décembre 30, 2011

Cents choses au moins



Ding dong, c’est l’heure des bilans de fin d’année !
Que je le veuille ou non, les derniers jours de l’année m’imposent de tout poser à plat et éventuellement de prendre quelques mesures pour me simplifier la vie ou m’améliorer le quotidien. Et comme j’ai toujours du mal avec les fins, quelles qu’elles soient, voici cents choses (ou moins, peut-être, mais non exhaustif bien entendu) que j’ai aimées, pour la première fois ou pour toujours, cette année :

Le faire rire

Voir dans ses yeux tout ce qu’il n’a pas besoin de dire

Embrasser leur front tendre et chaud

Ses « Je te crouve belle comme ça, petite maman »




Retrouver ces amis, enfin, se demander comment on a pu s’éloigner autant, l’apéro sur la plage au coucher du soleil


Me remplir les yeux des BD de Bastien Vivès (et l’entendre parler de sa façon de travailler), dans Polina, et Dans mes yeux (ici chroniqué par Pénélope Bagieu)


Travailler à nouveau dans Paris





Découvrir New York, réaliser ce rêve d’y aller 




Y retrouver Brancusi, Manet et tous les autres 




Y vivre des moments uniques sous un pont

Accueillir tous ces nouveaux-nés de l’année, une fille, trois garçons, des jumeaux, tous plus beaux et attendus les uns que les autres

Avoir enfin quitté le monde de l’agence, ses exigences et ses clients

Faire enfin de l’édition

Retravailler en équipe, at last

Retourner à Bagatelle



Retourner sur mon île 


Avoir découvert l’écriture d’Anne-Marie Garat, si généreuse, avec Dans la main du diable, un roman populaire et historique, de 900 pages, le premier livre dont je trouve les descriptions délectables, peuplé de personnages vraiment bien pensés et de dialogues enlevés, dont l’intrigue ne m’a pas lâchée un instant


Le rythme et l’âme des guitares de Rodrigo y Gabriel


L’accord des voix et le brin de folie de Brigitte






Merci Trisha Brown pour cet instant suspendu






Et Galotta pour parler si bien du trio amoureux 


J’ai passé des moments passionnés à lire et accompagner une amie (de blog !) dans l’écriture de son roman, auquel je souhaite un grand et beau succès




Quelle histoire d’amour je vis avec les toiles d’Odilon Redon, dire que ses couleurs me touchent est une litote, je suis subjuguée par l’art de cet homme qui sur une toile met tant de profondeur

Le grand retour du sport dans ma vie, qui délie si bien le corps et l’esprit



Quand je regarde mes envies pour l’année 2011, je suis heureuse d’avoir largement répondu, du changement de job à la collection de bons bouquins, en passant par les voyages, how lucky I am.


Et pour 2012 ? J’ai noté la rétrospective Helmut Newton au Grand Palais, j’ai des envies de dessin, de peinture, d’écriture encore et toujours, de déco, de bricolage et de découvertes. J’irais bien en Islande ou en Norvège, à Londres ou à Barcelone. Pour cela, reste à trouver un équilibre viable avec le boulot. S'il n'y a que ça... Et à me laisser surprendre !


Je vous souhaite une très belle fin d'année 2011 et d'envisager 2012 avec autant de douceur, de beauté et d'amour qu'il est nécessaire. Amusez-vous. 




décembre 27, 2011

J'aime bien Noël, sa magie, sa paix et ses petits cadeaux

ça y est ! Le divin enfant est né, vous allez pouvoir vous poser, souffler, cesser de courir partout après le cadeau idéal et arrêter de manger à vous en faire péter la sous-ventrière. 

Plus de cauchemars dont vous sortez hagards, la sueur au front, frappés de l'évidence : vous n'avez pas fini d'acheter la dose de cadeaux réglementaires, glacés au réveil de constater que nous sommes déjà le 23 décembre et que vous n'y couperez pas, il faudra affronter la foule, ces corps échauffés, engoncés sous les couches de moumoute, luttant d'un même élan pour trouver le cadeau ultime, celui qui par définition n'existe pas, mais pris dans le tourbillon des chauffages déments, de la musique hurlante et du matraquage publicitaire et culturel entamé depuis deux mois, ça fait belle lurette que vous l'avez oublié, et vous ne pensez plus qu'à ce moment où vous pourrez rentrer chez vous, les bras endoloris d'avoir repoussé les attaques en règles, les mains cisaillées par les cordelettes des sacs, l'écharpe serrée façon corde de chanvre, la frange en bataille et les pieds que vous entendez hurler jusque sous votre bonnet.






Ah la messe de Noël, les fesses congelées dans une église bondée, le sermon toujours trop long, d'autant plus long qu'inaudible, masqué par une cascade de quintes de toux dont on se demande laquelle l'emportera sur les autres et avec elle son heureux propriétaire. 
Ah les retrouvailles familiales devant la cheminée, les apéritifs prolongés, les discussions politiques qui ont le bon goût de déraper au déjeuner du 24, vous permettant le soir, après la messe dont le froid conserve, de ne pas avaler de travers l'huître sur le saumon fumé sur le fondant choco. Une fois tout le monde réconcilié autour d'un petit blanc sec, une fois les estomacs pleins et les culs de bouteilles vides, normalement, vous allez vous coucher pour assumer du mieux possible le réveil matin imposé par le sapin. 
Dont vous vous demandez rétrospectivement s'il n'aurait pas mieux valu que le petit aille se coucher avec son baril de lego et la grande avec son monocycle, plutôt que de passer la journée du 25 au radar jusqu'à 15h ou Nounours fait un détour par le salon, où vous vous effondrez dans les canapés privés de la main divine qui jusqu'alors vous agitait telles les marionnettes du grand guignol de Noël. 
Vous vous réveillez dans le grand salon, le feu n'est pas mort mais il fait nuit, les cadeaux sont ouverts, Jésus est né, il ne vous reste plus qu'à reprendre votre souffle avant le réveillon et de vous tourner vers les vrais lendemains qui chantent

Je vous souhaite une bonne période d'entre fêtes !





décembre 08, 2011

Où le surfeur d'argent a des airs de cocotte sur un tapis roulant

Salut, c'est moi, la no-life de service qui a changé de boulot pour faire de la Presse et de l'Edition et qui depuis s'est muée en surfeur d'argent sur sa vie.
Un constat qui à trois mois de recul semble un peu logique, d'autant que ce n'est pas comme si j'avais un poste sans responsabilités, du coup vas-y, c'est open bar pour la self-pressurisation de la tête, en moins de deux semaines je ressemblais à une cocotte-marmite comme dit mon fils, et depuis, la soupape n'a pas chômé.



