non respect de son obligation de réserve.

Sur le blog de Caroline, et dans une interview de l'auteur sur fluctuat, on découvre l'origine du livre, un profond malaise, un blog, qui se transforme en livre.


Les fonctionnaires... long débat, épineux débat. Sont-ils trop nombreux ? En sous-effectif ? Mal répartis ?
Je n'en suis pas, et me garderais bien de juger de la pertinence du livre.

En revanche en ce qui concerne l'obligation de réserve, et compte tenu des tensions actuelles, je me demande ce qui est le plus important ?
Respecter une obligation de réserve et fermer les yeux sur les dysfonctionnements d'un système qui est en crise ?

Pour que ce soit clair, voici le texte :

Obligation de réserve

Le principe de neutralité du service public interdit au fonctionnaire de faire de sa fonction l’instrument d’une propagande quelconque. La portée de cette obligation est appréciée au cas par cas par l’autorité hiérarchique sous contrôle du juge administratif.

L’obligation de réserve est une construction jurisprudentielle complexe qui varie d’intensité en fonction de critères divers (place du fonctionnaire dans la hiérarchie, circonstances dans lesquelles il s’est exprimé, modalités et formes de cette expression).

C’est ainsi que le Conseil d’Etat a jugé de manière constante que l’obligation de réserve est particulièrement forte pour les titulaires de hautes fonctions administratives en tant qu’ils sont directement concernés par l’exécution de la politique gouvernementale.

A l’inverse, les fonctionnaires investis d’un mandat politique ou de responsabilités syndicales disposent d’une plus grande liberté d’expression.

La réserve n’a pas trait uniquement à l’expression des opinions. Elle impose au fonctionnaire d’éviter en toutes circonstances les comportements portant atteinte à la considération du service public par les usagers.


De la considération, j'en ai, je respecte les fonctionnaires, je respecte le Service public. Si ça dysfonctionne à pleins tubes, il faut réagir.
Zoé Shepard va peut-être être révoquée. C'est une grosse sanction. Lourde. Je ne la lui souhaite pas.
Et franchement, quand on entend que la femme d'Eric Woerth n'a pas réalisé la collision entre ses fonctions et celles de son mari, on croit rêver.
Encore une fois, il me semble qu'on touche aux limites du système : deux poids deux mesures.

D'un côté des ministres qui confondent le bien public avec le leur, de l'autre des sanctions maousses sur une fonctionnaire qui dénonce avec humour ce que tout le monde soupçonne. Mais à quel point ?

juin 29, 2010

Des vers à soi

avec ma fille en ce moment on se pique des bouquins
elle me supplie de la laisser lire deux pages, s'il te pléééééé...
et moi je rêve d'écrire des romans pour enfants et ados et adultes
je ne suis pas sectaire
je ne fais pas qu'en rêver, je le fais aussi
et c'est aussi bien que dans mes rêves
en ce moment il fait trop chaud
et puis je travaille trop
Sarko m'agace
tant d'hypocrisie en un seul homme
ça ne devrait pas être permis
j'aimerais vous dire
"je vous laisse ma mer m'appelle"
mais les vacances ne sont que dans plusieurs semaines
alors j'attends
sagement


juin 28, 2010

Mauvaises ondes

On a pris un sale tournant.
Les licenciements récents intervenus sur France Inter, la très prochaine nomination du nouveau président de France Télévision, sont autant de pavés dans la mare de la liberté d'expression, et le service public n'a jamais aussi mal porté son nom.

Qu'on aime ou pas le ton de Guillon et Porte, ce n'est évidemment pas le propos.
Quoiqu'il en soit, il n'y a pas eu débat, c'est terminé.

France Inter en burqa, comme le disait Guillon vendredi, c'est semble-t'il une réalité.
Le gouvernement n'est pas à une contradiction près.

juin 25, 2010

Argh... tu m'as eue, lili !

L'illustratrice la plus green de tout l'ouest bloguien, j'ai nommé lili la baleine verte, m'a taguer !

Vous allez donc, en direct et sans filet, découvrir ici, sous vos regards stupéfaits (ça change des yeux ébahis mais ça sonne moins bien...), taratatamratatamratatam..... dzing !


Un signe particulier que j'ai
alors j'hésite. C'est que, telle que vous ne pouvez pas me voir, je suis si particulière... mais allez, je tombe le masque : j'ai des pouces très laids. Pas de photo pour en témoigner, j'ai passé toute ma jeunesse à les planquer dans mes paumes en les camouflants sous les autres doigts. Des petits pouces (à ma taille, donc), tout ronds, très larges, très pratiques pour enfoncer des punaises, comme me le disait mon frère, véritable félon à ses heures.



Un mauvais souvenir
Le jour où je jouais dans cette pièce "Le fantôme de Canterville", lorsque l'apparition du fantôme a déclenché l'hilarité générale. Je n'ai pas compris tout de suite que la lumière noire faisait très bien ressortir le fantôme, mais également mes sous-vêtements blancs, sous la robe en mauvais tissu cousue par une grand-mère bienveillante. J'avais 15 ans.
Il semblerait que je ma pudeur ne soit pas ressortie tout-à-fait indemne de cette prestation.



Un souvenir d'enfance
Un été, j'ai vu Carlos en concert sur la place du marché de St Guénolé quand j'avais 5 ans.
J'en suis encore transportée.



Mon défaut
Genre THE ONE ? C'est que... J'ai cette chance de disposer de pas mal de modèles de défauts en magasin. Alors au pif, tiens : je suis une râleuse de la pire espèce.
Je sais, c'est un peu contradictoire avec la couine-attitude, mais je suis une femme, et capricorne de surcroît, je vogue gaiement du fond du trou à la plus céleste des félicités.
Je sais, c'est dur, je casse un mythe, mais vous vous en remettrez, j'en suis certaine !




