juin 19, 2007

Couchée !

Que le titre ne vous trompe pas, ceci n'a rien à voir avec mon message précédant.
Quoique.
J-60, hier, visite du 7e mois. La gentille docteure aux lunettes rouges me dit dans un sourire "Je crois que vous n'allez plus trop pouvoir sortir..."
Et la patiente lonesome neurone que je suis, après un petit temps :
"Vous voulez dire... sortir ? Dehors ?"
"Oui, sortir et prendre la voiture etc." poursuit le sourire.

Dire que je ne m'y attendais pas serait mentir. 35 contractions samedi, dont cinq au réveil sans même avoir eu le temps de poser un pied par terre, il aurait fallu que je sois un peu naïve de croire qu'elle allait me laisser continuer à courir les champs telle un garenne...

Donc bref, après un petit trou d'air, une décompression en quelque sorte, pendant laquelle j'embrasse d'un seul coup tout ce que je ne pourrai probablement pas faire avant l'arrivée du bébé, j'envisage tout ce que cette situation signifie de repos, de débranchage et d'irresponsabilité dont il faut parfois savoir profiter.

La seule chose c'est que je ne peux pas débrancher ma fille de 4 ans, qui elle a une forme d'enfer et commence à trouver le temps de "Maman a mal au ventre, elle ne peut pas faire grand chose" beaucoup trop long.

Je souhaite continuer à aller la chercher à l'école. Il reste deux semaines.

Bonne-Maman arrive la semaine prochaine. C'est bien. Elle va me permettre de souffler, à mon homme aussi. J'appréhende un peu quand même. Je n'imagine pas comment vont se passer les journées, moi allongée. On verra bien.

En revanche, j'ai une petite faveur à lui demander... Si elle ne nous demandait pas à chaque conversation téléphonique quel est le sexe du bébé, ce serait idéal.
On a probablement été trop honnètes en disant que nous le connaissions, et beaucoup de gens ne comprennent pas que nous ne souhaitons pas le dire. Ce n'est pas que nous jouons aux cachotiers, mais pour le moment nous ne sommes tout simplement pas prêts à le dire. Je suis peut-être une angoissée de la vie, mais je n'arrive pas à en parler comme si tout allait bien, presque comme s'il était déjà là.
Et puis souvent, une fois que vous avez donné le sexe, les gens poursuivent sur la lancée en demandant le prénom.
J'ai des amis qui ont ainsi changé leur fusil d'épaule, en réactions aux commentaires des uns et des autres sur le prénom envisagé pour l'enfant.
A mon sens, s'ils l'ont fait c'est qu'ils n'étaient peut-être pas si sûrs de ce prénom. Mais quoiqu'il en soit, et vu les réflexions que se permettent les gens (de la famille ou autre) quand l'enfant est né, je n'ose même pas imaginer ce qu'ils se seraient permis de dire avant la naissance !

Bref, me voici donc consignée dans mon lit.
Concrètement, je dois tenir jusqu'à la mi-juillet. Et il commence à faire quand même chaud, je crains que mon ordi fasse une combustion spontané. Ce serait moyen.

Mais, dans mon isolement, j'ai de la chance, figurez-vous ! France 3 rediffuse des épisodes de Magnum ! N'est-ce pas un signe ?

Extrait :
Higgins : "Magnum, qu'est-ce que vous avez fait ? Il y a un avion dans la piscine d'eau de mer de Monsieur Robin Masters."
Ah... le voir courir en short court sur la plage de Robin Masters... Cela ne m'aurait pas été donné si je n'avais pas été arrêtée. Ben oui, puisque mon congé pathologique ne commence que samedi. Moi qui souhaitait pas plus tard que la semaine dernière revoir des épisodes... Quel bol quand même !


13 commentaires:

  1. Perrine5:55 PM

    Je compatis !
    courage pour BM !