Des muscles d'acier, un regard impénétrable, c'est tout moi ^.

De quoi devenir cintrée (si toutefois je n'avais pas eu un plan de zenitude de secours en or, j'ai nommé... non, tiens, je ne vais pas nommer, j'ai décidé que je n'en parle plus, vous le valez bien, je cesse de vous bassiner, sachez juste que quand je pratique, j'ai l'esprit au ras du tatami et ça me fait un bien fou. Oups. J'en ai encore parlé.).

Une cocotte-marmite sur tatami, ça fait désordre. Du coup j'essaie de lever le pied pour trouver la pédale du frein, mais c'est que ce monde de la presse est fou fou fou, c'est tout simple : il ne s'arrête jamais.
Par voie de conséquence, c'est un peu comme embarquer sur un tapis roulant qui d'un seul coup s'emballe et se moque éperdument de savoir si vous voyagez en talons, en béquilles, sur la tête ou sur les fesses, il trace sa route et à vous de jouer.
On vit une époque formidable, mais j'aimerais parfois avoir le choix de prendre les escaliers.

Telle que vous me lisez donc, tous les matins en sortant du métro, j'adresse une prière à St Joseph qui siège face à mon bureau, pour que le rythme se calme un peu, que l'on cesse de me donner des dossiers quand ceux que j'ai déjà prennent autant de retard qu'un transilien du matin, ou que je parvienne enfin à dire "NON" (ou "non", d'ailleurs, ça suffirait peut-être), même si on me le demande avec le sourire.

D'où vient cette incapacité à dire "Non, vraiment, c'est gentil d'avoir pensé à moi, c'est vrai que je suis une fille formidable et que mon efficacité légendaire ne vous a pas échappé, mais ce dossier supplémentaire serait de la gourmandise, vraiment, n'insistez pas".
Ce n'est pourtant pas si compliqué, si ?
Et quand il s'agit de sauver sa santé mentale*, ça devrait sortir tout seul.

*D'aucunes diraient que je suis déjà perdue depuis belle lurette, mais je leur sais gré de me laisser à mes dernières illusions sur le sujet.

novembre 29, 2011

Je chante la vie, je danse la vie

Miss Zen s'accorde une pause merci pour Thanksgiving et je lui emboîte le pas, en cette fin de mois sombre, presque festif mais encore limité aux rhumes et à la fatigue.

D'autant plus que cet exercice ne me fera pas de mal et me fera compenser les 56 soupirs de la journée et les multiples râleries du quotidien (que celui qui prend le métro tous les jours sans râler me jette le premier son pass navigo, sans rire).

Merci pour tout ce qui fait ma vie aujourd'hui :

A deux pas, la respiration de mon bonhomme endormi traverse la pénombre jusqu'à moi.
Ses joues rebondies. Sa peau douce. Son regard de Chat potté.
Ses constructions en lego qui apparaissent sur ma table de nuit et me donnent l'impression d'être une  déesse (Et alors, quoi ?!?), du "train sur la tour" à "la grande gare centrale", en passant par "la piscine" et "le tracteur" fumée incluse...)
Son portrait de moi en trois traits ce soir (voir plus bas, j'assume)(mon fils Picasso)
Ses saillies "Haut les fesses, peau de lapin !" ou "Papa est amoureux d'une fée".
Oedipe power en mode on, ok, ok...



Mon fils Picasso... (vous avez vu l'effet rouge à lèvres ? flippant, non ?)


A trois pas, la grande greluche qui dévore Charlie et la chocolaterie et L'ascenseur de verre en deux sec., qui me donne tellement de raisons d'être fière d'elle, mais dont il me semble que je suis bien maladroite (incapable ?) pour le lui dire... Ses idées, son attention, sa tête dans les nuages, sa tendresse... Je répare ça dès l'aube.

Mon amour joli qui tient bon malgré les tempêtes que je lui fais traverser pour des pécadilles (ou pas, c'est affaire de prisme), qui est toujours à l'écoute et prêt à rire de mon humour (précieux, non ? ).

La jeune fille qui garde nos enfants formidables tous les soirs depuis quatre ans, sa fidélité, son calme (elle a deux de tension, c'est très impressionnant, à elle seule, elle fait une moyenne avec les enfants et nous), qu'il faut remplacer parce qu'elle va vivre sa vie ailleurs, je lui souhaite plein de trucs positifs et des enfants aussi sages que les miens. (Quoi ?!)

Mes amies, qui ne me détestent pas (encore) de ne pas répondre à leurs mails, et d'avoir disparu de la surface du globe depuis deux mois. Je les aime pourtant tellement.

Mon boulot : il est harassant, je suis encore paumée et je mute en Shiva, mais c'est le jour et la nuit en comparaison de mon ancien job. Aujourd'hui, on me pense capable et on me le dit. Si c'est pas beau, ça.

L'aïkido ! (Quoi ! En 7e position, quand même !) et les gens : tous heureux !
(Je pense qu'ils mettent des substances euphorisantes dans le tatami, cela expliquerait que plus ils sont expérimentés, plus ils tombent avec fracas et libèrent la drogue : ce sont les plus accrocs).

Les écrivains, Gaëlle, en premier lieu, Véronique Ovaldé, Anne-Marie Garat, Fred Vargas, qui me donnent cette furieuse envie d'écrire et de lire à tout instant ; je me jetterais sur n'importe quel bout de papier pour tenter à mon tour de faire naître autant de plaisir chez les autres, c'est un truc magique, c'est dévorant, captivant, hallucinatoire, j'en suis dingue.

L'écriture, plaisir dont je me prive trop souvent.

Les politiciens, qui savent comme personne nous distraire du contexte morose. Je plaisante, c'est simple: j'ai jeté la télévision et je n'allume plus la radio. (J'économise sur la crème antirides : vous avez remarqué l'effet des infos sur votre visage dans la salle de bain le matin ?)

La lumière dans les feuilles or des arbres qui éclaire n'importe quelle scène à la manière d'un Turner.