Mon film bonne mine

Mama Mia !

Meryl Streep est mon modèle de femme épanouie et pétillante ever.
Quand je serai vieille, non pardon, épanouie, je veux être dans le même état : sauter dans l'eau toute habillée en riant, vivre sur une île en Grèce... et comme je suis généreuse, je vous laisse Pierce. Il chante comme un sac et j'aime pas trop son sourire, allez, c'est gratuit, ça me fait plaisir.





Et s'il ne fallait en taguer qu'une, je taguerais Erzebeth, uniquement parce qu'elle est drôle. C'est de sa faute, aussi.

juin 20, 2010

Le plaisir

Ranger son manteau râpé (huit mois d'hiver, ça t'use une laine)
Retrouver ses vestes, jouer à la working girl en remontant les manches
Remettre ses tee-shirt à slogans rebelles
Retrouver une ampleur de mouvements empêchée par les couches empilées
Se planquer derrière ses verres fumés
Glisser ses petons nus dans des souliers ouverts
Lézarder au soleil, s'endormir pour une sieste
Souffler pour de vrai entre midi et deux à une terrasse de bistro

Printemps et plaisir commencent par la même lettre et ce n'est pas pour rien.
Je revis.

juin 17, 2010

L'âge et la manière

Hier soir, en quittant l'agence.
Devant moi, une femme, une mère, mon âge, un livre d'anglais en main (elle fait répéter une leçon d'anglais à la jeune adolescente brune qui marche de l'autre côté).
L'autre main est posée sur l'épaule de son fils, environ 7 ans, le guide.
Elle a un jean large brut de jolie coupe, vaguement usé en bas à force de traîner sur le bitume, et des spartiates, des cheveux bruns et un joli sac besace en cuir marron.
Sa fille a l'âge qu'aura la mienne dans 3-4 ans. Son fils a l'âge qu'aura le mien dans 3-4 ans.
Je me suis sentie terriblement pareille qu'elle.
Et terriblement différente.
Elle les accompagnait, en sortant de l'école. Ils rentraient probablement chez eux.
Je sortais de l'agence.
J'étais seule dans la rue.
Je me suis sentie beaucoup plus jeune et beaucoup plus vieille à la fois.
C'était étrange de me sentir aussi diverse dans une situation aussi commune.
Étrange de ne pas savoir me situer, pour une fois.
Mais pas du tout désagréable.



juin 15, 2010

ça couine fort chez les Happy few !


Voyez-vous, j'aime Fashion pour ses critiques de bouquins toujours menées d'une plume maîtresse et pigmentées d'une pointe d'humour, mais j'aime aussi Fashion pour ses idées délirantes (cf. les Harlequinades) et je ne résiste pas à vous faire découvrir la dernière initiative, prise avec le Bookomaton, de crier haut et fort son goût pour la couinerie.

Couinerie : n. f. : faculté à voir la vie en rose et à le faire savoir. Disposition de l'âme à exprimer tout haut ce que le coeur bondissant ressent si fort : la joie, le bonheur.

En ces temps de crise et d'ineptie généralisée, grand bien nous fasse de couiner. C'est la raison pour laquelle je participe à cette clamade généralisée pour le droit inaliénable à la couinerie !

Et au premier fâcheux tenté de demander "qu'est-ce que cette co(ui)nnerie?!", je serais tentée de répondre "Couinez donc mon ami, et cessez un peu de grincer que diable !"

Frères et soeurs couineurs, je vous salue bien bas !



juin 14, 2010

Le temps suspendu

En ce moment je ne dors pas bien.

Je suis heureuse, oui, vraiment, je suis heureuse.

Mais tant de possibles tourbillonnent, prometteurs, porteurs de nouveauté.
Tant de choses qui m'appellent et m'effrayent.
J'ai du mal à laisser le temps suivre son cours, prendre son temps.
Pourtant, il m'en donne à moi aussi, du temps.
Du temps suspendu, dont j'aimerais réussir à saisir la légèreté pour en profiter.
Quelques jours seulement, durant lesquels je n'ai plus rien à prouver, à tenter ou à réussir.
Juste à attendre, qu'on prenne une décision, pour moi.

Ces quelques jours, il faut que je parvienne à les embellir.
Et que j'appréhende l'issu de la décision, quelle qu'elle soit.

Puisque, quoiqu'il advienne, je suis heureuse.

juin 08, 2010

Le royaume de sa nuit

Lorsque j'ai décidé de participer à l'opération Masse critique, j'avais deux objectifs :
. le premier, de l'ordre du (petit) fantasme : recevoir un bouquin d'une maison d'édition pour le commenter
. le second, me tester sur la lecture et la critique obligatoires en temps limité, ce que je ne e sentais pas vraiment capable de faire. En fait si.

J'ai choisi une biographie, parce que j'adore les bio et que je n'en lis pas tant que j'aimerais. Celle-ci propose de découvrir l'histoire de mère Teresa, une sacrée femme, un personnage du siècle, quelqu'un dont j'ai beaucoup entendu parler petite, mais dont finalement je ne sais pas tant de choses.

Sauf que.
Sauf que dès les premières pages, j'ai été agacée par le style "mystique" de l'auteur.
Renseignements pris, Olympia Alberti est décrite comme une passionnée de mystique et de l'Inde. Indéniablement, sa connaissance de l'Inde est très appréciable et apporte beaucoup.
Le style mystique, en revanche, ne me semble pas indispensable mais vu le personnage dont il est question, pourquoi pas, on dira que le lectorat peut facilement verser dedans.

