février 20, 2007

Le mois de janvier

Au mois de janvier, j'ai eu un temps fou. Ce n'est pas si fréquent.
Je n'avais pas la possibilité de faire certaines choses comme :
- du sport
- surfer, donc bloguer
- voyager
- m'agiter en général.
Conclusion, me voilà astreinte à me reposer, dans lit, tant qu'à faire, et face à ma bibliothèque, fraîchement déménagée et rangée par un homme tendre et parfois (trop rarement cependant) ordonné.
Je suis donc tombée dans certains livres. D'autres me sont tombés des mains.

Petit résumé :

La rose pourpre et le lys. Michel Faber



Deux volumes recommandés par mon amis Gaëlle, en qui j'ai une confiance aveugle (C'est içi). J'avais acheté le tome 1 (je suis comme ça, j'achète toujours "à moitié. Et je le regrette souvent. Je pense que j'aime être un peu frustrée ;-)
Hé bien c'est sans aucune surprise que je suis tombée dedans, renouant avec les longues heures de lecture planquée sous la couette, ne me levant que pour boire et manger (et encore). Les deux tomes m'ont fait dix jours, fait rare ces dernières années, j'ai dévoré. C'est bien écrit, bien documenté, les personnages sont attachants, c'est un fait, et on regrette de ne pouvoir aller faire un tour dans le Londres de cette époque où l'auteur nous balade sans relâche.
Au début, j'étais un peu sceptique face aux intrusions de l'auteur qui nous dit volontiers de suivre tel personnage ou de ne pas nous laisser aller à imaginer ceci car "ça n'arrivera pas". Mais ces interventions ne sont pas si fréquentes et servent même la narration à plusieurs reprises. Le procédé est maîtrisé et utilisé avec parcimonie donc tout va bien.
Une amie m'avait dit "Ah oui, c'est l'histoire classique de la rédemption de la prostituée !" Peut-être, je n'en ai pas lu d'autres, donc je me garderais de me prononcer sur le sujet, mais je pense que quitte à en lire une, celle-ci vaut le détour.

Ensuite, c'est toujours un peu difficile de passer d'un bouquin emballant comme ça à un autre, et là, une amie m'en avait prêté un.
Le livre de Joe. Jonathan Tropper
C'est toujours le souci avec certains amis, ils ont adoré un livre alors ils vous le prêtent, sans se soucier de savoir si vous avez envie de le lire ou si vous avez déjà des tonnes de bouquins de rêve qui attendent sagement dans votre biblioque qu'une occasion se présente pour eux d'être enfin lus. Enfin bref, je suis terriblement curieuse, et ce livre-ci a fait l'objet de transition parfait : vite lu, pas trop dérangeant. Quoique. Ce bouquin regorge de cette tournure que je déteste : "je n'ai pas le temps, pensé-je" "Il va me tuer, supposé-je". Je n'ai aucune idée de la pertinence de cette conjugaison, mais elle me colle des boutons. Et là c'était véritablement trop, en moyenne trois utilisation par double-page, jusqu'à la dernière phrase !
Sinon l'histoire : un homme d'une trentaine d'années a écrit un best seller en prenant appui sur le village de sa jeunesse et ses habitants dont il fait des portraits corrosifs et largement caricaturaux. Le livre commence quand Joe, paumé dans son appartement de Manhattan cherche à rebondir après le succès de ce livre qui fut également adapté au cinéma. Son père est mourrant, il doit retourner sur les lieux de sa jeunesse qu'il a fuis depuis une dizaine d'années. Bien sûr, tout le monde lui fait payer sa "liberté narratrice", mais le temps a passé et les gens ont changé, Joe trouve là la source d'inspiration pour un deuxième livre. Bof. Mouai.
Parfait livre de transition, mais je ne le recommande pas.