Et pour conclure, le lien de l'extrait d'Amstérimsque auquel fait référence le titre de ce billet, qui me fait toujours hurler de rire.






novembre 15, 2011

Choix et conscience...*

Je suis de ces personnes qui pensent que l'on a toujours le choix. 
C'est un choix, là aussi, de penser ainsi. 
C'est pour moi une façon de me rappeler que dans ce choix est ma liberté, aussi insatisfaisant soit le choix possible. 



Le truc génial, quand on est adulte... 
Choisir de ne pas choisir et avoir 6 ans en une seconde. 


Cela va faire deux mois que j'ai changé de boulot, et l'heure des bilans a sonnée (une formule emphatique pour dire que je me pose des questions, pour moi, l'heure des bilans sonne à toute heure du jour et de la nuit, j'adore ça, faire des bilans). 

Je me pose des questions parce que j'adore les personnes avec lesquelles je travaille, qu'elles me font hurler de rire, et que je mesure la chance qu'on a de si bien s'entendre après si peu de temps ;
Parce que je change d'activité et de mission sans arrêt depuis que je suis en poste, même si un semblant de cohérence apparaît comme un nuage de lait dans une tasse de thé, il me semble que même au terme de ma période d'essai, je ne serai toujours pas vraiment dans mes fonctions, et je me demande si alors cela me plaira ;
Parce que je ne sais pas exactement de quoi demain sera fait et que j'adore ça même si ça me bouscule un peu, je sais que c'est ça ou l'ennui et l'ennui me fait fuir ou hurler ; 
Parce que je n'ai plus le temps de voir ni d'appeler mes amis et que je trouve ça impossible ; 
Parce qu'on me fait confiance et que depuis le temps que j'attendais ça, je ne m'en suis pas encore remise ;
Parce que je n'ai pas le temps d'écrire et que c'était ça, mon dream job, même si je trouve que c'est vraiment difficile à avouer, légèrement immature, complètement utopique et invraisemblablement simple à la fois. 

Mais comme je considère, pour en revenir à l'idée de départ, que l'on a toujours le choix, j'avoue que je choisis de ne pas prendre le temps d'écrire, je le sais. Pour diverses raisons, bonnes ou mauvaises, peu importe, je fais ce choix, chaque jour, de ne pas prendre le temps d'écrire, et ce choix m'interpelle. 

Ce soir je fais le choix d'écrire ce billet et ça me fait un bien fou (je vous remettrais bien une petite couche sur l'aïkido, sur ce que ce sport m'apporte de bien-être, de spiritualité, de confiance en moi et de bonheur, le plaisir que j'ai à retrouver ces gens heureux, tout simplement). 
Ce soir je me demande si l'on est toujours obligé de choisir... Et si nos choix ont tous un prix à payer. 



*"Choix et conscience sont une seule et même chose."
Jean-Paul Sartre


octobre 18, 2011

Ceci n'est pas un blog mort

Voici quelque temps que je cherche par quel bout vous raconter, comment partager, et puis je me dis qu'en fait, vous vous en moquez éperdument, et que du reste, personne ne passe plus ici, puisque la dure loi des blogs veut que quiconque ne poste pas pendant plus de deux semaines d'affilée disparaisse du paysage blogosphérien.
Peu importe, ce n'est pas ça qui m'empêchera de vous raconter un peu ce que je vis depuis quelques semaines, et ce que j'ai vu de chouette.

Donc résumons, il y a un mois j'arrive chez un éditeur de presse et livres.
Je n'ai jamais fait que de la communication d'entreprise, mais mes études étaient plutôt à des fins d'édition que de communication, et l'occasion rêvée s'est présentée à moi alors que tout convergeait : la lassitude de ce monde de la communication d'entreprise, le sentiment d'avoir toute l'expérience qu'il faut et l'impossibilité de pouvoir évoluer dans ma boîte actuelle.
Associez à cela une indifférence complète de mes supérieurs à mon envie d'évoluer et zou, la porte est grande ouverte.

Voilà que je suis embauchée dans une boîte qui fait de la presse kiosque. Bonheur. Et des livres. Perfection. Des livres un peu techniques, mais des livres, vendus sur Amazon, distribués par un vrai distributeur, en somme, j'y suis.

J'apprends donc depuis quelques semaines à planifier des sorties six mois à l'avance, à imaginer des collections, à réaliser ces livres avec les auteurs et à les mettre en ligne sur les sites des librairies numériques.
Chouette.

(Petite pause visuelle pour imager comment je me sens en ce moment (sans les fils), et en lien avec la suite) Trisha Brown. Crédit van Meer. 



Si la charge de travail n'était pas ce qu'elle est, ce serait un poil plus confortable, mais ce serait un peu irréel aussi. Oui je me console en disant cela, chut. Il paraît que ça va passer.

Je ne vous refais pas de couplet sur les bienfaits du sport sur le stress, sur la parenthèse du tatami, non, je ne vous le refais pas.

Sinon j'ai lu pas mal ces derniers temps.

Un roman russe, de Carrère, avec le recul, se lit facilement, mais on se demande un peu quel est l'intérêt de ce genre de livre. Distraire. Ok, admettons. En revanche, on ne peut pas ôter à cet auteur son honnêteté; il ne cherche pas à donner une belle image de lui. Et sa facilité à retranscrire des dialogues en nous immergeant immédiatement dedans.

Du domaine des murmures, de Carole Martinez. J'avais littéralement adoré Le coeur cousu, ce livre aussi est très bon, et porte sa part de magie, c'est décidément une de  mes auteurs préférées. L'histoire d'Esclarmonde qui décide de se faire emmurer pour prier Dieu plutôt que d'épouser un homme qu'elle n'aime pas. Un véritable affirmation de sa liberté par le biais de la religion, qui bien évidemment ne peut pas se résumer aussi simplement et j'enrage de ne pas avoir plus de temps pour vous faire une vraie belle critique. Imaginez, en outre, lire les aventures d'une recluse dans le métro, c'est assez dépaysant.

Les trois lumières, de Claire Keegan, un court roman d'une auteur irlandaise plutôt habituée à faire de la nouvelle. Une nouvelle longue, donc, touchante, qui raconte le séjour d'une jeune enfant chez sa tante, les incompréhensions et les sentiments exacerbés y sont touchants, comme je les aime.