Passé la barrière du style, c'est donc de l'enfance que traite en premier lieu ce livre. Le foyer de mère Teresa était empli d'amour, je le sais parce que l'auteur répète le mot toutes les trois lignes.
Vient ensuite le temps de la vocation, celui de son entrée dans les ordres, le temps de l'appel de Jésus. Puis un échange de courriers qui visent à nous faire comprendre la difficulté que Mère Teresa a eu à convaincre ses supérieurs de la laisser sortir du couvent. Fallait-il nous imposer toute la pénibilité de ces échanges et leur longueur dans le temps pour nous la faire comprendre ?
Enfin, un passage, extrait du journal de Mère Teresa, la donne véritablement à voir. Nous dit ce qu'elle vit concrètement. Et c'est ce que j'attendais de ce livre : savoir ce qu'elle a dû surmonter, de quoi était faite sa vie au quotidien. Or le propos du livre porte beaucoup plus sur la "nuit de la foi" de Mère Teresa, ce moment où elle a senti en elle que Jésus l'avait abandonné, et qui a duré des années.
Le titre était clair sur ce fait, moins le sous-titre "Récit d'une vie", qui porte à croire qu'il nous livrera une vision complète de sa vie. Or l'auteur bâcle littéralement les dernières années de Mère Teresa. Vous saviez, vous, qu'elle avait agit pour les malades du sida aux États-Unis ? Moi non, et j'aurais voulu en savoir plus. Mais toutes ses dernières actions sont énumérées en fin d'ouvrage, donnant l'impression qu'elles ne représentent qu'une part marginale de sa vie, et je trouve que cela crée un déséquilibre réel sur l'ensemble du bouquin.
Voilà pour la critique.

Pour ce qui ressort en revanche de l'esprit général de cette biographie, j'avoue que j'ai été touchée par cette "nuit", par ce courage que l'auteur nous donne à lire, en dépit d'une foi vacillante, d'une quête de Jésus inassouvie. Pour le coup, l'écriture mystique donne une certaine force, même si point trop n'en faut: à de nombreuses reprises, j'ai trouvé que l'auteur se faisait plaisir en partant dans des considérations un peu trop redondantes alors qu'on a compris de quoi il retournait depuis belle lurette. Mais reconnaissons-lui ça, elle y arrive. Elle parvient à faire passer cet espoir incroyable que portait Mère Teresa alors même qu'elle n'avait plus qu'elle sur qui compter. Comme cela est décrit dans le livre, cette "nuit de la foi" est "classique" chez les grands mystiques, un peu comme si Jésus leur donnait une conviction incroyable au départ, pour les porter, et qu'il les laissait ensuite continuer à croire et à œuvrer, mais sans plus jamais se montrer à eux.

En conclusion, j'ai bien aimé cette lecture, malgré ces quelques travers qui alourdissent le propos. Je suis assez tentée de me pencher sur l'ouvrage autobiographique cité plusieurs fois : "Viens, sois ma lumière".

Voici donc une lecture à recommander aux plus spirituels d'entre nous, ou à ceux qui voudraient avoir un aperçu parlant de ce que peut signifier "avoir la foi" et vivre d'amour.



juin 04, 2010

Wisteria lane

Depuis quelque temps, il y a un homme dans ma ville, qui me dit bonjour avec un grand sourire quand il me croise.

Un homme entre deux âges, un homme qui serait du nouveau troisième âge, vers la soixantaine.

Je fronce généralement les sourcils et marmonne un bonjour, en pensant qu'encore une fois, on me prend pour quelqu'un d'autre, ça m'arrive tout le temps.

Hier, j'ai découvert que cet homme est mon voisin d'en face. Celui de la petite maison qui ne paie pas de mine.

Mon voisin de devant mon nez quand je sors de chez moi depuis trois ans...

juin 03, 2010

Série-réalité

Ce matin en montant dans le train, j'ai reconnu Charly et Rose, de Lost.

Finalement c'est pas mal que la série soit finie...

mai 24, 2010

Non, non, non, je ne veux pas travailler

Ces dernières semaines, je n'ai pas beaucoup blogué, j'étais très occupée à faire avancer ma vie en vrai. Aujourd'hui j'ai deux minutes devant moi, on est lundi de pentecôte, je suis au bureau, un peu agacée à la perspective de passer la journée qui s'annonce radieuse planquée derrière les stores du bureau où il fait déjà 22° à 9h30.

Henri a dit "Le travail c'est la santé", et Nicolas que "le travail c'est la liberté".
J'abonde dans leur sens, à deux énormes bémols près :

1. Le travail c'est la santé, et comme toujours en matière de santé, tout excès nuit.

2. Le travail c'est la liberté, en bonne femme moderne et libérée, je ne peux que comprendre le fond de cette acception (malgré ses accointances nauséabondes) , mais je crois qu'aujourd'hui je me satisferais très bien de ne pas être libre pendant huit heures...


Allez, pour fêter ça, une petite bande annonce sur laquelle je suis tombée il y a une heure. Et non, il n'y a pas de hasard pour que je tombe dessus aujourd'hui, je vous le dis, mes amis, les signes, il faut lire les signes.
(Promis, après cette saison de Lost, j'arrête les séries surréalistes).

Bonne journée, profitez-en bien, et sans rancune... ou presque.

Et pourquoi, oui, pourquoi, faut-il que je tombe sur cet article du Monde ? Argh !

avril 30, 2010

Cher Guillaume




Cher Guillaume,

Après avoir lu Et après ?, j'avais juré de ne plus lire de livre de vous. J'avais été déçue, attendant un rebondissement, un dénouement, un quelque chose qui rattraperait ce livre dont le sujet était plutôt prometteur. Las, rien n'y fit, je fermais le livre en songeant que j'aurais dû me méfier du titre.