Second livre de transition.
Oui, La rose pourpre m'a laissé cette empreinte telle qu'il me faut deux livres de transition.
L'homme qui voulait vivre sa vie.
Douglas Kennedy.
Acheté dans l'optique "quand je serai fatiguée et que je n'aurais pas envie de m'investir dans un livre fort". On va dire.
j'ai découvert D. Kennedy par La poursuite du bonheur, que j'avais bien aimé. Mais depuis, j'ai été déçue par tous ceux que j'ai lus : Une relation dangereuse (super prévisible), Les charmes discrets de la vie conjugale, Rien ne va plus... Bref, il me reste Cul-de-sac. On verra bien. Après je pense que je jetterai l'éponge.
L'histoire est celle d'un homme qui vit une vie malgré lui, il est avocat friqué à Wall Street, marié, deux enfants, et possède une jolie maison en banlieue. Son drame : il aurait voulu être photographe.
Je vous passe les péripéties, les exagérations à tous les étages et autres raccourcis. ça détend, ça se lit vite et puis c'est tout.

En ce moment je lis ça :
Eva Luna. Isabel Allende
C'est pas mal, j'adore la littérature sud-américaine, onirique à souhait, mais le problème c'est qu'il faut que je m'enchaîne à ce livre pour ne pas le lâcher au bout de trois pages. Les événements se poursuivent trop vite pour moi, les personnages se succèdent autour de l'héroïne Eva, on a du mal à la cerner, bref, je n'arrive pas à entrer dedans. C'est la seconde fois que je m'y efforce, et je n'aime pas lâcher un livre en cours de route, j'ai horreur de ça. J'ai peu de passer à côté de quelquechose de bien, et j'ai un sentiment de gâchis terrible. Enfin, on verra bien si je persiste ou non.

bref, au milieu de tout cela, et pour finir sur une notre positive, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur (Harper Lee) a été une parenthèse enchantée, douce et dépaysante. Pas de violence gratuite, une histoire simple servie par des personnages attachants et intéressants. Un livre prêté par la même amie que celle du Livre du Joe. Je continue à être curieuse.

6 commentaires:

  1. Thom, Michel FABER, tu sais, cet écrivain merveilleux et talentueux dont je suis folle ?
    May je suis enchantée que tu aies aimé la Rose Pourpre !!
    Sinon moi aussi je suis très déçue par Douglas Kennedy depuis "la Poursuite du bonheur"... et j'ai aussi tenté en vain de lire "Eva Luna" ainsi que quelques autres romans d'Allende (mais j'avais aimé "La maison aux esprits" et "d'amour et d'ombre") : que de points communs !

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  2. Non, thom, je ne peux pas croire que tu es las d'entendre parler de Faber, il est à peine sur quelques blog, tu exagères...


    Hello Gaëlle,
    comme je déteste qu'un livre me résiste, je me suis jetée dans Eva Luna, et je suis en passe de lui faire la peau !
    Manifestement, Isabel Allende a voulu prouver toute la puissance de son imaginaire en noyant le lecteur sous force détails.
    J'avais tant aimé le film de La maison aux esprits (je voue un culte à Meryl Streep) que je n'ai jamais été tentée de le lire.
    Mais j'avais adoré "Fille du destin". Peut-être tenterai-je D'amour et d'ombre, mais pour l'heure, je viens d'acheter Inconnu à cette adresse...
    à très bientôt !

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  3. Suite au post de Gaëlle, j'ai également acheté les deux tomes de Michel Faber que je lirais certainement bientôt car ton article me donne envie d'ouvrir ces livres !

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  4. May : T'es trop forte ! Je suis avec toi !
    Oui le film "la Maison aux esprits" était très bien aussi mais le livre est mieux :-))) Je n'ai pas lu Fille du destin : je crois que je le tenterai puisque tu l'as adoré.
    Inconnu à cette adresse, c'est très bien ! Très bonne soirée.

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  5. Hé bien ma foi, c'est fait. Eva Luna est terminé. Il n'aura pas résisté longtemps, le bougre !
    Merci pour tes encouragements, Gaëlle ;-)
    cela vaudrait donc le coup de lire un livre après avoir vu le film ? je suis sceptique... Me connaissant, je vais avoir l'impression de perdre mon temps ;-)))

    Florinette, je ne peux qu'abonder dans ton sens, jette-toi dans la rose pourpe, je connais un petit malin qui me disait avant-hier "ouai, c'est peu plat, il ne se passe pas grand-chose", et qui revenait hier tout chamboulé par une péripétie du livre... J'adore !

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