Sinon je suis allée voir Patrice Thibaud à Chaillot, dans son nouveau spectacle Jungles. C'est touchant, plus touchant que drôle, parfois un peu trop cynique à mon goût (j'avoue que les chauds et froids se succèdent un peu trop rapidement). Mais cet homme est doué dans sa catégorie, je l'adorais quand il officiait sur Canal +.

Chaillot toujours, pour le spectacle de Trisha Brown, avec un joli duo filaire, quelques danseurs décevants, de la musique baroque comme j'aime et une seconde partie, qui est une création, assez réussie.

Le film ? Un monstre à Paris, Paris 1910, la Seine déborde, et Paris se débrouille, mais un monstre surgit sur ces entrefaites et sème une petite panique. Lucille, la jolie chanteuse de cabaret le recueille, je ne vous en dit pas plus, ça évoque un peu Le fantôme de l'opéra. C'est sympatique, on ne s'ennuie pas, c'est truffé de références et les chansons de M interprétées par M et Vanessa Paradis sont charmantes.

That's all pour cette fois, je vais essayer de revenir plus régulièrement, et de ne pas céder à la tentation du "Bref. J'ai changé de job."




septembre 28, 2011

Et si nous n’étions rien sans le sport ?


Assez parlé boulot, parlons sport. 

Bientôt un mois que j’ai repris.
Pas juste un étirement ou deux par-ci par-là, non, je suis retournée à mes cours d’aïkido, rappelez-vous, l’année dernière, après deux séances enchanteresses, j’avais eu la malchance de me casser le pied. Rideau sur le tatami pendant un an.

De retour cette année, je suis vraiment heureuse de voir que l’appel de cet art martial dont j'ignorais à peu près tout sauf l'existence avant septembre 2010 demeure inchangé, que les séances me laissent toujours détendue, étirée, remontée, et que l’ensemble de ma semaine en est rythmé. Deux séances, voir trois si un stage est proposé le we.

Comme ça fait des années que je ne faisais plus de sport régulièrement, je redécouvre le rapport du corps au mouvement.
Évident.
Comment la respiration évolue, comment le corps se réorganise, et surtout, comment l’esprit se vide à suivre le mouvement des muscles.




Et que dire du flegme... non ?
J'adore. 

C’est véritablement scotchant de constater que le « mens sana in corpore sano » est LE truc à savoir quand on ne sait plus comment gérer son stress, évidemment, mais aussi sa fatigue.

Je vais vous la faire, moi, l’apologie du sport, et je sais qu’elle est partagée, ma copine l’autre jour disait exactement la même chose :
- avant je m’arrachais du lit le matin, c’était une douleur, maintenant je me lève sans difficultés et j’ai une forme d’enfer.
- avant je stressais et je n’arrivais plus à contenir mes angoisses. Maintenant elles trouvent une place, je crois que je les évacue un peu mieux.
- avant j’avais le temps de me retourner les sang, maintenant j’ai le temps de m’échauffer, de me lancer, et de me laver du rythme quotidien qui use.
Je ressors de mes séances de sport en étant bien dans mon corps, mais sans même y penser.
Bluffant.
Bien sûr, je me demande parfois si je vais tenir le rythme ; mais je laisse venir.
Depuis aussi, je saoûle tout le monde avec l’aïkido, mais ça va passer !!!


Article non sponsorisé (!)


Et non, je n'ai pas choisi l'aïkido pour la tenue. (Pas que.)





septembre 24, 2011

Premières impressions d'une rédaction

ça cours, ça roule, ça vole...
dans une quiétude générale loin d'être représentative de la somme de travail à accomplir
les vagues de panique montent, retombent silencieusement en moi
le niveau de la mer reste haut
Imaginez un grand open space avec des tables en longueur alignant 5 ou 6 postes de chaque côté, séparées par des étagères pleines de magazines et de bouquins.
Je viens d'un tout autre univers, et je suis surprise d'observer la capacité des gens à travailler autant, aussi intensément, comme si c'était leur rythme naturel
ce que je ne crois pas une seconde


Elena Kalis - Alice in Waterland

Et dans une ambiance somme toutes harmonieuse (cela dit, il paraîtrait qu'il y a eu un creux d'activité au milieu de la semaine - je n'ai personnellement pas vu de différence)
Je me dis que je vais peut-être me fondre, moi aussi, dans ce mouvement d'ensemble,
mais pour dire vrai, je ne suis pas certaine du résultat...
Du moins, je ne suis pas certaine de mon efficacité dans les semaines qui viennent.
mais tout ceci est dans l'ordre des choses.
Ou alors, c'est qu'ils ont un secret, que je vais donc m'occuper de percer dans les semaines qui viennent.
Pour le moment je fais, en essayant de ne pas trop serrer les dents, mon travers (ok, un de mes travers) quand je stresse.
Mes colocataires de rédaction étaient surprises de m'entendre râler au bout de quelques jours...
J'étais moi-même étonnée de n'avoir pas râlé plus tôt : c'est bon signe !
J'ai fini la semaine sur les genoux, un peu hagarde mais ravie : ce que je sens là est pour me plaire.
J'espère que je vais tenir le choc et parvenir à garder un peu de temps pour moi, pour écrire, pour faire du sport.
Je vous ai dit que j'ai repris le sport ?






septembre 18, 2011

Nous disions donc, tu commences demain ?

Il se pourrait que demain je commence mon nouveau job et que cela provoque quelque appréhension en moi.
Ou bien il se pourrait que je ne réalise toujours pas que j'ai quitté mon job précédent. Après avoir dépensé le PIB de la Guinée en cierges à Sainte Rita, le croyez-vous, ce jour est enfin arrivé.
Pas de pot de départ, "ces gens n'ont décidément aucune éducation", comme dirait ma copine Scarlett, quelques cadeaux cependant de la part des plus proches, les seuls que je regretterai.
Quelques hypocrisies pour la route, histoire que je ne regrette pas : la personne qui te dit "J'ai adoré bosser avec toi, mais ça, tu le savais déjà."Je ne vois pas comment j'aurais pu le savoir (dans la catégorie aigrie, elle a son chamois de platine et le fait savoir à qui veut bien l'entendre et aux autres aussi).
J'ai réussi à esquiver le commercial qui ferait passer Jean-Claude pour un bobo.
Une page est tournée.
Le lendemain, en passant devant la gare, je me rappelais l'air béat que j'arborais le premier jour en descendant du train dans cette ville de banlieue que je trouvais délicieusement provinciale, et si accueillante avec son saxophoniste.
Maintenant j'ai juste envie d'étouffer ce saxophoniste qui joue comme un manche, tous les matins, midis et soirs et de me tirer de cette fichue banlieue.
Tout est affaire de point de vue, je vous disais.
Là je ne sais pas bien ce que je vais occuper comme poste, je ne connais personne, et c'est assez loin, mais au coeur de Paris. Je ne suis ni très contente ni très angoissée, j'y vais, et puis je verrai.
Et je vous dirai.

septembre 08, 2011

Ecoute ta mère !