Pour quelle raison obscure ai-je été tentée de recommencer ? (Je n'ai aucune parole, c'est affreux).
Je crois que je suis d'une curiosité terrible.

A l'origine, je pensais faire une critique facile, drôle si possible, pour mettre en lumière les tics, les insuffisances, les métaphores privées d'imagination... Vous êtes un auteur populaire, un de ceux dont on entend couramment dire qu'ils écrivent de la daubasse. Pardon de mon honnêteté, cher Guillaume.
Mais la facilité, justement, ne m'amuse pas, et je suis trop intriguée par votre succès pour me lancer dans une critique simple de ce roman en particulier.

Dans La fille de papier, votre dernier roman paru, un romancier à succès (sic) sombre dans les affres du chagrin d'amour qui l'empêche de parvenir à écrire le troisième volet de sa trilogie.
Madoff passant par là, le voici ruiné, son passé de gosse de banlieue resurgit et sur ces entrefaites, un personnage de son livre débarque sur sa terrasse à 3h du mat alors qu'il est essayait de se Marilyn Monroeiser.

Alors bien sûr, je vous entends clairement, cher Guillaume, le surnaturel dans vos livres sert d'autres sujets, plus profonds, tels que le deuil, les regrets, la vieillesse...
Mais bon, franchement, soyons honnêtes, vous effleurez ces sujets comme on souffle un pissenlit. ça finit en fleurs poilues qui s'éparpillent dans les airs, ça part un peu dans tous les sens, on ne contrôle rien, et à l'arrivée il ne reste qu'un pauvre tige dégarnie.

J'ai lu votre livre, cher Guillaume, vite, facilement, sans honte et sans fards.
Je l'ai lu jusqu'à le finir.
Je n'ai pas vraiment aimé, je n'y ai pas trouvé ce qui me régale dans les livres : des personnages attachants et généreux, ou des dialogues truculents, ou une construction qui scotch, ou un rebondissement qui nous renverse, un style qui nous émerveille, un univers... Non. Tout est lisse.
Les personnages s'agitent, disent ressentir des choses, on les croit sur parole, mais sans empathie.
Les péripéties se succèdent sans finesse de construction, et si on est jamais vraiment surpris, on manque souvent d'être paumés au fil des d'événements qui se suivent sans façons comme une fashonista débutante empile des couches de fringues pour se donner de l'épaisseur.
Tout cela est vite lu, vite oublié.

Vous dites "Il n’y a rien de pire qu’un livre où l’on s’ennuie. En choisissant notre livre parmi beaucoup d’autres, le lecteur nous accorde sa confiance et le moins que l’on puisse faire est de ne pas le décevoir."

Je ne peux que vous donner raison, cher Guillaume.
Il est vrai que les livres ennuyeux sont de véritables plaies. Pour peu qu'ils nous soient imposés par un rectorat sadique, ça tourne à la torture.
Mais la lecture d'un livre bien écrit, bien construit et aux personnages un peu denses ne peut pas être ennuyeuse.
De là à proposer un livre bâclé, il y a un véritable gap.
Et vous vous accordez trop de facilités (à mon goût, toujours, je précise une fois, mais vous y êtes, là, c'est de mon blog dont il s'agit, hein...)
Je me suis même surprise à lire une une authentique longueur de cinéma écrite dans un roman.
L'aspect ? Une succession de faits, de lieux visités, de constats sentimentaux sans émotions, sans phrases construites.
Étonnant. Chiant aussi. Mais pas trop long, alors ça va.
C'est à dire que c'est démobilisant de lire des choses ennuyeuses, et franchement, en vous lisant, cher Guillaume, je me suis dit que vous "pissiez de la copie" comme on dit en presse quand on sort des feuillets de textes sans trop y réfléchir, juste parce qu'il faut remplir les blancs, énumérer des faits.

Mais ça marche.
Vous vendez une quantité colossale de livres.
Vous séduisez tous les âges de lecteurs.
Et vous faites lire des gens qui ne lisent pas.
C'est bien, ça.

Alors quoi ?
Je suis jalouse ?
Oui et non.

Oui, je suis un peu jalouse, parce que vous rassemblez des tas de lecteurs, et que quand on écrit, on a envie de rassembler, on a envie d'être compris. On a envie d'être aimé.
(Je dis "on", mais vous aurez compris que c'est "je", je n'insiste pas)

Non, je ne suis pas jalouse, parce que vous rassemblez, et que quand on écrit, on n'a pas envie de rassembler tout le monde.
Moi j'aime bien écrire des trucs qui déplaisent à certaines personnes, qui les surprennent, qui les dérangent, qui les interpellent.


Cher Guillaume, vous faites précéder vos chapitres de citations d'auteurs dont je me plais à penser que vous les avez lus (Sagan, Bobin, Palahniuk, Balzac, Nietzsche, King...). Il y a de tout et c'est tant mieux, je ne suis pas sectaire, bien au contraire.
Ce sont de grands, de bons auteurs. Certains sont plus populaires que d'autres, certains vendent beaucoup, d'autres moins. Et j'en arrive à la question qui me tarabuste à votre sujet : pourquoi ne travaillez-vous pas un peu plus les structures de vos romans ? Et les rebondissements ? Et les personnages ? Et les images, les phrases, les...
Pourquoi pas ? Vous n'allez pas faire fuir vos lecteurs, ils vous sont acquis, c'est un fait établi.