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  2. Je compatis aussi! c'est pas drôle tout ça et c'est vrai que pour l'aînée, ça doit être long... Et sinon, c'est un garçon ou une fille ? Et vous allez l'appeler comment ? :))))))))))))))))) oui, je sais, je ne fais rire que moi, désolée, oups!
    Quand j'étais enceinte de ma fille, ma belle-mère nous a dit pis que pendre sur le prénom qu'on avait choisi : je l'ai envoyée bouler et bizarrement, elle n'a rien dit pour mon fils! :))

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  3. > perrine : merci, moi aussi ! ;o)

    > fashion victim : Pour le moment c'est un ouistiti qui rebondit à loisir sur les paroies de mon utérus ;o)

    C'est dingue ça ! Comment se fait-il que les gens se sentent le droit de critiquer des prénoms ?! C'est tellement important, je ne conçois pas qu'on puisse en dire du mal. Même quand on en pense du mal... ;o)
    Comme si le fait qu'on partage avec eux ce choix leur donnait le droit. Comme si on les invitait à participer au choix. Alors que non, il est fait.
    Pour ma fille, j'ai quand même entendu une personne être carrément insultante. Elle avait trois semaines et incarnait toute l'innocence du monde, et sa remarque était d'un déplacé sans nom ! Moi, ça me rend violente ce genre de choses...

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  4. Tatatatata-dadadadadada-tata...

    (j'essayais de siffloter le générique par écrit pour te montrer mon soutien)

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  5. > thom : WAHOU ! tu le fais super bien !!!

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  6. Repose toi bien May et pas d'imprudence, même si je sais que rester coucher ça ne doit pas être drôle, ni facile tous les jours, en plus, tu as la chance d'avoir pour charmante compagnie le beau Magnum ! ;-)

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  7. hé hé ! En effet ! ;-)
    la citation de Magnum du jour "Il pisse comme vache qui pleut"
    J'adore !

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  8. Allez courage! et heureusment que Thomas (Magnum,hein!!) est là... avec sa charmante fossette!!!
    pour les prénoms, et le sexe du bébé, hje suis d'accord avec toi. C'est étonnant (et franchement énervant) ce que les gens se permettent de dire. les prénoms originaux passent souvent assez mal.. mais que leur importe le nom de NOTRE bébé???

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  9. Courage mais je sais qu'avec ton moustachu c'est déjà moin pire :o)))
    moi je serais toi je balancerais des prénoms bidon absolument délirant histoire de rigoler (mais bon je suis un peu cinglée ;o) )

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  10. > choupynette : je crois qu'ils essayent de s'approprier le bébé. Moi je me sens dépossédée quand on commence à devenir intrusif, comme toutes les mères, je pense. Cela dit, quand il s'agit de la famille, c'est aussi une façon, certes maladroite, d'intégrer l'enfant à la famille. (Sans désintégrer le moral des parents ce serait encore mieux, non ?) ;o)

    > lamousmé : on est deux cinglées alors, parce que pour le permier, je me souviens d'un diner de famille mémorable où nous avions déclaré vouloir appeler notre enfant "Adolphe".
    Ensuite on a déminé la situation en expliquant que c'était évidemment faux, et en les remerciant de bien vouloir nous faire confiance. a
    Ce qui m'avait le plus blessée, c'est que les gens les plus tolérants ne sont pas forcément ceux que l'on pense. Et ça peut faire mal.

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  11. tout à fait d'accord avec toi! Ne dis pas le prénom, je ne l'ai compris qu'au 4ème enfant! Une fois que l'enfant est là, les gens n'osent plus donner leur avis sur le choix du prénom.
    Repose-toi bien et sois patiente, je compatis, ça doit être long. Heu-reu-se-ment, Magnum est là (hhmmm quelle chance, moi j'dis.)

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  12. > coucou moune, te voici de retour, c'est bien.
    Les prénoms, je les garde jalousement, autant que le sexe.
    J'ai un grand besoin de couver, avant de révéler ;o)))
    Est-ce que tu as été amenée à changer ton fusil d'épaule en fonction de la réaction de certaines personnes vis-à-vis de tes choix de prénoms ?

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  13. Je réponds très en retard, mais je m'en veux de n'avoir plus suivi ton blog. (Mais j'étais si lasse à la fin de l'année scolaire...). Mais oui! Avec mes premières filles, j'ai changé les choix de prénom parce que par exemple, Louise, c'était "la méchante tante Louise"....ou bien autre exemple, qund je parlais de Camille , ma gand-mère me diait toujours que "ça fait garçon"...
    Bref, au quatrième enfant, j'ai enfin compris qu'il ne fallait rien dire. Quand l'enfant est né, les gens n'osent plus donner leur avis.

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