"Mais qu'est-ce que tu lui reproches, à ce boulot ?"

Si j'écoutais ma mère, je n'aurais jamais changé de travail. Mais jamais comme "jamais de la vie", never of all the time. Peu importe qu'en trois ans et demi ils aient vraiment apprécié la qualité de mon travail et la fidélisation clients, mais pas au point de m'augmenter /de me faire évoluer / de me laisser suivre des formations / de me laisser prendre des jours enfants malades sereinement /de nous donner des RTT / de me valider mes congés moins de 20 jours avant / de me payer tous les 30 du mois / de me payer la totalité de mon salaire en une seule fois...
C'est vrai ça, qu'est-ce que je reproche à ce boulot, au fait ?



Photo: La Presse Canadienne /Jonathan Hayward


"Tu as quand même été bien contente de le trouver, ce boulot !"

Si j'écoutais ma mère, il faudrait que je révère mon parton. Je crois qu'elle voit en lui une figure messianique moderne, qui serait opportunément venue me sauver de l'infâme caniveau du chômage (oui, j'étais en poste, mais le chômage est un spectre omniprésent).



"Il aurait pu te garder jusqu'au bout".

Si j'écoutais ma mère, il faudrait que je remercie mon patron de ne pas m'imposer la totalité de mon préavis. Je me suis quand même pris trois mois, dont un de congés, et un autre à regarder pousser les toiles d'araignées sur mon téléphone, mois d'août oblige. Déficit de motivation faisant, lié probablement à une divergence d'intérêts, on peut dire que ces derniers temps, ma productivité n'est pas optimale.


En même temps, si j'écoutais ma mère, je serais contente d'avoir un boulot proche de chez moi, pas complètement inintéressant, montrant parfois quelques défauts mais dont je m'accommoderais parce que je serais sage.


Mais je crois que je préfère être sage après mes quarante ans.

En même temps, après mes quarante ans, je ne suis pas sûre d'avoir envie d'écouter ma mère...



septembre 02, 2011

J'attends

J'attends.
J'attends mais je ne subis pas.
Je profite de ce temps entre parenthèses, de cette détente en pleine rentrée, de cet "avant le prochain".
J'attends, je pèse le pour et le contre, je me dis qu'il faudrait ranger et jette deux trois babioles.
Finalement, il me semble que je ne rangerai pas plus, après ce grand tri qui m'avait emportée en juin alors que je passais tous ces entretiens de recrutement.
Aujourd'hui je ne range plus, je suis juste là, j'attends qu'on me donne l'autorisation de partir. Mais on ne me dit rien, on ne me répond pas, on me laisse dans mon coin, on me demande parfois un coup de main ici ou là.
Vais-je devoir menacer pour qu'on consente à me relâcher ?
Je crois que je pourrais presque partir, qui s'en apercevrait ?
Tout ici me semble si irréel.


Je crois que parfois je me sens aussi isolée que lui, derrière ma cloison (mais nous ne partageons pas le même horizon ;o))
photo issue du tumblr workspaces



Ici les gens viennent le matin travailler et rangent dans un coin leur désir d'ailleurs, leur soif jamais étanchée de reconnaissance pour leur implication, leur besoin d'évolution qui n'est pas entendu, toutes ces choses qui pourraient faire de cet endroit une agence vraiment sympa et vivante.
Ici plus personne ne tient la barre depuis un moment, tout le monde fait son boulot, en contact minimum avec les autres, qui, eux aussi, ne songent plus qu'à partir.
C'est quand même fou de voir tous ces gens dépités, lassés, aigris même.
Je sais ce que je laisse derrière moi : des clients agréables et qui me font confiance, un employeur bourru mais pas méchant, un manager perdu qui voudrait être chef de tout mais responsable de rien.
J'ai eu plaisir à travailler ici, je me suis fait de vraies amies, mais je ne voulais plus travailler comme cela, seule derrière ma cloison, sans savoir pourquoi ni comment.
Ma cloison, justement, je l'ai couverte de ces photos issues d'un calendrier. un jour une photo. Une version plus glamour que les petits bâtons sur les murs ?...
J'en ai aussi pas mal souffert, de cette désorganisation qui ne sert personne, même pas ceux qui la cultivent pour garder la main et faire faire selon leurs envies.

Peut-être que là-bas aussi je serai seule.
Mais j'espère pouvoir travailler avec des personnes qui peut-être me feront confiance pour une autre raison que le simple fait que cela leur rend service.
Je suis aussi partie pour apprendre autre chose. Sortir de la communication d'entreprise.
Peut-être retrouver un peu de considération pour les personnes pour lesquelles je travaille.
Je suis partie mais je suis encore là.
J'attends.


août 24, 2011

Une bonne reprise

C'est quoi, une bonne reprise ?!


On ne parle pas de reprisage ici, couturières hors sujet. Quoique. De là à dire que la reprise consiste à ravauder son vieux quotidien de fils de couleurs mer, soleil et plage, il n'y a qu'un point (de croix ?).





Une bonne reprise, c'est une reprise avec des projets dedans, à long, moyen et court terme. Dans le même esprit que ce que je disais précédemment "Toujours avoir dans le viseur sa prochaine destination quand on rentre de vacances", ça permet de ne pas se retourner dans la reprise comme dans des draps qui grattent.
C'est donc le we à la mer improvisé ou presque, pour lequel on cale un we en septembre à l'avance. Septembre, c'est comme juin et décembre, ça se remplit plus vite qu'une salle de ciné quand il pleut en juillet.
C'est une semaine de vacances chez des copains qui viennent de prendre un poste à l'étranger. Un stage de trapèze d'une semaine parce qu'on en rêve depuis toute petite. Une pause dans le désert parce qu'on en rêve depuis toute ado. Un we sans cris d'enfants (de chat, de voisins, ce qui vous pompe les nerfs). Bref, vous avez saisi le concept.