Franchement, cher Guillaume, lire dès les premières pages du roman une phrase du genre "la plage se prélassait au soleil" et "les maisons serrées comme des sardines" alors que vous parlez des maisons d'un front de mer à Malibu, non ! Non ! Zut !
C'est pas drôle. Je veux bien faire le geste de vous lire, mais faites-en un aussi. Arrêtez les clichés et les phrases à l'emporte-pièce. Quant à vos personnages de papier, ils méritent d'exister un peu mieux que ce que vous nous proposez. Et les dialogues ? Un échange d'informations. Pas de bon mots, pas d'humour, encore moins de rythme.
C'est dommage. Voilà, c'est dommage.
Moi, je trouve qu'un auteur qui est lu par autant de personnes devrait prendre quelques risques et écrire des trucs un peu plus chiadés.

Cher Guillaume, j'espère que vous aurez un jour envie de vous dépasser et d'offrir à vos lecteurs la qualité des livres que vous avez aimés et qui vous ont donné envie d'écrire. Parce que vous avez un truc, c'est évident. Alors essayez.
Merci d'avance.





avril 28, 2010

Compte à rebours

Dans un mois je dois remettre une première mouture du premier chapitre de mon premier roman.

(Et accessoirement faire avancer les 42 autres chapitres, tous en chantier. Ah hum.)

Il ne faut pas que je me rate. Il devra être percutant, accrocheur, et faire dix feuillets maximum.
( Mais généralement, je n'ai jamais trop de souci de longueur...)

Je me penche sur les livres dans lesquels je suis rentrée illico, pour voir quelle recette les auteurs ont utilisés.

Je me rappelle de quelques-uns, particulièrement bien menés, et je suis curieuse d'aller retrouver la touche particulière des romans dont je ne me souviens pas nécessairement du lancement mais qui m'ont tenue par la suite.

Et vous ? Quels sont les premiers chapitres qui vous ont littéralement happés ?



Et la sacro-sainte première phrase, quelle sera-t-elle ???

Ah, j'ai hâte !!



avril 23, 2010

En parlant de fouine


Il faut que je vous fasse une révélation.
Je regarde la Nouvelle Star.
Car même si je n'ai pas la télé, M6 a ce programme merveilleux sur Internet, qui me permet de reprendre mon émission chérie dont je fus quelques années sans pouvoir me repaître.
Et ce soir, André Manoukian, l'érudit du jury pourtant, dit de Philippe Manoeuvre, je cite "qu'il est certainement chafouin parce qu'il a respiré des cendres d'Eyjafjöll."
Et là, mon sang ne fait qu'un tour.
Non, André. Pas toi. Non. C'est un cauchemar.

Allez, il n'y a pas de raison que je sois la seule (semble-t-il), à bondir à chaque fois que quelqu'un emploi ce terme "chafouin".
Chafouin n'a jamais été un synonyme de "bougon" ou "grognon", et encore moins de "ronchon", non !

"Chafouin" signifie "fourbe, sournois", et il est issu du mot fouine (et du mot chat: chat+fouine).

Voilà. Il n'y avait pas de raison que je sois la seule à savoir que ce mot est systématiquement employé à mauvais escient.
Parce que ça m'énerve. Je préférerais ne pas le savoir.
Mais que voulez-vous, c'est mon petit côté généreux, je partage.
On ne se refait pas.

Allez, sans rancune.
Bonne journée

avril 22, 2010

Les clients, ces créatures

Ma cliente, je la connais comme si je l'avais faite.

Quoique ma fille soit moins prévisible.

avril 21, 2010

Almost Chief

Je viens d'avoir une promotion.
Mon rôle : décrocher le téléphone, noter les demandes du client, fouetter le responsable pour qu'il y réponde.
J'envisage de demander une augmentation.



Call me secretary in chief...

avril 13, 2010

Through the Looking-Glass

Quand on est chef de projet en agence de communication d'entreprise, plusieurs possibilités s'offrent à nous quand on a atteint le point de non retour des dix ans (bien tassés) d'expérience.

Option A : on devient directeur de clientèle.

C'est alors qu'opère une métamorphose : on ne sait plus dire non à ses clients ; la voix devient plus aiguë, on se met à glousser.
C'est fascinant.
On tombe en amour pour ses clients. (On en a l'air en tous cas).
Ce qui, quand on a subi dix ans (bien tassés) de production, est de l'ordre de l'inhumain.
C'est vrai quoi.
Des clients, ce sont des gens qui nous demandent des choses... contestables, comme de leur envoyer des photocopies de nuanciers.
Qui trouvent que non, vraiment, en rose, c'est "moche", voir "laid".
Et que la créa de départ était superbe. Mais finalement non, ça ne va pas.
Des gens dont on a pensé pendant dix ans (bien tassés) qu'ils ne s'étaient levé le matin que pour nous pourrir la journée.
Je ne suis pas Nelson Mandela, je ne pardonne pas à mes geôliers après avoir passé trente ans derrière les barreaux avec pour seule compagnie un poème victorien.

Être directeur de clientèle implique d'aimer son agence, en proposant aux clients des devis ficelés comme des rôtis, bardés de lard, bien salés, bien poivrés, bien serrés pour pas qu'on puisse lire entre les lignes.
Cela implique d'avoir envie de connaître ces clients qui nous font vivre. Donc d'être curieux de leur vie.
D'avoir la tchatche et de les faire rêver. De savoir bien mentir.
Cela implique, enfin, de vouloir continuer à travailler en agence.
Aaaahhh, la vie d'agence, ses réorganisation saisonnières, ses non-RTT, ses chefs en pagaille et ses positionnement aux contours flous (ses non-primes, ses non-13e mois et ses non-augmentations... ).
Cela implique de savoir et vouloir faire du développement.
Last but not least.