C'est aussi une reprise dans un quotidien un peu plus souriant. Soit qu'on décide de se mettre à cuisiner des plats simples mais sains, riches en produits frais, soit que l'on change des choses dans son intérieur qui ont fini par nous lasser ou qui nous déplaisent depuis longtemps mais qu'on ne voyait plus. Exit les petits bordels dans les coins, le tableau posé là par manque de temps sera finalement accroché où on le voyait spontanément.

En ce moment j'ai envie d'air, donc j'ai décidé de balancer les choses qui envahissent mon intérieur et me polluent (au rang number one restent inégalées les paloseries de cadeaux pour les enfants issues de chez Mac Cradal, comme on l'appelle dans mon agence)(un coup à renoncer à la junk food, cf. le paragraphe précédant, on a dit des repas sains et aux aliments frais, nom de nom !!! Jean-Pierre C. est mon gourou). En plus, je ne sais pas vous, mais moi, je déteste ranger... Donc je jette de temps en temps et m'efforce d'éviter de reremplir trop vite. Vieux pieu (il en faut, de temps en temps).

Ensuite qui dit faire sourire son intérieur dit aussi faire sourire son corps.
Recette ancestrale sans faille : faire l'amour.
Recette ancestrale sans faille : faire du sport.
Qu'attend-on pour inventer la future recette ancestrale du sport en faisant l'amour (qui soit vraiment efficace, je vous entends vous récrier, les dévoyés des salles de sport, faire l'amour ne permet de perdre que quelques calories et ne muscle pas encore aussi bien qu'une bonne vieille séance d'abdos).
On choisit un sport qui défoule ou qui étire, qui détend ou qui inspire, à vous de voir en fonction de votre caractère. Je m'oriente vers le yoga ou l'aïkido, plutôt du souple avec du souffle, donc.

Avec tout ça qu'est-ce que je vous mets ?
Un peu de Koultour : une expo par mois, un abonnement aux Newsletter de Télérama, Beaux Arts ou Photos pour être au courant, une carte de ciné ou un compte VOD, quoique les médiathèques puissent proposer pas mal de classiques qui déboîtent.

Un peu de solitude : un matin de temps en temps on prend le temps de se faire une terrasse avec la presse ou avec le podcast de l'émission qu'on adore mais qui passe le samedi entre 16 heures et 18 heures, improbable. Ou un tour sur la place carrée du Louvre un soir de semaine en sortant du boulot, pour le plaisir des yeux.
Un moment de rien, juste histoire de.

Une bonne reprise, c'est pour moi une reprise pleine d'idées, quand on voudrait avoir un petit carnet greffé sous la main à toute heure de la journée et noter, noter, les titres de bouquins, de films, d'albums qu'on voudrait découvrir.

Et puis au boulot, puisque c'est généralement là qu'on a le plus de mal à revenir, pourquoi ne pas essayer de voir les gens autrement ? Un petit effort... Sinon, on les évite, carrément ! (Où ça, des scrupules ?) En plus les parties de cache-cache dans les couloirs, rien de tel pour se dégourdir les jambes et les idées.


Bon, comme j'ai carrément démissionné avant de partir en vacances, ce qui a l'avantage de limiter les frais de la reprise pour l'ouvrir sur du nouveau très très frais. Certes, j'ignore encore la date de mon départ, qui devrait cependant survenir sous trois semaines, et le poste exact que j'occuperai là-bas. C'est l'aventoure.... pour la reprise, quoi de mieux ?



août 18, 2011

Ouh - lala ! (bis)

Les retours de vacances, c'est un peu comme une bonne cuite, la veille on est grisé et on se sent le maître du monde et puis au réveil on a mal au crâne, le tif en berne et la paupière bouffie.
Cette année, au bout de mes deux semaines de Bretagne, je me suis retrouvée sur le bateau du retour avec la curieuse impression d'avoir été mise à la porte.

Tout en connaissant la date de notre retour, il persistait ce sentiment d'avoir plané haut, très haut au-dessus des vacances et de n'avoir décidé de rien.
Peut-être que je ne me suis pas ennuyée, tout simplement. Peut-être que j'avais un besoin tel de repos et de vide que tout s'est passé sans que je m'en rende compte.
Peut-être que j'ai besoin de voir du neuf, aussi. Surtout.




Ma prochaine destination de rêve. "Ne jamais rentrer de vacances sans avoir les suivantes dans la ligne de mire".



Mais c'était très bien néanmoins. J'ai encore joué les Jenna de Rosnay 2011, abusé des galettes et du cidre, sauté dans les rouleaux comme une môme et dormi comme un bébé, c'était un peu les étranges vacances de Benjamin Button, mon histoire.

J'ai lu, un peu* aussi, rien de mémorable (et pas grand chose des bouquins emportés) sauf Vango, de l'inégalable Timothée de Fombelle (encore un comme ça et je lui voue un culte), très bon si vous êtes amateurs de roman d'aventures pour ados. C'est un peu l'idée que je me fais des romans de Jules Verne (dans un style poétique et l'humour en plus).

Sinon j'ai failli présenter un programme électoral pour interdire les crocs (sur les mouflets passe encore, mais sur des adultes, pitié !), les pantacourts en matière synthétique et pris conscience que je vire facho du style. Surtout celui des autres. C'est moche.


*Note à moi-même pour mes prochaines vacances : ne plus jamais partir avec un livre glauque à lire définitivement en hiver et uniquement en cas de manque de courage pour la pendaison.




juillet 23, 2011

à la prochaine !


Faut qu'je blogue, faut qu'je blogue sinon les quelques fidèles lecteurs qui viennent ici vont passer les trois prochaines semaines dans un état de déception au-delà du supportable, et avec le temps qui règne en ce moment, j'ai peur d'avoir quelques âmes sur la conscience ;o)


Alors en ce moment j'adore ça :



J'ai lu et aimé le Loving Franck de Nancy Horan, J'essaie de poursuivre la lecture de Purge, de Sofi Oksanen, mais je suis de plus en plus convaincue que j'aurais dû le lire à l'automne, quand il est sorti et que tout était aussi noir dehors que dans ce livre. Reste à voir si j'irai au bout pour savoir si. Car il y a prix Fémina. Et que pour moi, qui dit prix dit "un truc d'exception" (et je n'écris pas "exceptionnel" à dessein.)