Option B : On va travailler chez l'annonceur

On fait fi de toutes ces années en agence, on tourne une vraie page et on passer, véritablement, du côté obscur de la force.
Cela implique d'accepter de devenir "la cliente", avec tout ce que ce terme peut avoir de péjoratif, de grisant, d'impérieux (faites votre choix).
Cela implique un meilleur salaire, plus de congés, (normalement) (sinon bonjour l'angoisse). peut-être même des horaires plus cool
Cela implique d'embrasser une seule entreprise, une seule stratégie, de manger, dormir, rêver "Mon entreprise à moi", de baigner dans une seule ambiance de travail.
Cela implique enfin de vouloir continuer à faire de la communication d'entreprise.
Last but not least.

Moi qui suis entrée en agence de com parce qu'il y avait de la lumière (et du boulot), je me retrouve aujourd'hui complètement dans le noir et j'ai le sentiment d'être condamnée à faire de la "com" (ça m'a tout l'air d'être un piège...)

Comment elle revient au bercail, Alice, déjà ?





Lewis Carroll, Alice as a beggar child by Lewis Carroll 1859.
(© Ovenden Collection, courtesy Akehurst Creative Management, London)


C'est marrant, j'avais la même coupe, petite (je détestais).






avril 11, 2010

J'adore Simone


Parmi les blogs que j'aime beaucoup lire, il y a celui de Simone.


C'est simple, elle est très drôle. Elle me fait hurler de rire.

J'ai eu l'idée de copier.

Victor Hublot je l'aurais appelé.

Mais j'aime pas copier.

Et j'aime trop Simone.

avril 08, 2010

L'amour, c'est comme une cigarette


Ne comptez pas sur moi pour vous dire si Incidences est un bon ou un mauvais Djian (d’autant moins que vous trouverez facilement ce genre de formules aux quatre coins du web).

Mes dernières lectures de lui remontent en effet aux années quatre-vingt-dix et leur qualité littéraire n’est pas le souvenir le plus prégnant qu’il me reste des Zone érogène, Maudit manège et autre Bleu comme l’enfer.

Incidences est donc mon retour à Djian. Après des tentatives avortées avec Vers chez les blancs et Doggy bag, il me semblait qu’il fallait quand même que je refasse un véritable essai. Transformé donc.


Intro : Marc, professeur de fac (il donne des cours d'écriture) sur le retour, qui vit avec sa sœur, et qui a depuis longtemps renoncé à devenir écrivain, enchaîne les liaisons avec ses étudiantes. Sauf qu’un matin, il trouve l’une d’entre elles morte à ses côtés, dans son lit.

De cette situation, Djian déplie un décor dans un style simple mais efficace, qui sert le regard de son personnage, critique, souvent cynique, sur l’époque et notamment sur la littérature contemporaine. Du passé douloureux des frère et sœur, il nous donne des amorces d’informations mais ne fait pas étalage de révélations.
Marc observe ses sentiments et ses sensations l’animer comme hors de son corps, qu’il semble ne réintégrer que pour fumer ou faire l’amour, occasions qui lui rappellent soit son âge soit son enfance. Il s'observe notamment tomber amoureux et ressentir les élans d'un sentiment qu'il connaît mal, et qui, aussi étonnant qu'il soit, ne dure qu'un temps.

Je ne dirais pas que la chute est étonnante, loin de là, le roman est émaillé d’allusions qui m’ont parfois fait souffler, mais par ailleurs, la construction est solide et assez fine. Les allusions sont assez subtiles pour nous laisser imaginer le pire, et j’ai trouvé que la distance du personnage avec le monde réel est excessivement bien rendue. On le suit, étonné de constater qu’il ne se tient pas là où il faut, qu’il n’a pas les réactions attendues et qu’il ne mesure pas les conséquences de ses actes. Il est à côté, constamment, et s’en rend compte -mais pas à quel point- mais avance, dans un mélange de cynisme et de désinvolture spontanés. Djian fait cela très bien, et je crois que c’est ce que j’aime chez cet auteur.

« Il roulait au milieu de la chaussée, mâchoires serrées, à cheval sur la ligne blanche continue qui se tordait sous ses yeux comme un serpent affamé dans la lune rousse. »

Incidences, Philippe Djian, Gallimard, mars 2010.

avril 06, 2010

Lecture du moment

"Je pourrais me tromper, croire que je suis belle comme les femmes belles, comme les femmes regardées, parce qu'on me regarde vraiment beaucoup. Mais moi je sais que ce n'est pas une question de beauté mais d'autre chose, par exemple, oui, d'autre chose, par exemple d'esprit. Ce que je veux paraître, je le parais, belle aussi si c'est ce que l'on veut que je sois, belle, ou jolie, jolie par exemple pour la famille, pour la famille, pas plus, tout ce que l'on veut de moi je peux le devenir. Et le croire. Croire que je suis charmante aussi bien. Dès que je le crois, que cela devienne vrai pour celui qui me voit et qui désire que je sois selon son goût, je le sais aussi. Ainsi, en toute conscience je peux être charmante même si je suis hantée par la mise à mort de mon frère. Pour la mort, une seule complice, ma mère. Je dis le mot charmant comme on le disait autour de moi, autour des enfants."

Marundi de Pâques

Aujourd'hui c'est marundi : un lundi qui commence en hiver et se termine un mardi au printemps avec 7° ce matin, 19° cet après-midi.

Au bureau, derrière mon store noir, le ciel bleu me fait sérieusement de l'oeil, je me prends à rêver à un hamac, un bon bouquin et rien que le soleil et moi.

Combien de temps tiendrais-je à ce rythme-là ?




mars 29, 2010

Some thoughts about changes

Il y a la peur de faire les choses, de ne pas y arriver, et il y a la peur des choses en elles-mêmes, pour ce qu'elles ont de mordant et d'incroyablement angoissant.

Il y a l'envie d'avancer, de me lancer, d'innover, de cogiter, de me retrousser les manches et de faire vrombir les neurones, et il y a l'envie de rester là, et de ne plus penser à rien, de me laisser flotter.

Il y a l'envie de foncer, tracer ma route, braver la pluie le vent et les éléments, de relever le visage et de prendre de plein fouet la réalité du froid de l'eau et les déséquilibres des bourrasques, et l'envie rester au chaud, confortable; sous la couette, enfouie.

Il y a l'enthousiasme de la réussite, du contentement de soi, celui qui donne des ailes et il y a l'engloutissement par le doute.

Il y a le plaisir d'écrire, et de voir apparaître des personnages, un décor, une intrigue, l'empressement de consigner une situation, un rebondissement, et il y a le blocage, la pause, l'engluement des idées et de l'envie.

Il y a une volonté de changement et il y a un goût patenté pour la nostalgie

Mais comme serait-on nostalgique de quelque chose qui ne change pas ?

mars 23, 2010

Des mains soignées, toujours tu arboreras

Témoignage: "Moi, l'hystérique chronique, ai décidé de me vernir les ongles ce jour".


Attention, article à très forte teneur en préoccupations féminines essentielles (PFE)


Depuis deux ans environ, les ongles vernis font leur grand retour.

Quand j'étais petite, ils m'évoquaient immédiatement les griffes vermillon impeccables de notre voisine : impressionnants, très femme-femme... très... Trop, en fait. Carrément flippants. Donc fascinants.

Dans les ongles vernis, il y a les ongles corail des mamies, les ongles blanc irisé ou bleu métal des copines de lycées, très chic !

Et puis il y a les vernis incolores, sages et transparents, qui éclairent l'ongle d'un éclat subtil... Si subtil qu'au bout d'un moment on ne le voit plus. Ce n'est que quand on cesse d'en mettre qu'on voit l'écart entre nos ongles véritables et ce qu'ils sont devenus constamment habillés.

Quant ongles aux couleurs écaillées... Un seul mot pour ces bouts de corne dévastés : rédhibitoire. A la rigueur, je fermerais les yeux sur une jeune fille un peu punk ou destroy, ça peut donner un genre Courtney Love (faut aimer, on est d’accord, et je préfère de très loin Skunk Anansie), mais ce sera tout. À part cette exception, un ongle écaillé entre dans mon top ten des détails criants de la vulgarité.

Non, les ongles vernis, c'est chicissime.

Je les aime plutôt courts, mais ça dépend des mains. Certaines mains aux doigts allongés supportent le mélange couleur+long.

Sur les miens, le court est préférable (non, pour autant, cela ne signifie pas que mes doigts sont des boudins).

Donc ce jour, j'ai décidé, c'est dit, je m'y mets, je vais devenir une vraie femme aux ongles "faits" (i.e. : "une femme accomplie") : j'ai une heure devant moi, rien d'urgent à faire, le calme, si rare, et la lumière du jour, c'est parti.

Je sors l'attirail, je trempouille, je repousse, je polie, je lime, je m'installe, enfin, pour vernir.

Première couche : protection nourrissante, ça roule, du rosé léger qui s'étale super facilement et sèche ultra vite, rien à craindre de ce côté-là.

J'enchaîne, j'ai choisi un rouge nuit, très foncé, un peu le rouge-noir de Chanel, avec un peu moins de noir (et pas du tout de Chanel).

Main gauche, pour m'échauffer, ça se corse, le petit pinceau étale le vernis mes genoux, je dois repasser, mais c'est déjà sec et ça fait des pâtés.

Je respire, je me dis que la deuxième couche rattrapera le coup.

Je souffle, ça pue, je m'intoxique, qu'est-ce que c'est chimique ces trucs, jamais vu ça. J'ai l'impression de tagguer tous les murs de mon appart.

Je passe à la main droite, évidemment, ça n'est pas beaucoup mieux, et paf, je déborde. Classique, ce n'est pas grave, j'ai mes coton-tiges pas loin.

Pas loin, mais pas sous la main, je me fusille le vernis du pouce gauche en ouvrant le tiroir pour les attraper.

Je chope le coton démaquillant au passage, il va falloir tout reprendre sur ce doigt.

Je reprends pendant que la main droite sèche.

Pétard, on m'a refilé du coton de seconde zone, il laisse des peluches sur l'index et le majeur droits qui n'étaient pas secs.

Je m'en fous, je continue, ni vu ni connu.

Ni vu ni connu rien du tout : quand je mets le vernis, les peluches leur font une barbe colorée; j'essaie d'attraper les bouts effilochés couleur rouge nuit, je n'y arrive pas, je peste, j'oublie de respirer, ça me chauffe, mais quelle idée débile !!!

Je dégaine le coton de crotte qui peluche, j'efface rageusement les doigts ratés, ça laisse des peluches sur la 2e couche de la main gauche, je me souviens que je ne suis pas du tout patiente, et constate que j'ai trouvé LE truc à faire pour me foutre vraiment en boule quand je suis zen au départ.

Je sais que ça ne me servira à rien dans la vie, mais le fait de savoir quelque chose de plus sur moi me fait quand même du bien.

Je grignote des bâtons de surimi en finissant la main droite, je suis à la bourre, je n'ai pas eu le temps de déjeuner et je vais devoir aller bosser. Avec des doigts vernis et poilus. Je suis verte.

Mais j'essaie de penser à respirer et de prendre un air dégagé, et me voilà, affamée, échevelée, rouge de colère en mon dedans, mais les ongles presque chouettes en mon dehors.

ça va durer quoi ? Trois jours. Max. Avec une retouche entre temps (et une dispense stricte de vaisselle et récurage en tous genres).

Deux conclusions possibles :

1/ le glamour n'a pas de prix et nous pousse à toutes les extrémités.