J'ai hâte de lire encore l'avancée de Miss Zen sur sa route de la zénitude et de l'allégement, que je la remercie de partager avec nous. Parce que ça a l'air simple de s'alléger, et puis non, en fait. Et quand on a compris ça, si on n'y arrive pas, c'est encore pire. Alors qu'avec elle, tout a l'air si simple que c'est un bonheur.


J'ai adoré suivre les posts de Deconstructing Tonino, qui était à NY en même temps que nous mais qui semble y être restée plus longtemps, la veinarde. Et oui, ça me manque, j'ai réalisé ça l'autre jour dans le train en contemplant La Défense, quand la nostalgie a

déboulé en moi sans prévenir. C'est assez indéfinissable et compliqué d'expliquer pourquoi NY plaît tant. C'est cette atmosphère, il semble que tout soit si magique, grandiose, différent, là-bas. Mais à quel point est-ce lié à notre perception ou au lieu, je ne saurais le dire.


J'ai hâte de lire encore Gaëlle et ses nouveaux chapitres, et je sais qu'il faudra que je patiente, mais pas trop, pleeeease !!!



Je suis accroc au blog de Pensées de ronde, parce qu'elle est vive et pertinente.


Et j'ai hâte de savoir POURQUOI PENELOPE EST DANS CET ÉTAT !!!!


Maintenant j'embarque demain pour mon île, pour mon Ouest, mon Nord à moi, et je vais laisser tout cela de côté pour faire une vraie belle et grosse pause, très méritée, qui sera pleine de lectures (un Gaudé, un Alice Ferney, un Fred Vargas, un Fombelle, et d'autres, mais je ne sais pas encore lesquels).

Je vais oublier un peu que je suis en préavis et que je rentrerai pour repartir et essayer de me concentrer sur mon sel: mon mari, mes enfants, ma mer, ma planche (pas à repasser, non, ça va pas bien, hein !)

Je vous souhaite de très belles vacances (pas trop arrosées) (pourquoi ai-je toujours l'impression que le ciel s'est vidé, et pourquoi dois-je toujours surmonter cette déception le matin et durant toute la journée ?)

Un bisou spécial à mes trois femmes enceintes, portez-vous bien ; à ma wineuse qui s'ignorerait presque (sauf qu'autant de chance aussi vite, ça ne tombe pas de nulle part), à ma musa qui devrait musarder un peu plus, histoire de voir ce que ça donne pour une fois ; à H., que j'aimerais voir plus souvent parce que j'aime son regard sur la vie ;
à Bella, que j'espère bien retrouver de l'autre côté de la mer, et à tous ceux qui me font le grand plaisir de venir me lire régulièrement ou de temps en temps.

PASSEZ DE TRÈS BONNES VACANCES ET A TRÈS VITE !!!!

(enfin, pas trop vite non plus, on s'entend)




juillet 03, 2011

A l'ouest, donc

First step in America
Manhattan

J'espère que vous n'êtes pas à un cliché près...

Est-ce que la ville m'a scotchée ? Carrément.
Aérée, gigantesque, vivante mais pas énervée comme peut l'être Paris, pas polluée, pas bruyante. Enfin pas partout. Il y a de vrais et de nombreux îlots de calme (là où les touristes sont moins nombreux, en fait).







Est-ce que les New-Yorkais sont aimables ? Absolument. Absolument... Pas le temps de chercher son chemin plus de 32 secondes sur un plan que l'on a déjà proposé de vous aider. Autant vous dire qu'avec mon caractère, au bout de trois jours ça donnait "Ok, mais tu peux me lâcher le mollet avec ta gentillesse et ta bienveillance ? Si je veux boire du coca au lieu de boire de l'eau, c'est mon droit. Non mais oh, de quoi je me mêle." (Je sais...)


Surprenantes ? Les affiches d'appel à la délation. Partout. Sur les arrêts de bus, sur les chantiers. Une des façons d'assainir la ville dont la criminalité faisait dresser les cheveux sur la tête dans les années 80 ?




Rentrée à Paris, je retrouve la chaleur (37 degrés donc) et regrette la climatisation présente partout alors que mon bureau encaisse mollement l'escalade des degrés en devenant un palais des courants d'air brûlants; l'amabilité des parisiens qui en ce début d'été sont sacrément aigris (ils ont chaud, faut dire) (cf. Le Printemps pendant les soldes, véritable repère de harpies névrosées et dépitées, j'ai crue être dans un film). (Note pour plus tard, ne pas mettre les pieds dans un grand magasin en période de soldes). (Sauf qu'au vu des dits soldes, il n'est pas question que je paye plus jamais de vie une fringue plein pot, on se moque de nous !!!)




Qui m'avait dit que China town n'avait rien à voir avec l'idée que l'on s'en faisait ? Quelqu'un qui ne s'en faisait manifestement pas du tout la même idée que moi (qui pensais que c'était beaucoup moins grand... surtout quand on veut en sortir !)


Le Flat Iron Building, que je trouve tout mimi.

Difficile, même une semaine après, de dire vraiment ce que je retiens de New York. Sinon que j'avais bien raison de vouloir y aller et que comme ça faisait des années, j'ai un peu réalisé un genre de rêve. Genre la fille qui réalise ses rêves, quoi.


Vue de la terrasse du Met.






Downtown vu de l'Empire. La taille de la statue de la liberté, non mais vraiment. Huge deception (en même temps, c'est un des rares trucs qui soit à une dimension presque humaine, c'est pour ça aussi...).



The famous FIFHT AVENUE du haut de l'empire, tout petits yellow cabs en bas et Central Park au fond à gauche.


Wall Street de Brooklyn eights. ça a presque l'air menaçant, d'un seul coup, non ?




Des fois, on a ce sentiment très simple qu'il suffirait d'être propriétaire d'un vélo bleu (et de la maison qui est derrière) pour être heureux.
A quoi tient le bonheur, je vous le demande vraiment !