2/ la vie des femmes est pavée de détails qui n'ont l'air de rien, mais qui sont de vraies chienneries.



mars 17, 2010

Lecture enfantine... clichesquissime !

Ma fille (7 ans) : "Maman, il faut absolument que tu lises ce livre."
Moi : "Ah bon, il est vraiment bien ?"
Elle : "Oui, tu vois, même si la couverture n'est pas très jolie, il est très bien, il faut absolument que tu le lises !"

Voilà. Me voici rendue à ce moment où ma fille (mon bébé!) me conseille des bouquins...

La couverture en question :




((Tu vas être contente, ma chérie, c'est le premier tome d'une série d'au moins six volumes...))





Edit du lundi 15 mars

J'ai lu, j'ai vu, j'ai su.

Le bouquin est pas si terrible, en dépit des clichés -énhaurmes- et d'une histoire qui ne se termine pas, j'ai un peu eu l'impression de retrouver Lost (réussiront-ils à conclure, un jour ?)

Résumé

Notre jeune héroïne, âgée de dix ans, arrive chez sa tante.
Elle vient de Grenoble et ses parents l'ont lâchement abandonnée pour un déplacement professionnel en Italie. Les fourbes.

Elle se retrouve chez sa tante qui vit à la campagne (Horreur !), dans une maison qui semble avoir été bâtie par Charles Ingalls.

Elle n'a pas de coca -uniquement du jus de pamplemousse-, n'a pas la télé (euh... il faudra que j'en reparle avec ma fille de ça, nous ne l'avons pas non plus...) et, je vous le donne en mille, vit de la réalisation de couvertures en patchwork (gasp).
Lors du premier déjeuner, nous apprendrons même que les gens de la campagne mangent de la salade, eux.
N'en jetez plus.

Heureusement, très vite, la jeune fille découvre un chaton magique troooooop miiiiiignon dans la grange (qui pue, la grange). Ses poils scintillent, il se transforme en lionceau et lui dit qu'il est un prince dont la vie est menacée, d'où le fait qu'il se soit transformé en chat.
Elle gobe tout.

En même temps, le chaton magique la tire de tous les pétrins dans lesquels elle se jette sans réfléchir, fait la vaisselle, range la vaisselle et lave le sol en frottant simplement ses deux pattes l'une contre l'autre. Trop cool.
(Moi, si j'avais un chat magique, je lui demanderais autre chose que de faire la vaisselle, mais les voix de la création et des fantasmes féminins sont impénétrables, semble-t-il).

Très vite encore, elle se fait un copain qui vit avec sa mamie Violette dans une roulotte, et dont le cheval s'appelle... Gadjo.
Qui l'eut cru.
La famille du garçon est menacée par la justice, des faits de braconnage ayant lieu dans le bois juste à côté de la roulotte.
Pas de bol.
Qui a dit cliché ?

Je vous la fait courte, à eux deux les enfants démasquent les vilains braconneurs et le chat magique-prince disparaît pour aller adopter une autre petite fille dans le tome suivant.
La gamine trouve que la campagne finalement, c'est pas pire, d'autant que ses parents sont rentrés plus tôt d'Italie tant elle leur manquait.
Crédible, ça encore.


(C'est énorme, j'ai un peu l'impression de réécrire ma critique de cette été pour le challenge de lecture Harlequin).
Bref, vous l'avez compris, je suis sceptique devant ce genre de bouquin.

En tous cas, la mère Bentley a tout compris, je compte pas moins de 14 volumes des Chatons magiques, mais elle ne s'en tient pas là, puisqu'il existe aussi 4 tomes de "Les chiots magiques".
Un filon donc.

Quant à la donzelle de 7 ans, elle a donc adoré l'histoire. Tout simplement.
Me disant que "ce n'est pas un livre jetable" et que d'ailleurs, elle ne le jetterait jamais.

C'est assez drôle d'ailleurs, parce que moi, j'appelle ça des livres kleenex (mais je me garderais bien de le lui dire avant ses dix-huit ans, elle a le droit d'avoir une enfance heureuse, quand même).

En attendant, je vais glisser "Mathilda" et "Le petit Nicolas" près de son chevet...


mars 15, 2010

Trouver de l'élan, cultiver le regain



Quand les choses bloquent. Quand elles ne sont plus dans nos mains. Quand il faut trouver le courage, la patience, la volonté d'attendre.
Quand le sommeil nous attire, véritable chant des sirènes, avoir le réflexe de s'ébrouer, de respirer profondément et de se relever, pour faire.
Quand on se traîne, le corps lourd, d'un endroit à un autre, reprendre son souffle, accueillir le regain.Quand le ciel ardoise nous dit combien il est vain d'espérer le soleil, quand la pluie incessante nous rappelle que nous ne sommes pas tout puissant, avoir l'idée de se donner à rêver, chercher l'inspiration, vouloir, à nouveau, créer.

L'élan c'est l'enthousiasme. Et si on en voit pas a priori autour de soi, peut-être faut-il alors savoir le débusquer, le guetter... le faire surgir.

Mais créer de l'élan quand on manque d'énergie, d'objectif, de soif... c'est loin d'être évident.
Comment se réactive notre source intérieure ?
Par quel étrange mécanisme se déclenche-t-elle ?
Y a-t-il une méthode, une incantation, des prières pour faire (re)venir l'inspiration ?
Il y a bien des endroits inspirants, des chansons, des dessins, des photos, des livres, de poèmes, l'inspiration est partout.
D'où vient notre hermétisme ?
Pourquoi l'envie s'absente-t-elle parfois ?

Je me sens comme une cloche fêlée, qui sonne terne.
Vivement que je résonne à nouveau !




Cloche peut-être, mais cloche zen ^^