Les villages sont l'endroit où nous nous sommes sentis vraiment à l'aise et moins débarqués du vieux continent. A part notre quartier où nous avions nos habitudes, évidemment. Et ça, j'avoue que rentrer dans son appart le soir, passer à la petite supérette et acheter des mangues fraîches à la petite marchande du coin de la rue qui nous a repérés et adoptés, dans une ville de cette taille-là, c'est sympa.




"Le Gugg" comme j'aime appeler familièrement ce musée, signé Franck Lloyd Wright dont je lisais une bio romancée sur place. Une façon de voir des choses à travers les années que je trouve assez intéressante.
L'expo temporaire du moment était dédiée à l'artiste coréen Lee Urfan, dont les toiles méritent bien d'être exposées en ce lieu puisque vous pouvez les voir de loin, grâce à l'organisation en spirale du musée.



Le Dakota building, puisque j'aime tant les Beatles.
La lecture de Lennon, de David Foenkinos juste avant de partir m'a aussi un peu rapprochée de là, l'air de rien.





Les cupcakes de chez Alice's Tea Cup (102 W 73rd St. / Columbus Ave.), délicieuse petite boutique où les fillettes viennent prendre un goûter et formuler leurs voeux et sous une ondée de paillettes.


Voilà. J'ai encore la tête qui tourne de tout ce que nous avons vu, senti, aimé de cette ville, de ces gens dont l'esprit autrement plus positif que nous (oui, nous sommes aigris, c'est moche, mais la faute à qui ?).
J'ignore si j'y retournerai, le monde est grand et j'aime voyager pour sortir de ce que je connais, pour être surprise.
C'est une ville que l'on a envie d'adopter, et même si je ne l'ai vue qu'en vacances, j'aimerais y vivre, c'est certain.

Je suis de retour, encore décalée, un peu décalquée.
J'ai démissionné deux heures avant d'être en vacances, pour un nouveau boulot qui devrait enfin me permettre d'apprendre des choses et qui, avec un peu de chance, se déroulera dans une atmosphère plus saine et plus gaie que celle de mon agence actuelle.

J'ai l'impression d'être une surfeuse à Hawaï, dans un tube qui n'a pas encore de fin... C'est où la plage ?




juin 10, 2011

L'ouest et moi, une grande histoire d'amour


Vous saviez, vous, qu'un cata tient un angle de 45 degré ?
Qu'à l'ascension, on peut se baigner sans claquer des dents jusqu'à 21 heures en Bretagne ?
Et que le petit blanc est encore meilleur en sortant de l'eau ?
Que mimer les danseuses de burlesque est une bonne façon de rire à en boire la tasse et de périr noyé et que le soleil se couche plus tard à Port Navalo qu'à Sarzeau ? (ça, c'est du domaine des base de l'astronomie, les amis).

Si j'omets les quinze heures de voiture pour atteindre et rentrer de la terre promise, je peux raisonnablement déclarer que ce we entre amis était l'un des plus réjouissants et un amuse-gueule d'enfer pour préfigurer les vacances.

Vacances qui sont pour demain puisque bientôt nous décollons pour la nouvelle York dans quelques jours. Je ne réalise pas.

De toutes façons, en ce moment, je suis à l'ouest comme jamais (les couchers de soleil y sont tellement beau), autant y aller à fond...



mai 23, 2011

Everybody has a DJ


"C'est quoi ton dream job ?" m'a-t-on demandé récemment et sérieusement.

(Sauf que moi j'ai pouffé, j'ai cru que c'était une joke, le coup du dream job, parce que bon, ça fait quelque jours que je sais qu'il y a un homme dans Casimir (sauf que peut-être, c'est une femme), donc moi quand on me demande "C'est quoi ton dream job ?", c'est un peu comme si on me demandait ce que je voudrai faire quand je serai grande. Dans trois ans. Deux ans et demi et un mois et dix jours, pour être exacte.)

Comme je ne peux pas souffler bruyamment pour signifier au drôle que sa question me désempare, je souris et je répète d'un air profond "mon dream job..." en levant les yeux au ciel et en plissant les paupières, pour voir si le plafond m'offrirait une révélation - on ne se tourne jamais assez vers les plafonds -, en espérant que ça me donne l'air rêveur de la fille qui a tellement de dream job qu'elle ne sait plus lequel choisir tant elle déborde d'envies et d'imagination.

C'est embarrassant ce genre de question. ça m'a rappelé ce dîner où l'ami de mon mari m'a demandé "Et alors ? Tu es heureuse dans la vie ?".
Je lui demande, moi, s'il a trouvé le sens de la sienne ? Peut-on se contenter de parler du contenu de nos assiettes, comme tout bon français à table, plutôt que d'aborder les questions existentielles dès l'apéro (qui, soit dit en passant, devait plutôt lui tenir lieu de digeo).

En plus, c'est pas comme si je venais demander du boulot, hein, le gars me demande cash "C'est quoi ton dream job ," un peu comme si son job à lui, dans la vie, c'était père Noël (alors que bon, si ça se trouve, c'est une femme, lui aussi) (le père Noël, je veux dire).



Vous me voyez expliquer à cet homme, employeur potentiel, que le job de mes rêves c'est de rêver et de raconter des histoires ?!
Que là je suis tellement fatiguée, que le job de mes rêves, c'est gardien de phare ?!
Que dans la vraie vie, moi, je suis une sirène ?!
(On a le droit de rêver ou pas alors ? Non, faudrait se décider, à un moment, quand même).

J'aurais dû lui répondre. J'aurais pu lui dire la presque vérité, un dream job que j'ai presque envie de faire, comme os à ronger, quoi.
Dessinateur judiciaire. Croquer les personnes en salle d'audience, en deux coups de crayon, en trois coups de pinceaux. En plus je suis certaine que ça pourrait m'être utile pour mon dream job.

Parce que oui, j'en ai un, de dream job, mais comme son nom l'indique, c'est un dream.
C'est aussi un job. Mais c'est plus un dream pour le commun des mortels et un job pour quelques élus. Et personne ne peut me l'offrir comme ça sur un plateau. Et je n'ai aucune envie de passer pour la fille qui rêve puisque, comme je disais donc, je suis redescendue du village dans les nuages il y a quelques mois, je suis donc parfaitement consciente du fait que ça n'arrivera pas. Même pas sur un malentendu.
Et non, mon dream job n'est pas d'habiter dans Casimir pour passer mes journées à bâfrer et à pioncer. Quoique.
Non, définitivement, moi, mon dream job, c'est sirène.